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E-press du 18 avril 2023

E-press du 18 avril 2023

Au sommaire :

1- Avec LCI, on ne sait plus à quel saint se vouer

Il y a quelques heures, la chaîne française LCI titrait sur YouTube : Ukraine : Prigogine veut la fin du conflit, « pour le pouvoir et pour la société tout entière »

Alors qu’on se demande si l’armée russe va rester sur la défensive ou non ; nous tombons sur une autre vidéo par LCI sous le titre : « Soldats ukrainiens décapités, que sait-on ? »

LCI s’en explique : Mercredi, Volodymyr Zelensky a qualifié de « monstres » les soldats russes soupçonnés d’avoir décapité un présumé prisonnier ukrainien. Dans la foulée, on apprend via Sputnik que Poutine s’est rendu au quartier général du groupe militaire « Dniepr », dans la région de Kherson. 

Le président russe s’est rendu mardi dans la région de Kherson pour y rencontrer les militaires déployés dans le cadre de l’opération russe. Il a visité le quartier général du groupe militaire « Dniepr ».

« Le commandant suprême des forces armées de la Fédération de Russie a visité le quartier général du groupe militaire “Dniepr” » dans la région de Kherson, a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

Selon Sputnik, lors d’une réunion, le président a demandé aux militaires d’exprimer leur opinion sur la situation sur les axes de Kherson et Zaporozhye et d’échanger des informations.

Le chef de l’État a également visité le quartier général de la Garde nationale « Vostok » en République populaire de Lougansk. Il a écouté les rapports des militaires de haut rang sur la situation sur cet axe. Poutine a également félicité les militaires à l’occasion des vacances de Pâques et leur a présenté des icônes.

Notre question du départ « si l’armée russe va rester sur la défensive ou non » reste donc ouverte…

Avec Sputnik

2- Fred Kaplan : « Que quelqu’un tue Poutine »

Le journaliste Fred Kaplan a appelé à l’assassinat du Président russe dans un article du quotidien allemand Die Welt. Une sortie qui a déclenché une vague d’indignation côté russe.

Dans le sillage du conflit en Ukraine, la presse allemande ne fait pas dans la dentelle. Ce 17 avril, le quotidien Die Welt a publié un entretien avec le journaliste américain Fred Kaplan, où il était question d’assassiner le Président russe. « Le moyen le plus simple pour que cela se termine est que quelqu’un tue Poutine », a ainsi titré le journal allemand.

Une formulation pour le moins polémique, qui a provoqué la réaction immédiate de l’ambassadeur russe en Allemagne, Sergueï Netchaïev. Le diplomate a déploré que les médias occidentaux versent dans une telle hystérie anti-russe, jusqu’à appeler purement et simplement au meurtre d’un chef d’État.

« Die Welt diffuse ce véritable appel au meurtre sans coupure ni réserve, et le met même dans le titre. Il est regrettable que certains médias allemands dans leur zèle anti-russe franchissent les limites de l’admissible, touchant le fond à chaque fois », a ainsi déclaré l’ambassadeur russe.

Une menace pas si anodine

Les propos de Fred Kaplan ne tombent pas du ciel. L’idée de s’en prendre au Président russe semble même avoir effleuré les hautes sphères chez certains alliés de Kiev. Fin décembre, un responsable anonyme du Pentagone avait ainsi déclaré que l’hypothèse d’une « frappe de décapitation » contre le Kremlin était envisagée en haut lieu.

Le ministre russe des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, y avait vu une menace directe contre Vladimir Poutine, invitant Washington à bien réfléchir à « toutes les conséquences possibles » qu’un tel geste entraînerait.

Les questions de russophobie dans les médias ont pris une nouvelle tournure ces derniers mois, particulièrement en Ukraine. Devant l’ONU, Kirill Vychinski, directeur exécutif de l’agence Rossiya Segodnya, avait ainsi condamné les appels aux meurtres et à la violence des médias ukrainiens à l’encontre de militaires ou même de simples citoyens russes.

Source : Sputnik

3- Les BRICS bientôt engagés dans le règlement du conflit ukrainien ?

Le Brésil poursuit ses efforts visant à devenir médiateur dans le conflit ukrainien. Son gouvernement a soulevé cette question au sein des BRICS, a confié à Sputnik un diplomate brésilien.

Le gouvernement brésilien examine avec les pays des BRICS le soutien de la proposition du Président Luiz Inacio Lula da Silva de participer au règlement du conflit en Ukraine, a fait savoir à Sputnik une source au sein de la diplomatie brésilienne.

« Nous parlons à tous les pays des BRICS… Cela prendra du temps et nécessitera la participation d’un grand nombre de pays. Un conflit de ce genre n’a pas de solutions instantanées », a-t-elle indiqué.

Et de souligner que l’objectif du Brésil est une recherche collective de la paix.

Un médiateur potentiel

Auparavant, M. Lula da Silva avait déclaré que les États-Unis et l’Europe devaient commencer à parler d’un règlement en Ukraine au lieu d’encourager le conflit. Il appelait les pays qui ne sont pas engagés dans le conflit à assumer la promotion des négociations de paix et à accorder à la Russie des « conditions minimales » pour mettre fin à ce conflit.

En outre, le Président brésilien a proposé de créer un format semblable du G20 pour discuter de la situation en Ukraine. Il tente de s’imposer en médiateur et a indiqué le 16 avril avoir discuté avec la Chine et les Émirats arabes unis d’une médiation conjointe dans ce conflit, selon l’AFP.

Source : Sputnik

4- Lavrov remercie le Brésil

Lavrov remercie le Brésil pour sa position équilibrée sur le conflit en Ukraine

Le chef de la diplomatie russe a commencé sa tournée en Amérique latine par la visite au Brésil où il s’est entretenu avec son homologue brésilien. Plus tard dans la journée, il doit être reçu par le Président Lula Da Silva.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue brésilien Mauro Vieira ont discuté des relations bilatérales et d’éventuelles réunions des commissions intergouvernementales, dont la commission sur le commerce.

Le chef de la diplomatie russe a souligné que Moscou attachait une grande importance à ses relations avec le Brésil, les deux pays partageant un désir mutuel de maintenir leur dialogue économique, humanitaire et éducatif, ainsi que de promouvoir la coopération technologique, militaire et technique.

En outre, le ministre russe des Affaires étrangères a exprimé la gratitude de Moscou pour la position équilibrée du Brésil à l’égard de la crise ukrainienne et sa volonté de contribuer au processus de paix.

« Nous sommes reconnaissants à nos amis brésiliens pour leur excellente compréhension de la genèse de cette situation, ainsi que pour leur volonté de contribuer à la recherche des moyens de la résoudre », a déclaré Lavrov.

Et de conclure que la Russie était intéressée à mettre fin au conflit en Ukraine le plus rapidement possible et qu’elle avait à maintes reprises expliqué les objectifs qu’elle poursuivait dans la conduite de son opération militaire spéciale.

Source : Sputnik

5- Comment les BRICS peuvent-ils renverser le dollar ?

Comment les BRICS peuvent-ils renverser le dollar ? Vers un système monétaire multipolaire

Alors que le dollar perd du terrain dans les règlements internationaux, des experts prévoient diverses alternatives. Le groupe des BRICS pourrait servir de plateforme et éclipser la monnaie américaine, estime auprès de Sputnik un chercheur chinois.

L’abandon du dollar dans les échanges entre les pays membres des BRICS pourrait devenir l’un des principaux sujets de leur coopération dans les prochaines années. C’est sur cette idée que les Présidents chinois et brésilien se sont axés lors de la visite de ce dernier à Pékin.

Le groupe des BRICS ayant toutes les chances de s’élargir, avec des membres potentiels comme l’Égypte ou encore les Émirats arabes unis, il peut facilement servir d’exemple pour le renoncement au dollar dans les échanges commerciaux.

L’autonomie monétaire aidera le Brésil, traditionnellement sous forte influence américaine, à s’en débarrasser, estime auprès de Sputnik Liu Dian, chercheur invité à l’université Fudan.

À cet égard, le Président brésilien appelle les pays en développement à utiliser les monnaies nationales dans leurs règlements réciproques. Cet objectif est conforme à la stratégie chinoise d’utiliser plus activement le yuan dans les opérations commerciales.

Or, « bien que le statut international du dollar soit bousculé, cela ne veut pas dire qu’il a perdu ses positions de force », observe l’expert.

Quelle devise pourrait remplacer le dollar ?

Liu Dian n’est donc pas certain qu’une seule nouvelle « supermonnaie » remplace le dollar.

« Le plus probablement, les pays en développement utiliseront leurs propres avantages en croissance économique et en coopération commerciale pour créer un système monétaire multipolaire international ».

Si l’influence du yuan est possible sur ce plan, ce système « donnera un nouvel élan au développement de l’économie mondiale en se basant sur la coopération équitable », toujours selon M.Dian.

Le yuan a augmenté ses positions ces derniers mois. Par exemple, selon le China Daily, il représentait 2,19 % des paiements mondiaux en février de cette année, contre 1,91 % un mois plus tôt.

Pékin et Brasilia ont signé un accord bilatéral sur l’utilisation des monnaies nationales dans les transactions commerciales et la création d’une chambre de compensation pour les règlements en yuan et en réal brésilien.

En outre, l’Arabie saoudite a conclu un accord avec la Chine pour payer le pétrole en partie en yuans. Les Émirats arabes unis fournissent du GNL à la Chine contre des yuans. Enfin, le premier accord permettant à la France d’acheter du GNL à la Chine contre des yuans a été conclu.

Source : Sputnik

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SOURCE: FRENCH PRESS TV