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E-press du 26 avril 2023

E-press du 26 avril 2023

1- Lavrov : l’UE devient une structure militarisée et agressive

En conférence de presse après une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le chef de la diplomatie russe a accusé l’Union européenne de se transformer en une sorte d'alliance militaire. Créée autrefois pour garantir la paix en Europe, l'Union européenne est aujourd'hui en train de devenir une structure militarisée dirigée contre la Russie, a déclaré ce mardi 25 avril le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov après une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies.

« Nous voyons comment cette organisation se militarise à un rythme record et se transforme en une structure agressive dans le but déclaré de contenir la Russie », a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

Aide de l'UE à l'Ukraine

Depuis le début de l'opération militaire spéciale russe en Ukraine, l'UE s'est rangée du côté de Kiev et a introduit plusieurs trains de sanctions à l'encontre de Moscou.

En outre, les pays membres de l'Union ont alloué pour près de dix milliards d'euros d'assistance militaire à l'Ukraine, selon le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrel.

En novembre dernier, Bruxelles a lancé la mission d'assistance militaire en soutien à l'Ukraine (EUMAM Ukraine) afin de continuer à soutenir l'Ukraine dans le conflit.

Source : Sputnik

 

2- Comment des soldats israéliens ont quitté l’armée pour dénoncer les violences contre la population palestinienne d’Hébron

Reprenons la très franche et sincère phrase du député du Parti socialiste belge (PS), Malik Ben Achour qui s'adressait il n'y a pas longtemps à la nouvelle ambassadrice de l’entité sioniste à Bruxelles : « L'occupation et la colonisation sont les racines du mal et nous n'abandonnerons jamais le peuple palestinien et la paix ! »

Toujours concernant les violences à l'encontre du peuple palestinien, Achour a dernièrement écrit sur sa page Facebook :

Des fidèles brutalisés dans la mosquée Al Aqsa, des pèlerins chrétiens molestés et humiliés, la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem qui s'amplifie : en Israël, les fascistes et les racistes prennent le pouvoir.

Face à la radicalisation israélienne, les Européens doivent maintenant changer de disque !

Il faut des sanctions contre Israël pour stopper cette plongée sans retour vers le chaos !

C'est mon message à la Ministre des Affaires Étrangères.

#endapartheid

La journaliste française Isabelle Malin fait également partie de ceux qui traitent de la souffrance palestinienne. Ainsi elle invite à suivre un documentaire intitulé « Hébron, Palestine : la fabrique de l'occupation » revient sur l'histoire de cette ville de Cisjordanie occupée sous contrôle israélien depuis plus de cinquante ans.

Quelle est l’armée dans le monde qui va aller souder les portes des habitations des gens transformant leurs maisons en prisons ? Qui fait ça ? C’est complètement fou et pourtant ça passe, avec le silence complice de tout l’Occident moralisateur et droidelomiste. Mais ce qui est pire et ce qui démontre que la France est sous la coupe du lobby sioniste c’est le fait de voir des Israéliens tourner des documentaires pour dénoncer cette violence de l’occupation, d’observer également des soldats israéliens qui quittent l’armée à cause de toute cette injustice et pourtant en France nous n’avons même pas le droit d’en parler, les médias sont terrorisés par le fait de critiquer cette sauvagerie de l’entité sioniste, écrit la journaliste en introduction.

Dans une partie du documentaire cette phrase-choc de Yahuda Shaul, un ancien soldat israélien : « Il fallait que l’on fasse quelque chose, raconter ce qui se passait une fois rentrés chez nous. Il fallait que les gens comprennent. » 

Il leur fallait en effet révéler les injustices endurées par les Palestiniens.

Yahuda Shaul, qui témoigne dans le documentaire, est, à l’époque, officier israélien en poste à Hébron. « La goutte qui a fait déborder le vase, c’est le jour où nous sommes allés souder les portes des habitations palestiniennes dans la rue Shuhada. On soudait les portes des familles en les piégeant à l’intérieur, elles ne pouvaient pas sortir. Cela a été le moment de rupture totale pour moi », confie l’ancien sergent.

Avec Le Libre Penseur via Réseau international

 

3- Concerts de casseroles : Emmanuel Macron n'y voit pas « un formidable signe de vie démocratique »

Mathieu Coache avec Théo Putavy

Le président français a réagi aux concerts de casseroles qui accompagnent chaque déplacement de ministres depuis une semaine. Selon lui, les désaccords doivent s'exprimer « dans un cadre purement démocratique et respectueux ».

Après un déplacement dans le Loir-et-Cher où des manifestants attendaient, à nouveau, le président avec des casseroles pour protester contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron a jugé qu'il ne s'agissait pas d'un « formidable signe de vie démocratique ».

« Je n'ai jamais pensé que couvrir de son d'ustensiles la voix de l'autre était un formidable signe de vie démocratique », a déclaré le président.

Il a alors ajouté : « Il faut que les désaccords et les colères s’expriment dans un cadre purement démocratique et respectueux. »

Soutien à ses ministres

Tout comme les déplacements du président, les visites des ministres sont très perturbées depuis une semaine.

Derniers gros temps forts en date : les incidents entourant les déplacements du ministre de l'Éducation nationale à Lyon et de la ministre de la Culture à la cérémonie des Molières.

Emmanuel Macron a d'abord réagi à l'exfiltration lundi soir du ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye de la Gare de Lyon alors qu'un comité d'accueil avec des casseroles l'attendait pour son retour d'un déplacement perturbé à Lyon.

« Le ministre de l'Éducation nationale a été confronté à une situation qui n'est pas civique », a déclaré le président de la République.

Il a également apporté son soutien à Rima Abdul Malak. « Quand on peut expliquer les choses et restaurer la vérité, ça a une autre allure », a réagi Emmanuel Macron à propos de la nuit des Molières au cours de laquelle la ministre de la Culture a été interpellée sur la réforme des retraites.

Deux artistes avaient interpellé la ministre pour dénoncer la « bonne logique ultralibérale » d'Emmanuel Macron et du gouvernement avec la réforme des retraites.

Rima Abdul Malak s'était alors levée pour défendre à la fois les aides pendant le Covid-19 pour les artistes et l'intermittence du spectacle. Elle a également rappelé que « sa porte était ouverte » pour discuter de la réforme des retraites.

Source : BFMTV

4- Pourquoi les Saoudiens ont-ils décommandé leur mariage avec Israël ?

par Ali Abunimah, traduit en français par Jean-Marie Flémal 

Après avoir mené l’ultra-extrême droite d’Israël à la victoire lors des élections de novembre dernier, Benjamin Netanyahu, gonflé à bloc, espérait reprendre rapidement la marche en avant de Tel-Aviv vers une normalisation complète avec les régimes arabes.

Netanyahu planait toujours très haut, suite aux fameux accords d’Abraham, les arrangements concoctés sous l’administration Trump entre « l’état sioniste » d’une part et, d’autre part, les Émirats arabes unis (EAU), Bahreïn, le Soudan et le Maroc. Mais il restait une importante affaire à conclure, pour le gouvernement entrant : l’Arabie saoudite.

Netanyahu a affirmé qu’établir en fin de compte des relations normales avec les Saoudiens constituerait « un bond quantitatif en avant » qui mettrait « fin effectivement au conflit israélo-palestinien » – sans doute en isolant et en affaiblissant un peu plus encore les Palestiniens, ou quelque chose dans le genre, comme doivent l’espérer les Israéliens.

En décembre, espérant peut-être flatter les Saoudiens, Netanyahu a pressé instamment Washington de réaffirmer son engagement envers la sécurité de l’Arabie saoudite – un élément, entre autres, des liens fragiles existant entre la Maison-Blanche et la monarchie absolue. L’administration Biden – qui a toujours été aussi enthousiaste que celle de Trump à propos des accords d’Abraham – a apparemment fait de son mieux pour négocier des pourparlers en coulisse en vue de tenter de conclure un arrangement saoudo-israélien, comme l’a révélé en mars The Wall Street Journal.

Mais les exigences exorbitantes prétendument avancées par les Saoudiens – des garanties sécuritaires de la part des EU, davantage des ventes d’armes et d’assistance dans un programme nucléaire civil – semblaient destinées à être rejetées et à fournir par conséquent à Riyad une façon d’éviter de dire officiellement oui à « Israël ». C’était le premier signe significatif de ce que les Saoudiens étaient en train de changer d’avis quant à transformer en mariage leur engagement avec Israël.

Le même mois, pendant ce temps, il se produisait un tremblement de terre diplomatique : Plutôt que de consommer sa relation avec Tel-Aviv et de signer officiellement pour la croisade obsessionnelle d’Israël contre l’Iran, les Saoudiens décidaient en lieu et place de faire leur paix avec Téhéran.

Pire même, selon la perspective israélienne – et de façon plus importante aussi, selon celle des Américains –, le rapprochement historique fut orchestré par la Chine, dont la stature, la confiance et le pouvoir internationaux croissants font tirer des sonnettes d’alarme du côté des managers impérialistes de Washington.

La Chine qui, jamais auparavant, n’avait réalisé une telle percée diplomatique majeure dans la région propose aujourd’hui de faciliter les pourparlers de paix entre les Israéliens et les Palestiniens.

L’ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett a qualifié la reprise des liens entre l’Iran et l’Arabie saoudite d’« évolution grave et dangereuse pour Israël et de victoire diplomatique significative pour l’Iran ».

L’Institut pour les Études sur la Sécurité nationale de l’Université de Tel-Aviv, un nid d’experts peuplé de vétérans des renseignements et de l’establishment militaire d’Israël, a publié un article déplorant hautement qu’« Israël, qui semblait se trouver au seuil de l’acceptation dans le monde arabe, en est pour l’instant rejeté ».

Suite à la percée irano-saoudienne, l’administration Biden a envoyé William Burns, le directeur de la CIA, à Riyad afin qu’il passe un savon aux Saoudiens.

Mais, bien évidemment, l’espion américain en chef a dû essayer une rebuffade de la part de Mohammad ben Salmane, qui est en même temps le prince héritier, le Premier ministre et le dirigeant de fait du royaume.

Source : Charleroi pour la Palestine via The Electronic Intifada

(Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement celles de Press TV.)

5- Le ministre saoudien des Affaires étrangères se rend en Syrie et rencontre le président Assad

par Tyler Durden

Une première rencontre avec Assad depuis le début de la guerre en 2011.

C’est la visite que les décideurs politiques de Washington et les « experts » du Moyen-Orient redoutaient, et qui indique que la guerre par procuration menée par l’Occident pour évincer Assad est définitivement terminée.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a atterri à Damas mardi pour la première fois depuis le début de la guerre en 2011.

C’est aussi une image que beaucoup attendaient et qui ouvre la voie à une éventuelle future visite de Assad en Arabie saoudite, où il pourrait éventuellement rencontrer directement le roi Salman ou le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Cette visite de haut niveau intervient juste après le voyage « surprise » effectué la semaine dernière par le ministre syrien des Affaires étrangères, Faisal Mekdad, dans le royaume.

De toute évidence, les relations se rétablissent rapidement et les rumeurs indiquent que la prochaine étape consistera à réintégrer Assad au sein de la Ligue arabe.

Selon un résumé de la visite de mardi dans la source d’information régionale Al-Monitor :

« Farhan a été reçu par le président syrien Bashar al-Assad. Les deux hommes ont discuté des efforts déployés pour trouver une “solution politique” au conflit syrien qui “préserverait l’unité, la sécurité, la stabilité, l’identité arabe et l’intégrité territoriale de la Syrie”.

Ils ont également parlé du “retour de la Syrie dans son giron arabe et de la reprise de son rôle naturel dans le monde arabe”, selon un communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères. » (Al-Monitor)

Les Émirats arabes unis avaient déjà repris leurs relations avec la Syrie en 2018.

D’autres pays de la région semblent désormais faire la queue pour rétablir des relations normales.

Par exemple, la Tunisie et la Syrie ont accepté de rétablir complètement leurs relations la semaine dernière, après une visite de trois jours du ministre syrien des Affaires étrangères, M. Mekdad, à Tunis.

Cette vague de dégel des relations entre Assad et les États arabes a sans aucun doute été largement favorisée par l’accord de paix conclu entre l’Arabie saoudite et l’Iran sous l’égide de la Chine.

La Syrie est le plus proche allié de l’Iran au Levant et constitue également une plaque tournante du soutien au Hezbollah libanais.

Elle risque de compliquer les accords d’Abraham négociés par les États-Unis et d’entraver la reconnaissance entre l’Arabie saoudite et Israël.

Source : ZeroHedge via Géopolitique Profonde

(Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement celles de Press TV.)

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SOURCE: FRENCH PRESS TV