L’armée israélienne a progressé davantage dans le sud de la Syrie après que ses troupes terrestres se sont enfoncées plus profondément sur les hauteurs du Golan syrien, étendant ainsi leur occupation.
Selon les sources locales, des soldats israéliens sont entrés, ce jeudi 12 décembre, dans la ville d’al-Hurriya, dans la province de Quneitra dans le cadre de l’assaut sans précédent du régime contre la Syrie après l’éviction du président Bachar al-Assad.
Toujours selon les mêmes sources, les forces israéliennes ont également procédé à une évacuation forcée des habitants du village de Rasem al-Ruwadi dans la région.
En outre, les troupes israéliennes ont fait irruption dans la soirée de mercredi sur les villes de Ruwaihinah et Umm Batna, dans la campagne centrale de Quneitra.
Les habitants de ses villes ont déclaré que les forces du régime d’occupation leur ont ordonné d’évacuer leurs maisons pour les annexer à la zone tampon. L’incursion a impliqué des chars et des unités d’infanterie, au cours desquelles de nombreuses maisons ont été fouillées.
Néanmoins, les notables communautaires et les habitants de Quneitra ont refusé d’évacuer leurs villages. Ils ont décidé collectivement de rester chez eux face aux avancées israéliennes.
Ceci intervient après que le ministre israélien des Affaires militaires, Israël Katz, a prétendu que le régime prévoyait une « zone de défense stérile » dans le sud de la Syrie, en violation de l’accord de désengagement de 1974 entre les deux parties.
Depuis la chute du gouvernement de Bachar al-Assad, le régime israélien a mené près de 500 frappes aériennes sur la Syrie, visant des infrastructures civiles et militaires essentielles du pays. Le régime a également déployé ses troupes sur plusieurs endroits de la zone tampon, en violation de l’accord de désengagement de 1974 avec la Syrie. Le régime dément toutefois des informations sur une avancée vers Damas et prétend que ses troupes sont stationnées dans la zone tampon.
Plusieurs pays de la région ont une fois de plus dénoncé l’incursion d’Israël sur le territoire syrien, réaffirmant leur engagement à protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce pays.
Entre-temps, une source des Nations unies a confirmé jeudi que les troupes israéliennes mettaient des entraves au travail des soldats de la paix de cette organisation mondiale sur les hauteurs du Golan occupé.
Elle a expliqué que l’armée israélienne a déployé ses troupes dans la région, restreignant considérablement les mouvements des soldats de la paix et entravant leurs tâches opérationnelles.
Après la chute du gouvernement de Bachar al-Assad ce week-end, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a unilatéralement annoncé l’annulation de l’accord de désengagement de 1974 avec la Syrie.
Il a ordonné le déploiement de forces israéliennes dans la zone tampon du Golan, qui sépare la partie occupée du reste du territoire syrien.
Netanyahu a également déclaré que les hauteurs du Golan, une zone occupée par Israël lors de la guerre de 1967 avec la Syrie, feraient « à jamais partie d’Israël », remerciant une fois de plus le président élu américain Donald Trump pour avoir soutenu l’occupation du régime en 2019.
Ces derniers jours, l’armée de l’air israélienne a lancé des centaines de frappes aériennes sur la Syrie, ciblant des dépôts présumés d’armes chimiques, des systèmes de défense aérienne, des installations de stockage de munitions et des navires de guerre syriens.