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Zoom Afrique du 19 mars 2023

Actualité en Afrique :

  • Ghana : le PDG du Fonds minier nommé au Conseil d’administration du Canadien Asante Gold
  • RDC : l’hypothèse d’un déploiement d’un contingent angolais dans l’Est suscite des espoirs
  • La Tanzanie ouvre des enquêtes alors qu’une étrange maladie tue 5 personnes
  • Tchad : le CNT adopte une ordonnance sur le statut des militaires

Analyses de la rédaction :

Mali : les vols-espions visés, les espions en panique !

L’aviation civile américaine (FAA) a jugé que les avions couraient un « risque accru » desservant ou survolant le Mali « à toutes les altitudes » en raison de la présence d’un « système de défense antiaérienne sophistiqué » utilisé par le groupe Wagner, comme a révélé cette semaine le journal Les Échos.

C’est une note de l’aviation civile américaine (FAA) datée du 23 février, qui a donné l’alerte, révélée par le journal français Les Échos. Elle relève un « risque accru » de survol du Mali en raison de la présence près de Bamako de missiles antiaériens russes de type Pantsir ou SA-22, capables de toucher des avions jusqu’à 15 000 mètres d’altitude dans un rayon de 36 kilomètres. Selon cette note, ils seraient aux mains des mercenaires du groupe Wagner.

Mais cette note ressemble plutôt à une peur, à une inquiétude et surtout à un désespoir qui se dévoile sous forme de mises en garde, des mises en garde en vain.

En effet, la Russie a fourni aux FAMAs radars dernière génération capable de détecter en 3D des objets volant à une vitesse pouvant atteindre 8 000 km/h et c’est d’ailleurs à l’aide de ce même radar que l’armée malienne est capable aujourd’hui de détecter les agissements aériens de la France.

Le Mali possède bien des blindés sur chenilles ZSU-23/4 d’origine soviétique dont chacun dispose de quatre canons-mitrailleurs de calibre 23 millimètres. L’armée malienne possède aussi des missiles sol-air 9K32 Strela et adaptés à la défense antiaérienne à courte portée, des Strela qui, ici au Moyen-Orient et plus particulièrement en Palestine, ont fait fuir en août les F-16 israéliens du ciel de Gaza, les poussant à utiliser des missiles Standoff pour frapper les cibles palestiniennes.

Tout cet arsenal ne consiste pas à avoir un risque accru de survol au Mali comme le dit le rapport américain, mais plutôt un risque accru pour tout vol d’espionnage au Mali et c’est exactement ce qui inquiète l’axe USA-OTAN.

Certes, les occupants français ont quitté cette région ultra stratégique il y a quelques mois. N’empêche que leurs accointances terroristes, les mêmes que Diop qualifie de dangers pour la sécurité nationale malienne, continuent à y être présentes.

Cela veut dire très clairement que l’Occident est déjà militairement à la traîne et que l’armée malienne est en nette montée en puissance et que d’ici peu, l’histoire assistera au premier face-à-face militaire d’un état africain souverain avec une vieille puissance colonialiste.

Adieu le FCFA ?

Les dirigeants de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se sont réunis à Yaoundé au Cameroun, vendredi 17 mars, à l’occasion de la 15e conférence ordinaire de cette institution. Ils débattent d’un certain nombre de sujets, notamment sur l’avenir du franc CFA, la monnaie commune des pays de la région.

« Faire de la CEMAC en 2025, un espace économique intégré et émergent », c’est sur ce thème que les travaux de la 15e conférence des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se tiennent le17 mars 2023 à Yaoundé au Cameroun. Ces Assises sont présidées par le Chef de l’État camerounais, Paul Biya également président en exercice de cette institution sous-régionale. Paul Biya devra céder la présidence à son homologue centrafricain, Faustain-Archange Touadéra, conformément au principe de rotation par ordre alphabétique, quoique certains Chefs d’État soient réticents à cause de l’embargo imposé à la République centrafricaine.

Lors des travaux de Yaoundé, plusieurs sujets seront débattus, notamment les impacts économiques et financiers de la guerre en Ukraine, les cryptomonnaies, le financement de la communauté et surtout l’avenir du FCFA dans la sous-région d’Afrique centrale.

Au sujet du dernier point évoqué, les Camerounais sont unanimes sur la nécessité pour l’Afrique centrale de créer sa propre monnaie et de sortir définitivement de la dépendance monétaire que son ex-colonisateur, la France continue à lui imposer plus de 60 ans après les indépendances.

Les Camerounais ont hâte de voir leur pays se développer au même titre que le Nigéria voisin. Et l’une des pesanteurs sur le sous-développement de leur pays repose sur le FCFA, la monnaie coloniale toujours en circulation.

Il faut dire que la Centrafrique a adopté en avril 2022 le Bitcoin comme monnaie ayant cours légal. Cette initiative centrafricaine est le début d’un vrai processus contre la monnaie colonialiste, le FCFA dans laquelle beaucoup voient les vestiges de l’époque coloniale française.

Tournée africaine de Blinken :

Face aux multiples échecs des Occidentaux sur le continent africain, Paris en tête, l’establishment washingtonien tente par tous les moyens de maintenir l’influence occidentale en terre stratégique africaine. Et par la même occasion se bat pour réduire l’influence de Pékin et de Moscou sur le continent.

Luc Michel, géopoliticien, revient sur le sujet.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV