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L'Assemblée générale de l’ONU exige à une écrasante majorité un cessez-le-feu immédiat à Gaza

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
De la fumée émane d'un bâtiment touché par une frappe israélienne à Nuseirat dans le centre de la bande de Gaza, le 20 juillet 2024. ©AFP

L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une majorité écrasante une résolution appelant à la fin, tant attendue, de la guerre de génocide menée par le régime israélien dans la bande de Gaza depuis octobre 2023.

Cette résolution a été adoptée mercredi par 158 voix pour. Israël, Les États-Unis et sept autres pays ont voté contre, tandis que 13 autres se sont abstenus.

La résolution appelle à « un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et permanent » à Gaza, où la guerre, lancée à la suite d'une opération de représailles menée par les groupes de résistance de la bande côtière, a jusqu'à présent coûté la vie à quelque 44 805 Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants.

L'ambassadeur adjoint américain Robert Wood a déclaré qu'il serait « honteux et erroné » d'adopter ce texte. Le principal allié du régime sioniste à savoir les États-Unis qui a toujours utilisé son droit de veto pour empêcher la ratification de résolutions similaires au Conseil de sécurité de l’ONU, a prétendu qu’une éventuelle cessation de la guerre priverait les groupes de résistance palestiniens de toute motivation pour libérer les captifs qu’ils ont détenus lors de l’opération de la Tempête d’al-Aqsa.

Les groupes de résistance palestiniens ont toutefois réagi positivement à un cessez-le-feu temporaire l'année dernière, libérant jusqu'à 105 captifs, comme ils l’ont promis. Ils se sont engagés à libérer davantage de captifs si le régime sioniste cessait à nouveau l'agression, et à les libérer tous en cas de fin totale de la guerre.

Des dizaines de représentants des États membres de l'ONU se sont adressés à l'Assemblée générale avant le vote pour s’exprimer leur soutien aux Palestiniens.

« Gaza n'existe plus. Elle est détruite », a regretté Samuel Zbogar, envoyé spécial de la Slovénie auprès de l'ONU. « L'histoire est la critique la plus sévère de l'inaction. »

A lire: Washington oppose son veto à un autre projet de résolution du Conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu à Gaza

« Le prix du silence et de l'échec face à la tragédie palestinienne est un prix très lourd, et il sera encore plus lourd demain », a soutenu l'ambassadeur adjoint de l'Algérie à l'ONU, Nacim Gaouaoui.

Avant le vote, l'envoyé israélien auprès de l'ONU, Danny Danon a prétendu: « Les résolutions présentées aujourd'hui à l'Assemblée dépassent toute logique. Le vote d'aujourd'hui n'est pas un vote de compassion. C'est un vote de complicité. »

Une deuxième résolution appelant le régime sioniste à respecter le mandat de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, l'UNRWA, a été adoptée par 159 voix pour. Le régime israélien, les États-Unis et sept autres pays ont voté contre, tandis que 11 autres se sont abstenus.

La résolution a exigé que le régime sioniste « permette à l’agence de poursuivre ses opérations sans entrave ni restriction ».

Début novembre, le régime sioniste a interdit les opérations de l'UNRWA dans les territoires occupés palestiniens, mettant fin aux pratiques humanitaires cruciales de l'organisme menées depuis des décennies et mettant ainsi en danger la vie de millions de personnes.

Israël a prétendu que le personnel de l'UNRWA avait participé à l'opération de la Résistance palestinienne qui a été suivie par la guerre israélienne.

Les Nations Unies ont déclaré le mois dernier que 333 travailleurs humanitaires avaient été tués depuis le début de la guerre en octobre de l'année dernière, dont 243 employés de l'UNRWA.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV