TV

Le retrait israélien du Liban n'a été obtenu que par la résistance (Naïm Qassem)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le secrétaire général du Hezbollah libanais, le cheikh Naïm Qassem. ©Al-Manar

À l’occasion de la commémoration de la Journée des Martyrs au Liban honorant le martyr Ahmed Qassir, le cheikh Naïm Qassem, secrétaire général du Hezbollah, a proclamé l’échec définitif de la diplomatie face au régime sioniste.

Dans une déclaration solennelle ce mardi 11 novembre, il a affirmé que le retrait israélien du territoire libanais n’avait pas été obtenu « par des négociations, mais uniquement par la résistance », consacrant ainsi la supériorité de l’option militaire face aux voies politiques dans l’affrontement avec l’ennemi israélien.

Naïm Qassem a détaillé la construction d’un dispositif de dissuasion opérationnel sur près d’un quart de siècle contre l’ennemi israélien, soulignant que de 2000 à 2023, une dissuasion efficace s’est constituée grâce à la Résistance, contrecarrant la réalisation du projet expansionniste du régime sioniste.

Dans ses remarques, il s’est appuyé sur des faits historiques, notamment la bataille d’Uli al-Baas où « avec leur légendaire ténacité, les combattants de la Résistance libanaise ont empêché 75 000 soldats sionistes de progresser ne serait-ce que de quelques mètres sur le territoire libanais ».

Il s’est ensuite penché sur les enjeux politiques internes, déclarant que le principal problème au Liban n’était pas l’armement de la Résistance libanaise, « mais la volonté des États-Unis et d’Israël de participer à l’avenir du pays ».

Il a dénoncé une tentative d’instrumentalisation de l’armée régulière libanaise comme contrepoids à la Résistance, voyant dans ce processus une ingérence inacceptable dans la souveraineté nationale.

Après avoir constaté qu’Israël n’avait pas atteint ses objectifs militaires, il a souligné : « Le gouvernement libanais a annoncé qu’il assumerait désormais la responsabilité de la dissuasion, et nous lui en avons ouvert la voie ; c’est d’ailleurs la responsabilité que la Résistance a assumée depuis quarante-deux ans. »

Naïm Qassem a invoqué l’autorité des instances internationales en citant le rapport de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), affirmant que selon le porte-parole de la force de maintien de la paix de l’ONU, Israël a violé le cessez-le-feu au Liban plus de sept mille fois, tandis que le Hezbollah n’a commis aucune violation.

Il a ensuite rendu un hommage appuyé à la République islamique d’Iran, exprimant sa gratitude pour le soutien persistant de Téhéran à la Résistance.

Ses salutations se sont adressées spécifiquement à la nation iranienne, au Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et au martyr Qassem Soleimani, figure qui incarne, selon lui, l’engagement indéfectible aux côtés des forces de la Résistance.

Dans son discours, le secrétaire général du Hezbollah a proclamé que « la Résistance libanaise ne se soumettrait jamais à l’ennemi » et a assuré que le Hezbollah et le peuple libanais étaient invincibles. « Qu’ils triomphent ou qu’ils tombent en martyr, les combattants du Hezbollah et le peuple libanais demeurent invincibles sur le champ de bataille », a-t-il affirmé.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV