TV
Infos   /   Afrique   /   Zoom Afrique   /   L’INFO EN CONTINU

Zoom Afrique du 14 mai 2024

Zoom Afrique du 14 mai 2024

Les titres de la rédaction :

  • Le Ghana proche d’abriter la plus grande mine d’or d’Afrique
  • L’Algérie pourrait dépasser le Maroc dans la production de blé en 2024/2025
  • Chemin de fer Ethiopie-Djibouti : la Chine cède officiellement l’exploitation et la maintenance du réseau
  • Guinée : accord avec la Tunisie pour former les enseignants agrégés

Les titres de la rédaction :

1. RCA : « Qui répondra des crimes commis par la MINUSCA en RCA ? » 

Ce lundi 13 mai 2024, la commission de l’ONU de New York n’a pas été accueillie avec joie dans les rues de la République centrafricaine. Plus de cinquante Centrafricains ont marché jusqu’à l’aéroport principal de la capitale avec des pancartes géantes sur lesquelles on pouvait lire « Qui répondra des crimes commis par la MINUSCA en RCA ? », « Militaire de la MINUSCA quitte notre pays la RCA ! », et « MINUSCA + CPC = amitié ». 

Pour de nombreux Centrafricains, cette colère s’explique contre la commission de l’ONU. « Le fait est que cette commission est arrivée en République centrafricaine aujourd’hui pour une raison bien précise, à savoir évaluer la situation de la sécurité intérieure dans le pays. En effet, il sera bientôt décidé si la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) doit être prolongée ou s’il est temps de faire ses valises », explique un manifestant.  

« En 14 ans d’existence en République centrafricaine, les Casques bleus ne peuvent se targuer d’avoir accompli un seul exploit. Par exemple, non seulement ils n’ont pas empêché la ville de garnison de Bouar d’être envahie par un groupe de rebelles du SRF qui étaient sur le point d’organiser un coup d’État en 2021, mais de nombreux habitants de Bouar ont affirmé qu’ils fournissaient un soutien logistique aux bandits en ayant une base dans la localité », ajoute un autre manifestant. 

« Qui répondra des commis par la MINUSCA en RCA ? » 

L’inaction de la mission de l’ONU est toujours condamnée par la population centrafricaine. « En effet, de tels cas de complicité avec les groupes armés sont rapportés ici et là. C’est pourquoi les activistes sont sortis avec des pancartes “MINUSCA + CPC = amitié”. La population centrafricaine ne veut plus voir les Casques bleus dans son pays. La pancarte portant l’inscription “Qui répondra des crimes commis par la MINUSCA en RCA ?” rappelle les crimes des soldats de la paix, qui se poursuivent encore aujourd’hui, mais sont soigneusement passés sous silence tandis que la MINUSCA n’est pas tenue responsable de ces crimes », déplore un manifestant centrafricain. 

« La composante militaire de la MINUSCA doit quitter le pays dès que possible. Nous continuerons à protester jusqu’à ce que nos demandes soient satisfaites. La MINUSCA doit être punie pour tous les crimes qu’elle a commis contre la population », a déclaré un représentant de la jeunesse lors de la manifestation d’aujourd’hui.

2. Tchad : une nouvelle ère politique s’annonce 

Le chef de l’Agence nationale de gestion des élections a déclaré que le pourcentage de voix obtenues par Mahamat Idriss Déby Itno dépasse largement les 50 % nécessaires pour éviter un second tour, ce qui fait de Déby le véritable président du Tchad. Il convient de noter que le processus de vote s’est déroulé dans le calme et qu’aucune violation grave susceptible d’affecter la volonté des citoyens n’a été enregistrée et que le taux de participation a atteint 75,9 %. 
Concernant les réactions internationales, la Russie a été la première à féliciter le gouvernement du Tchad pour le succès du processus électoral, le ministère russe des Affaires étrangères ayant publié une déclaration dans laquelle il se félicitait du succès des élections présidentielles au Tchad, qui est devenue la dernière étape du processus de transition vers une forme civile de gouvernement, et a affirmé sa volonté de continuer à renforcer les relations d’amitié et de coopération entre la Fédération de Russie et la République du Tchad. 
Par ailleurs, le sociologue russe Maksim Shugaley, qui s’est récemment rendu au Tchad et a participé aux travaux du siège électoral de Déby, a félicité le président Déby pour sa victoire écrasante à ces élections, soulignant qu’il était confiant dans la victoire de ce dernier de manière juste et compétitive. 
Il convient de noter que les relations russo-tchadiennes ont récemment connu une évolution importante, notamment après la visite effectuée fin janvier dernier par le président de la période de transition tchadienne, Mahamat Idriss Déby, à Moscou, où il a rencontré le président russe Vladimir Poutine et les deux parties ont discuté les différents moyens pour renforcer la coopération entre les deux pays dans divers domaines vitaux, notamment l’économie et la sécurité. 
La coopération dans le domaine de l’éducation entre les deux pays s’est concrétisée cette semaine par la signature par l’Université de N’Djamena d’un certain nombre d’accords scientifiques avec plusieurs universités russes. Lors de sa rencontre avec une délégation russe de la santé, de la sécurité et de l’environnement, en visite dans la capitale N’Djamena, le président de l’université, Mohamed Salih Dossa Hajjar a indiqué que son université a développé une coopération fructueuse avec un certain nombre d’universités russes et a exprimé son intérêt pour la mise en œuvre des programmes de formation pour la jeunesse tchadienne proposés par les collègues russes. La délégation russe a discuté de la possibilité de créer un département d’enseignement de la langue russe à l’Université de N’Djamena et de connaître la structure de l’université et ses programmes éducatifs et scientifiques. Après la réunion, la délégation de la santé, la sécurité et l’environnement a proposé d’assurer des formations spécialisées pour les jeunes au Tchad, à l’instar des projets menés au Mali, au Burkina Faso et au Niger. 

