La « Flottille mondiale Sumud » s’apprête à lever l’ancre ce jeudi depuis le port de Marmaris, sur la côte méditerranéenne turque, dans le cadre de la mission « Printemps 2026 » visant à briser le blocus israélien injuste et inhumain, imposé à la bande de Gaza. La mission mobilise 54 navires et plus de 500 militants et sympathisants de la Palestine venus de différents pays à travers le monde.
L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse tenue à Marmaris (province de Mugla) par plusieurs membres du conseil d’administration de la Flottille, dont Samira Akdeniz Ordu, Iman Makhloufi, Seif Abou Keshk, Ko Tinmoung et Natalia Maria. Les participants ont réaffirmé leur détermination à poursuivre les efforts internationaux pour briser le siège, malgré les menaces répétées du régime d’occupation.
« Israël ne respecte ni les droits de l’homme ni le droit international », a déploré Seif Abou Keshk, militant palestino-espagnol et membre de la mission. Il a précisé que les participants ont décidé de poursuivre la mission étant donné la situation en Palestine aggravée au cours de ces dernières années à la suite du déclenchement de la guerre israélienne. Il a par ailleurs précisé que sur les 54 navires partant de Marmaris vers Gaza, cinq appartiennent à la coalition de la « Flottille de la Liberté ».
Le militant palestino-espagnol a tiré la sonnette d’alarme sur le fait qu’Israël impose un « génocide lent » aux Palestiniens de Gaza en faisant recours à une politique de famine délibérée. Il a en outre averti du « processus colonial visant à déplacer le peuple palestinien en Cisjordanie ».
Le 29 avril, l’armée du régime sioniste a mené une attaque contre la Flottille dans les eaux internationales au large de la Crète. Les forces israéliennes ont saisi 21 embarcations et arrêté environ 175 militants, tandis que le reste de la flotte a poursuivi sa route vers les eaux territoriales grecques.
L’initiative Flottille mondiale Sumud s’inscrit dans le cadre d’une série d’efforts internationaux visant à rompre le blocus israélien imposé à Gaza depuis 2007, en violation flagrante de toutes les conventions, règles et lois humanitaires et internationales.
La crise humanitaire dans la bande assiégée a atteint des niveaux catastrophiques depuis le déclenchement de la guerre en octobre 2023, aggravée par des destructions massives d’habitations et le déplacement de près de 1 500 000 Palestiniens à l’intérieur des territoires occupés.