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Ukraine : la crise s’internationalise

Ukraine : la crise s’internationalise

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Les États-Unis exhortent la Chine à "influencer" la Russie pour qu'elle évite une invasion de l'Ukraine.

« Nous appelons Pékin à user de son influence auprès de Moscou pour pousser la diplomatie car s'il y a un conflit en Ukraine, ce ne sera pas bon non plus pour la Chine », a déclaré jeudi à la presse Victoria Nuland, numéro trois du département d'Etat.
Nuland a également déclaré que les États-Unis étaient convaincus que l'Allemagne n'ouvrirait pas le gazoduc Nord Stream 2 avec la Russie si Moscou envahissait l'Ukraine.
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi les États-Unis étaient confiants, elle a déclaré que le pipeline n'avait toujours pas été testé ou certifié par les régulateurs allemands.

Pendant ce temps, Washington a déclaré que le chancelier allemand Olaf Scholz rencontrera le président américain Joe Biden le 7 février à la Maison-Blanche pour discuter des tensions entre la Russie et l'Ukraine.
La Russie dément tout projet d'invasion de l'Ukraine, mais le mois dernier, elle a demandé à l'Occident des garanties de sécurité étendues, notamment que l'Ukraine ne soit jamais autorisée à rejoindre l'alliance militaire de l'OTAN dirigée par les États-Unis. Mais la Chine n'est pas le seul pays que les USA veulent impliquer en Ukraine.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé la Russie, affirmant que la Turquie est toujours l'un des plus grands membres de l'OTAN et agira au coude-à-coude avec l'Alliance en cas d'affrontements armés entre la Russie et l'Ukraine. Il s'agit de la première déclaration d'un dirigeant turc concernant la crise entre la Russie, l'OTAN et l'Ukraine, a-t-on appris du site web militaire russe, Avia-Pro.

Selon le président turc, la Turquie, membre de l'Alliance de l'Atlantique Nord, remplira ses obligations envers le bloc militaire et respectera les exigences de l'OTAN. Cela suggère que la Turquie est prête à fournir son infrastructure militaire aux avions et aux navires de l'OTAN, et il se peut qu’elle bloque le Bosphore.
La Russie a réclamé le retrait de l'Ukraine de l'OTAN d'Europe orientale. Mais les États-Unis ne l'entendent pas de cette oreille. L'ambassadeur américain John Sullivan « a remis la réponse écrite de l'administration américaine au projet de traité bilatéral sur les garanties de sécurité présenté précédemment par la partie russe » au vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko, a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.
 

Fabrice Beaur, expert pour l'ONG EODE et Bernard Cornut, politologue s'expriment sur le sujet.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV