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Zoom Afrique du 26 juillet 2023

Zoom Afrique du 26 juillet 2023

Les titres de la rédaction :

  • Le Zimbabwe est le 1er pays africain à avoir atteint l’autosuffisance en blé
  • Le Ghana veut polliniser manuellement 43 000 hectares de cacaoyer dans la région occidentale d’ici la fin 2023
  • Kenya : pourparlers en cours avec la Chine pour financer le projet d’autoroute Nairobi-Mau
  • Nigéria : la NNPC signale une croissance de ses profits de 183 % entre 2018 et 2021

Les analyses de la rédaction :

1. BRICS : l'Afrique ; un marché énorme

L’Afrique a son mot à dire sur la scène internationale et peut entretenir des relations avec qui bon lui semble loin de toute pression occidentale. Le continent a pour exemple les pays des BRICS, affirme à Sputnik le chercheur sud-africain Mikatekiso Kubayi. 

Les relations entre les membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) donnent aux pays de l’Afrique la confiance qu’il est possible d’être partenaires sans restriction et menace, a déclaré ce 25 juillet à Sputnik Mikatekiso Kubayi, chercheur à l’Institut pour le dialogue mondial et membre de l’Institut pour la pensée et le dialogue panafricains (Afrique du Sud), lors de la conférence russo-africaine du Club de discussion Valdai. 

«Les BRICS permettent au Sud global et à l’Afrique de voir que les choses peuvent être différentes, que les gens peuvent commercer librement sans aucune des restrictions que nous avons connues auparavant. C’est ce que les BRICS offrent au monde: une occasion de faire quelque chose de différent, de commercer sans être sous la menace d’une arme et sans condition préalable», a-t-il dit. 

Selon le chercheur sud-africain, les BRICS donnent à l’Afrique l’occasion de renforcer ses relations avec les autres, d’attirer les investissements, de stimuler son économie et d’attirer les technologies. 

Un rôle important dans le monde multipolaire 

Kubayi pense que l’Afrique revendique un rôle important dans les relations mondiales, qui doivent évoluer de manière plus équitable. «Les BRICS servent d’outil pour atteindre cet objectif», a-t-il expliqué, notant qu’en retour, l’Afrique offre aux BRICS et à la Russie un énorme marché et la possibilité de travailler ensemble sur des innovations prometteuses. 

Le deuxième sommet, également forum économique et humanitaire Russie-Afrique se tiendra les 27 et 28 juillet à Saint-Pétersbourg. La première édition de cet événement s’est tenue du 22 au 24 octobre 2019 à Sotchi, également en Russie, sous le slogan «Pour la paix, la sécurité et le développement». 

Plusieurs pays souhaitent rejoindre le bloc économique, notamment l’Argentine, l’Iran et, selon le ministère chinois des Affaires étrangères, l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Indonésie et la Turquie. 

2. Chefs d’Etat africains: qui ira à Saint-Pétersbourg et qui ira à Kinshasa?

Comme il sait si bien le faire, le hasard du calendrier a l’art de mettre les hommes dans l’embarras. Il en est ainsi du rendez-vous au sommet, 2e du genre, entre la Russie et l’Afrique qui se tient à Saint-Pétersbourg les 27 et 28 juillet et les IXe jeux de la Francophonie qu’abritera Kinshasa, du 28 juillet au 6 août. Si bien des dirigeants africains, qui vont se rendre en Russie, soit à cause du sentiment anti-occident qui ne cesse de monter de jour en jour ou pour des raisons de géopolitique, rallieront sans autre forme de procès la belle ville du nord-ouest de la Russie, d’autres ont coché en bonne place sur leurs tablettes, les Jeux de la Francophonie en République démocratique du Congo. 

D’ailleurs, le président congolais lui-même ne répondra pas à l’appel du Kremlin, non pas parce que, assurent ses proches, il est guidé par un esprit de boycott, mais pour des raisons « objectives » et « indépendantes de sa volonté ». « Les Américains et les Britanniques ont peut-être fait passer le message pour dire que ce n’était pas une bonne idée -d’aller à Saint-Pétersbourg- mais ça n’a pas vraiment joué», a dû avouer un autre proche du chef de l’Etat de la RD Congo. 

Pourtant, comme les dirigeants de certains pays du Sahel, notamment ceux pris entre les serres du terrorisme en friction avec la Communauté occidentale, le 2e sommet et le Forum économique et humanitaire «Russie-Afrique» qui aura officiellement pour plat de résistance «la paix, la sécurité et le développement», semblent bien accrocheur pour la RD Congo. Car ce pays, dont l’Est, notamment une partie de la province du Nord-Kivu est assiégée depuis plus d’une année, par les rebelles du M23 soutenu par le Rwanda, a bien besoin de soutien pour le retour de la paix. 

N’est-ce pas cette présence du M23 dans le Nord-Kivu où, la RD Congo et même des experts de l’ONU accusent le Rwanda d’être le soutien, qui sème larmes et désolation et qui empêche la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, la Rwandaise, Louise Mushikiwabo d’assister au lancement des Jeux qui défendent les couleurs et valeurs de son institution ? Interrogation à ne pas écarter, même si l’OIF affirme que sa patronne attendait une invitation que devrait lui apporter, le chef de la diplomatie congolaise, mais qui n’est jamais venue. Mais la SG de l’OIF avait-elle besoin d’être conviée à «ses» propres jeux ? En attendant que les experts fassent leur travail, on peut, sans risque de se tromper, dire que la nationalité rwandaise de Louise Mushikiwabo a joué dans la balance. 

En tout cas, la guerre d’influence fait rage et a dû faire son effet sur la participation de chefs d’Etat africains qui continuent d’être infantilisés, par certains États occidentaux qui leur dénient la claire conscience de choisir leurs partenaires. Actuellement, est-ce possible que la Russie ou l’Ukraine, ou la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, influencent un dirigeant africain dans la quête d’un partenariat nouveau ou de consolidation d’une ancienne relation ? Si des chefs d’État ne peuvent décider de ce qui est bon pour leur peuple et être prêts à en assumer les conséquences au cas où, ce serait le comble ! 

Aller à Saint-Pétersbourg ou aller à Kinshasa ? Voici la question! 

3. Mali: l’ONU et de ses ONG plus désespérées que jamais

Au Mali, l’ONU continue de publier des rapports fallacieux dans le but de discréditer les FAMAs. Voici ce que l’organisation écrit :  

“Les forces armées maliennes et des combattants étrangers, apparemment membres du groupe paramilitaire Wagner, lié à la Russie, ont exécuté sommairement et fait disparaître de force plusieurs dizaines de civils dans le centre du Mali depuis décembre 2022, a déclaré lundi l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW).” 

Selon ce rapport, entre le 1er mars et le 30 mai, Human Rights Watch aurait seulement mené des entretiens téléphoniques avec 40 personnes qui ont eu connaissance des incidents survenus dans le centre du Mali. Il s'agissait de 20 témoins d'abus, trois membres de familles de victimes, deux leaders communautaires, cinq activistes, huit représentants d'organisations internationales et deux analystes politiques spécialistes du Sahel. Les rapports se fondent donc sur de simples entretiens téléphoniques et non sur le terrain. De plus, depuis plusieurs années maintenant, les ONG interrogent toujours des personnes dans les localités où la présence de terroriste au sein de la population est une certitude. Ce qui nous laisse à penser si les prétendus entretiens téléphoniques ne se sont pas faits avec 40 terroristes. 

Le gouvernement a réagi sur les conclusions des enquêtes de l’ONG Human Rights Watch relatives à des allégations de violations des droits de l’Homme durant la période comprise entre décembre 2022 et mars dernier. 

En effet, par lettre en date du 26 juin 2023 transmise par l’ambassade du Mali à Washington, la directrice adjointe de la division Afrique de l’Organisation non gouvernementale internationale a saisi les ministères en charge de la Défense et de la Justice. 

Ce, afin de requérir leurs observations sur les allégations de violations des droits de l’Homme qu’elle a rappelés à l’issue des enquêtes averties pendant la période sus-évoquée et qui «impliqueraient les Forces armées maliennes (FAMa) et des soldats étrangers qui leur sont associés». Des allégations « tendancieuses » que le gouvernement a énergiquement réfutées. D’abord, il regrette, une nouvelle fois, l’approche biaisée dans la collecte d’éléments mais aussi la légèreté dans le recouvrement des faits allégués et le déséquilibre dans les conclusions qui en coûteront. 

Les autorités ont par ailleurs rappelé que, malgré l’environnement particulièrement difficile dans lequel elles évoluent, les FAMa s’emploient, en toutes circonstances, à accomplir leur devoir régalien de sécurisation du territoire et de protection des populations et des biens. 

La mission de protection des populations maliennes, objet d’allégations tendancieuses, entretenues pour un dessein inavoué, concerne tous les citoyens, sans aucune exclusive, ont-elles précisées. Avant de réfuter énergiquement les allégations tendant à faire croire que les opérations de lutte contre le terrorisme donnent lieu à un ciblage ethnique. Mais aussi que ces opérations impacteraient, de manière indiscriminée, des populations civiles, particulièrement dans leur frange vulnérable. 

Le gouvernement s’insurge particulièrement contre les graves accusations de « représailles contre les villageois » et de « punition collective » à leur rencontre et déplore la légèreté avec laquelle de telles allégations sont faites. Il observe en outre la persistance voire la recrudescence de ces allégations au moment où des avancées notables se sont réalisées tant dans le domaine sécuritaire que dans le cadre du processus politique de la Transition. 

Le gouvernement a par ailleurs invité l’ONG « Human Rights Watch » à inscrire son œuvre de veille et de monitoring de la situation des droits de l’Homme dans une démarche impartiale, non biaisée, équilibrée et objective. Cela est d’autant plus important «qu’il serait utile, pour les défenseurs des droits de l’Homme, de s’interroger sur l’impact sur les populations civiles, sur le vivre ensemble et sur la cohésion nationale d’accusations non fondées dont la seule évocation sape les efforts de stabilisation du territoire», at-il indiqué. 

Fidèle à ses traditions ancestrales humanistes et soucieux du respect de ses engagements internationaux, le gouvernement rappelle avoir toujours œuvré pour la promotion et la protection des droits de l’Homme. Enfin, il dit être ouvert à la poursuite du dialogue avec l’ensemble des partenaires qui œuvrent de bonne foi pour la défense et la promotion des droits de l’Homme. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV