TV

Le Hamas met en garde contre une invasion terrestre de Rafah

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des gens transportent de l'eau dans un camp de tentes de fortune pour les Palestiniens déplacés à Rafah, le 24 janvier 2024. ©AFP

Le mouvement de résistance palestinien, Hamas, a averti que toute invasion terrestre israélienne de la ville frontalière de Rafah qui abrite des centaines de milliers de civils palestiniens déplacés, ferait exploser les négociations d’échange des prisonniers.

La chaîne de télévision Al-Aqsa a émis, dimanche 11 février, cet avertissement en citant les propos d’un haut dirigeant du Hamas.

Le Hamas a également déclaré qu’il tiendrait l’administration américaine, la communauté internationale et Israël pour responsables si les Israéliens envahissaient la ville frontalière de Rafah située au sud de la bande de Gaza. 

Au cours d’une trêve d’une semaine fin novembre, le Hamas a libéré plus de 100 prisonniers israéliens et étrangers en échange de la libération par Israël d’environ 240 prisonniers palestiniens.

En réponse à une récente proposition de trêve, le mouvement de résistance palestinien a exigé un accord en trois phases, de 45 jours chacune, pour garantir un échange de prisonniers, une aide humanitaire et la reconstruction de la bande de Gaza.

Selon cette proposition, le Hamas a également suggéré des pourparlers indirects avec le régime israélien dans un premier temps pour mettre fin à l’agression militaire. Le cadre de la proposition a été convenu par les négociateurs à Paris à la fin du mois dernier.

Le Hamas a averti que l’offensive terrestre prévue par Israël à Rafah pourrait faire des dizaines de milliers de victimes.

Les frappes aériennes sur la ville ces derniers jours ont tué des dizaines de Palestiniens, dont des femmes et des enfants.

La ville de Rafah se trouve à la frontière avec l’Égypte et accueille quelque 1,4 million de Palestiniens déplacés qui ont été contraints de quitter leurs foyers en raison des violents bombardements israéliens dans d’autres parties de Gaza.

Plusieurs dirigeants mondiaux ont averti que l’offensive israélienne prévue provoquerait une catastrophe humanitaire dans la mesure où les Palestiniens n’ont nulle part où aller.

« Une offensive israélienne sur Rafah conduirait à une catastrophe humaine indescriptible et à de graves tensions avec l’Égypte », a écrit le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, sur X.

La directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, a déclaré que les civils de Rafah doivent être protégés, car ils n’ont nulle part où aller.

« Rafah est l’un des endroits les plus densément peuplés au monde, regorgeant d’enfants et de familles dont certains ont été déjà déplacés à plusieurs reprises par la guerre à Gaza », a-t-elle déclaré dans un message sur X.

Le Qatar, l’Arabie Saoudite et d’autres pays ont mis en garde contre de graves répercussions si Israël pénétrait à Rafah.

L’Égypte menace de suspendre un traité de paix clé avec Israël               

L’Égypte menace de suspendre son « traité de paix » avec Israël si des troupes israéliennes sont envoyées dans la ville frontalière densément peuplée de Rafah, à Gaza. Au moins deux responsables égyptiens et un diplomate occidental l’ont déclaré dimanche. Les trois responsables ont confirmé les menaces égyptiennes.

Israël et l’Égypte ont mené cinq guerres avant de signer les accords de Camp David, un traité négocié par le président américain de l’époque, Jimmy Carter, à la fin des années 1970.

Les responsables égyptiens craignent qu’en cas de violation de la frontière, l’armée du pays ne soit pas en mesure d’arrêter un flot de personnes fuyant vers la péninsule du Sinaï.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV