Le premier jour de la nouvelle année 2025 a été marqué pour les Palestiniens dans la bande de Gaza par une attaque meurtrière du régime israélien, tuant et blessant des dizaines de déplacés.
Au moins 17 Palestiniens ont été tués et une vingtaine autres blessés lors des frappes aériennes sur le camp de réfugiés d’al-Bureij et la ville de Jabalia au centre et dans le nord de la bande de Gaza, a rapporté l’agence de presse officielle palestinienne WAFA.
L’armée israélienne n’a fait aucun commentaire sur ce crime odieux, mais son porte-parole en langue arabe a prétendu sur son compte X que l’armée avait averti les habitants d’« évacuer avant une frappe aérienne imminente ».
Selon WAFA, les chars israéliens ont également bombardé certaines parties de la ville de Gaza, déclenchant une nouvelle vague de déplacements.
Israël prétend déplacer de force des civils pour les mettre en sécurité lors de ses frappes contre les positions du Hamas. Cela dit, les faits sur le terrain sont bien loin de ce que le régime sioniste prétendait.
Les responsables palestiniens et des Nations unies ont à plusieurs reprises averti qu’il n’y avait aucun endroit sûr pour les réfugiés à Gaza, et que ces évacuations forcées ne faisaient qu’aggraver la catastrophe humaine dans la bande côtière.
Le régime israélien a rasé une grande partie du territoire assiégé autour des villes de Beit Hanoun, Jabalia et de Beit Lahiya dans le Nord, et a forcé les réfugiés à quitter ces régions.
Certains estiment qu’Israël a l’intention de conserver ces zones et de les transformer en zone tampon fermée une fois la guerre terminée.
Selon la Défense civile palestinienne, au cours des deux derniers jours, de fortes pluies ont inondé plus de 1 500 tentes abritant des personnes déplacées à travers Gaza, laissant les réfugiés exposés au froid et endommageant leurs biens.
Par ailleurs, les attaques israéliennes contre les derniers hôpitaux fonctionnels de Gaza ont poussé le système de santé du territoire assiégé « au bord de l’effondrement total », selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), qui a mis en garde mardi contre « l’effet catastrophique » de la détérioration du système de santé sur l’accès des Palestiniens aux soins de santé et aux soins médicaux.
Selon les dernières données du ministère de la Santé de Gaza, l’offensive sanglante du régime israélien a coûté la vie à 45 500 Palestiniens et en a blessé plus de 108 000.
La plupart des 2,3 millions d’habitants de Gaza ont été déplacés et une grande partie du territoire assiégé est en ruines.