Le régime israélien a mené une attaque sanglante contre une école de l’UNRWA dans le camp de réfugiés de Nuseirat au centre de la bande de Gaza.
Des avions de guerre israéliens ont bombardé, dimanche 14 juillet, l’école Abu Oreiban, affiliée à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Moyen-Orient (UNRWA).
Des milliers de déplacés palestiniens s’abritaient dans l’école. Selon le bilan provisoire des sources hospitalières, 15 personnes ont été tuées et plus de 70 autres blessées.
Lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision Al-Jazeera, Adnan Abou Hasna, conseiller de presse de l’UNRWA a indiqué : « Nous envoyons constamment les coordonnées de nos écoles à l’armée israélienne, cette attaque porte un message clair : il n’existe aucun endroit sûr à Gaza ».
Il a souligné que les frappes incessantes de l’armée israélienne ont obligé plus de 1,8 million de Palestiniens à s’enfuir vers des zones du Sud, qui sont déjà densément peuplées.
Samedi, l’armée israélienne a également pris pour cible le camp de réfugiés d’al-Mawasi à Khan Younès, dans le sud de l’enclave assiégé, faisant des centaines de morts et de blessés.
Auparavant, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric, avait déploré qu’« il n’y a aucun endroit sûr pour les civils à Gaza », avant d’appeler à plus d’efforts pour protéger les civils. Il a également souligné la nécessité immédiate de la fin du conflit pour que le cycle d’atrocités et de violences contre les Gazaouis soit arrêté et que l’aide humanitaire s’achemine vers l’enclave assiégée.
Selon un dernier bilan du ministère de la Santé de Gaza, l’armée israélienne a tué jusqu’à présent plus de 38 000 Palestiniens et en a blessé plus de 88 000 autres. La majorité des victimes sont des femmes et des enfants.