Les Français sont appelés ce dimanche 7 juillet aux urnes pour des élections législatives historiques dont l'issue, incertaine, changera durablement le paysage politique de ce pays d’Europe.
Après les Français de l'étranger et de l'Outre-mer, les électeurs métropolitains sont appelés aux urnes, ce dimanche 7 juillet 2024, pour le second tour des élections législatives anticipées, dont le résultat final aura un impact inaliénable sur l’avenir politique de l’Hexagone. La composition de la future Assemblée nationale et la constitution d'un nouveau gouvernement s'annoncent ainsi incertaines.
1 094 candidats sont en lice pour le second tour des élections législatives en France, dans 501 des 577 circonscriptions, après 76 élections au premier tour.
Après le succès sans précédent du parti « Rassemblement National (RN) » au premier tour des élections législatives, 224 désistements, dont 134 provenant de la gauche et 82 du camp présidentiel et du centre, visent à bloquer l'extrême droite au second tour des élections.
Jamais le « Rassemblement national » n'a été aussi proche du pouvoir. La participation pourrait à nouveau être historique ce dimanche. Il y a une semaine, elle avait atteint 66,7 % des électeurs, bien au-delà des 47,5 % de 2022. Il s’agit de la plus importante mobilisation pour des Législatives depuis 1997.
Suite à la dissolution de l'Assemblée nationale par le président français, Emmanuel Macron, le 9 juin, des élections législatives anticipées ont été annoncées pour le 30 juin et le 7 juillet 2024. A l’issue du premier tour qui a fortement mobilisé, le « RN » arrive en tête avec 33,15% des suffrages devant le «Nouveau Front Populaire» (27,99%) et la majorité présidentielle «Ensemble !» (20,04%).
« Contrairement à la petite musique qui s'installe, ce n'est pas du tout garanti », a déclaré vendredi l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, ex-tête de liste des socialistes aux Européennes sur les élections de ce dimanche.
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Le Premier ministre français, Gabriel Attal, qui est également chef de la campagne du camp présidentiel, a prévenu: « Aujourd'hui le péril, c'est une majorité dominée par l'extrême droite et ce serait un projet catastrophique ».
30 000 policiers sont mobilisés ce dimanche soir. La fin de la campagne, dans un climat de grande tension, a été marquée par des agressions et violences envers des candidats ou militants. Face à d’éventuels débordements dimanche soir, 30 000 policiers sont mobilisés dont 5 000 à Paris.