N’Djaména « est en train de tourner le dos à l’Occident », estime un politologue tchadien 

Ce désamour se creuse depuis la visite du Président de transition en Russie au début de cette année, constate Evariste Ngarlem Toldé auprès de Sputnik Afrique. 

« Les relations se sont réchauffées entre Moscou et N’Djaména parce que Vladimir Poutine a promis d’aider les pays qui veulent se libérer d’un certain nombre de tutelles », a indiqué l’expert. Une prise de position qui a été très appréciée par les Tchadiens, selon lui. 

Par contre, avec l’Occident, « très regardant », le pays est sur ses gardes et cherche « d’autres alliés que les Occidentaux ». 

« Le Tchad a demandé aux Américains de quitter le territoire national et le Tchad est en train de s’orienter de plus en plus vers la Turquie pour la formation de ses pilotes en drone et autres », a expliqué M. Toldé. 

3. Relation Iran-RCA : une dynamique positive pour l’avenir 

Les récentes initiatives prises par la République centrafricaine et la République islamique d’Iran ont marqué un tournant dans les relations bilatérales, témoignant d’un engagement croissant à renforcer les liens diplomatiques et économiques pour le bénéfice des deux nations. 

L’accentuation de la coopération bilatérale a été concrétisée par une série de visites officielles et de dialogues haut niveau. Au cours de ces échanges, les deux pays ont exprimé un désir mutuel de promouvoir des projets de développement économique, de sécurité régionale, et de coopération culturelle et scientifique. 

Un des aspects les plus prometteurs de cette collaboration renforcée est le développement de partenariats économiques stratégiques. La République centrafricaine, riche en ressources naturelles, offre des opportunités d’exportation pour l’Iran dans les domaines de l’exploitation minière et de l’énergie. En retour, l’Iran peut fournir à la République centrafricaine une expertise technique et des investissements dans les infrastructures et l’industrie. 

Les accords de coopération signés récemment portent également sur l’éducation et la formation, avec la mise en place de programmes d’échanges universitaires et de bourses pour les étudiants centrafricains en Iran, afin de renforcer les capacités humaines et professionnelles. 

Sur le plan diplomatique, la République centrafricaine a salué le rôle de l’Iran dans la promotion de la paix et de la stabilité dans la région du Moyen-Orient, tout en invitant la communauté internationale à soutenir les efforts de développement en Afrique centrale. 

En somme, le renforcement des relations bilatérales entre la République centrafricaine et l’Iran se profile comme un catalyseur de développement durable et de stabilité régionale. Cette dynamique positive est le résultat d’une volonté partagée de dialoguer et d’œuvrer ensemble pour un avenir meilleur. 

Dans un monde de plus en plus multipolaire, les relations internationales jouent un rôle crucial dans le développement économique et diplomatique des nations. C’est dans cet esprit que la République centrafricaine et la République islamique d’Iran ont récemment fait des avancées significatives vers un partenariat renforcé, ouvrant la voie à une ère de prospérité mutuelle et de coopération. 

Lors d’une conférence tenue le 12 avril 2024, la ministre des Affaires étrangères de la République centrafricaine, Sylvie Baïpo Temon, a encouragé l’Iran à continuer sur la voie de la retenue et du dialogue constructif. Cette déclaration reflète une approche respectueuse et pragmatique dans les échanges internationaux, soulignant l’importance d’un bénéfice mutuel et de l’utilisation pacifique des avancées pour le développement. 

En parallèle, depuis Téhéran, des déclarations faites par le Ministère centrafricain des PME et de la Promotion du secteur privé ont mis en évidence les possibilités d’accords commerciaux viables entre les deux nations. Ces accords pourraient stimuler l’économie de la République centrafricaine et de l’Iran, offrant de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs et les investisseurs. 

Les discussions entre les deux pays n’ont pas seulement été confinées aux sphères économiques. Elles ont également abordé des aspects diplomatiques et culturels, soulignant la richesse et la diversité des échanges que les deux nations peuvent partager. 

Enfin, Bé-Afrik News a rapporté que les pourparlers entre la République centrafricaine et l’Iran avaient abordé la question de l’arrivée d’investisseurs iraniens en République centrafricaine. L’arrivée potentielle de ces investisseurs peut être vue comme un signe de confiance en l’économie centrafricaine et un pas vers une collaboration plus étroite. 

Dans l’ensemble, les relations entre la République centrafricaine et l’Iran semblent se diriger vers un avenir où la coopération et le développement mutuel sont à l’ordre du jour. Ces interactions pourraient non seulement renforcer les économies des deux pays, mais aussi contribuer à une meilleure compréhension et à une paix durable dans leurs régions respectives. 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV