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Crise migratoire : les migrants mineurs défient le gouvernement de Macron

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
350 migrants mineurs africains et afghans s'installent devant le Conseil d'Etat, à Paris, depuis début décembre 2022. ©Utopia 56

À Paris, 350 migrants dits « mineurs » campent depuis début décembre devant le Conseil d’État, manière de défier les hommes politiques français qui ont opté pour le double langage par rapport à l’affaire des migrants ukrainiens, africains et afghans.

À l’initiative d’une association caritative appelée « Association Utopia 56 », 350 immigrés dits « mineurs » ont quitté vendredi 2 décembre, leur camp dans le Val-de-Marne dans la région Île-de-France pour installer leurs tentes au cœur de la capitale française à quelques pas du métro Palais Royal entre le musée du Louvre et le Conseil d’État.

L’Association Utopia 56 met en garde contre un manque de nourritures et une vague de froid glacial dans la capitale qui pourraient rendre impossible la vie sous les tentes de même que les associations bénévoles regrettent l’absence d’un dispositif légal au sujet des mineurs.

Les autorités françaises, qui se font passer pour les grands défenseurs des droits de l’homme, ont opté pour le silence quant au grand défi des jeunes migrants sans-abri à Paris, ce qui a conduit ces derniers à observer une sorte de sit-in devant le Conseil d’État français dans l’espoir d’être plus visibles alors que les premiers flocons de neige ont recouvert Paris d’un manteau blanc et que la température chute considérablement.

Ces mineurs font partie des 400 jeunes migrants installés pendant six mois dans un campement d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). En attendant la décision de justice pour trancher sur leur âge, ces jeunes, dont un grand nombre sont originaires d’Afrique de l’Ouest ou d’Afghanistan, se voient privés d’un hébergement et d’une prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance.

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« La situation perdure, et nous n’avons eu aucune réponse politique, le gouvernement est dans le déni », fustige Sylvie Brugnon alors que le nombre de jeunes migrants sans abri ne cesse de s’accroître dans l’Hexagone.

La mairie d’Ivry-Sur-Seine a proposé d’héberger certains de ces mineurs dans un gymnase de la ville, mais attend le feu vert de la préfecture du Val-de-Marne. Insuffisant aux yeux des associations. « On ne veut pas des miettes, on veut la mise en place d’un dispositif pérenne », souligne Yann Manzi, cofondateur d’Utopia 56, pour qui l’accueil des Ukrainiens prouve que « l’État dispose de toutes les places qu’il veut ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV