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Zoom Afrique du 5 janvier 2022

Zoom Afrique du 5 janvier 2022

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En Éthiopie, la situation sécuritaire dans la région du Tigré s'est nettement améliorée et les habitants qui soutenaient les rebelles ont maintenant le temps de reconsidérer leur position.

Actualité en Afrique :

  • Sénégal : plus d’un milliard de dollars pour la construction d’un port en eau profonde
  • Gabon: Ali Bongo annonce le Commonwealth, l’électricité 24h/24 et la Transgabonaise
  • Mali: des dizaines de terroristes éliminés en 72 heures
  • Burkina Faso: transition au Mali, le rapport des assises nationales remis au président Kaboré 

Analyses de la rédaction :

1. Éthiopie: le calme avant la tempête?

En Éthiopie, la Situation sécuritaire dans la région du Tigré s'est nettement améliorée, et les habitants qui soutenaient les rebelles ont maintenant le temps de reconsidérer leur position.

Le gouvernement a annoncé que la « Campagne pour l'unité nationale » a été renforcée dans les zones sous le contrôle des Forces de défense pour permettre aux habitants du Tigré de retrouver leur temps et de prendre conscience de leur véritable identité qui a été bafouée par le groupe terroriste.

Dans un communiqué, le chef du service de communication du gouvernement, le Dr Legesse Tulu, a déclaré que le gouvernement exhorte la population du Tigré à s'abstenir de toute nouvelle guerre et a rejoindre les rebelles terroristes du TPLF.

Il a également appelé toutes les parties à travailler ensemble pour rétablir l'ordre dans les zones ravagées par le groupe terroriste.

Selon le ministre, beaucoup de tigréens devraient saisir cette opportunité et condamner la guerre dans laquelle les rebelles du TPLF, soutenu par l’Occident est perdant.

Il a déclaré que les habitants du Tigré sont connus pour avoir des problèmes sociaux et économiques suite aux nombreuses exactions des rebelles, ajoutant que le gouvernement s'est engagé à résoudre ces problèmes.

Il a demandé aux habitants du Tigré de continuer à s'opposer au groupe terroriste.

Dans un communiqué, le ministre a remercié le gouvernement pour le bon travail accompli par les Éthiopiens et la diaspora éthiopienne dans diverses parties du monde. Le peuple éthiopien, où qu’il soit, a encore une fois montré sa solidarité envers l’Éthiopie.

Il a également appelé toutes les parties à travailler ensemble pour rétablir l'ordre dans les zones ravagées par le groupe terroriste.

Mais la volonté des rebelles et également des Occidentaux à vouloir littéralement détruire l’Éthiopie ne s’arrête pas là. Pour le moment nous constatons un certain calme au sein du pays, mais nous avons l’impression que le groupe rebelle tente encore de vouloir se renforcer pour repasser à l’attaque.

D’ailleurs, les médias occidentaux ne sont pas contents qu’Addis Abeba reste sur ces gardes. Les médias continuent de transformer la réalité, en continuant de relayer des infos en provenance des ONG qui ont montré qu’ils étaient du côté des rebelles. L’ONG Human Right Watch a de nouveau déclaré qu’il y a un profilage ethnique qui s’est mis en place contre des tigréens. D’après eux, des milliers d’Éthiopiens originaires de la région du Tigré ont été illégalement emprisonnés et violentés à leur retour en Éthiopie après avoir été expulsés d’Arabie saoudite, affirme HRW dans un rapport publié ce mercredi 5 janvier.

Toujours selon l’ONG, ces Tigréens faisaient partie des dizaines de milliers d’immigrants éthiopiens à la recherche d’un emploi expulsés depuis un an par l’Arabie saoudite. À leur arrivée, des Tigréens ont été isolés et détenus affirme l’ONG, d’autres ont été empêchés de retourner au Tigré après avoir été identifiés lors de contrôles routiers ou dans les aéroports, puis transférés dans des structures de détention.

« Les autorités éthiopiennes persécutent les Tigréens expulsés d’Arabie saoudite en les détenant illégalement et en procédant à des disparitions forcées », déclare l’ONG.

Plusieurs points sont assez frappants, notamment pourquoi HRW ne condamne pas l’expulsion des migrants éthiopiens de l’Arabie saoudite ? De plus, dans son rapport, l’ONG ne mentionne pas les raisons de l’arrestation de certains de ces migrants, qui en réalité, ils faisaient partie des rebelles terroristes du TPLF. C’est eux qui se sont fait arrêter et non les « Tigréens ». Les médias occidentaux aiment faire passer la guerre contre les rebelles du TPLF pour une guerre ethnique contre des Tigréens.

Mais, en connaissant également le traitement que l’Arabie saoudite inflige aux migrants, surtout en provenance d’Afrique, il est tout de même bizarre que l’ONG n’en fasse absolument pas mention.

Ce qui est désolant, c’est que les médias occidentaux et les ONG n’arrêtent toujours pas leur campagne de désinformation, ce qui veut dire en somme, que l’Occident ne veut pas encore admettre son échec, et laisser tranquille une bonne fois pour toutes, l’Éthiopie.

 

2. Soudan: l'Occident perd le contrôle ?

Au Soudan, l’Occident tente de reprendre le contrôle du pays.

Au Soudan, plusieurs pays occidentaux exhortent Khartoum à ne pas désigner un nouveau Premier ministre unilatéralement.

Les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et la Norvège ont exhorté, ce mardi 4 janvier, les militaires soudanais à ne pas nommer unilatéralement un Premier ministre en remplacement du civil Abdallah Hamdok qui a démissionné dimanche 2 janvier.

Ces pays menacent dans une déclaration commune qu’ils « ne soutiennent pas un Premier ministre ou un gouvernement nommé sans l’implication d’un grand panel d’acteurs civils ».

Tout en ajoutant que « toute action unilatérale pour nommer un nouveau Premier ministre ou gouvernement saperait la crédibilité » des institutions de transition « et risquerait de plonger le pays dans un conflit », ont-ils précisé, appelant à un « dialogue immédiat mené par les Soudanais et facilité par la communauté internationale ».

Pour ces pays occidentaux, la démission d’Habdallah Hamdok, ne les arrange pas. S’ils s'ingèrent directement de la sorte dans les affaires intérieures du pays, et qu’ils continuent à faire descendre les Soudanais dans les rues, c’est bel et bien pour reprendre le contrôle du pays.

Il est clair qu’une répression des manifestants est condamnable, mais une ingérence pareille de la part de l’Occident l’est également.

Il est important de préciser que le Premier ministre Habdallah Hamdok était ni plus ni moins considéré comme une marionnette de l’Occident, et que le fait qu’il reste au pouvoir, allait sans aucun doute causer beaucoup plus de problèmes au sein du pays. Selon certaines sources, le Premier ministre Hamdok n’arrivait pas à faire le poids face aux militaires, pour faire imposer les directives des Occidentaux. Il avait entre autres regagné son poste de Premier ministre après l’avoir perdu le 21 novembre, car il comptait sur l’appui des Occidentaux pour tenir tête aux militaires au pouvoir. Mais les États occidentaux ont montré à maintes reprises qu’ils ne sont absolument pas fiables.

Il a peut-être cru pouvoir aussi compter sur le mouvement révolutionnaire qui l’avait porté au pouvoir. Mais c’est aussi oublier que ce mouvement a une feuille de route qui est que les militaires ne doivent pas prendre le pouvoir, car ils sont également dirigés par les mêmes États occidentaux qui s’ingèrent de manière si ouverte dans les affaires intérieures du Soudan. Après le chantage à la normalisation avec Israël et les pressions accrues des États occidentaux afin de rentrer en guerre avec le voisin éthiopien, et également les propos du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed affirmant que certains traitres au sein du gouvernement de Khartoum travaillent pour les intérêts occidentaux, beaucoup d’acteurs politiques soudanais comme le Premier ministre Hamdok ont perdu leur crédibilité au sein de la population soudanaise.

Il est clair que les pressions ne cessent d’augmenter sur le Soudan et même l’Égypte afin de mettre des bâtons dans les roues du développement de l’Éthiopie. De plus, le risque que le Soudan pactise avec la Russie et permette le déploiement de bases russes au Soudan serait évidemment une assez grande raison pour que les États occidentaux continuent d’instaurer le chaos au Soudan.

L’échec de la déstabilisation de l’Éthiopie, de la création d’une guerre inter-régionale, reste toujours au travers de la gorge des Occidentaux surtout des États-Unis. Les pays de la Corne de l’Afrique restent soudés et ne veulent en aucun cas entrer dans une guerre pour faire plaisir aux Occidentaux et les rassurer que la Russie, la Chine ou l’Iran ne rentreront pas en alliance avec les pays d’Afrique. C’est déjà trop tard, l’Afrique ne veut plus de coopération avec des néocolons, le continent veut des partenariats gagnant-gagnant, et non des ingérences.

 

3. Mali/Russie: l'alliance dévoilée au grand jour

Au Mali, la véritable guerre contre le terrorisme a commencé, et les soldats maliens et russes montrent leur alliance au grand jour.

Selon le média mensonge RFI, un accrochage a eu lieu lundi 3 janvier entre les forces armées maliennes, accompagnées de soldats russes et un groupe terroriste, sur une route du centre du pays, selon une source proche du dossier. L’altercation s’est produite au moment où se pose la question du déploiement dans le pays de soldats russes, qu’une quinzaine de pays occidentaux ont condamné, le 23 décembre dernier, mais que Bamako avait démenti. Le démenti du gouvernement malien est le même que celui du gouvernement centrafricain et même du gouvernement russe. Contrairement à ce que prétendent constamment les médias occidentaux, le Mali, comme la Centrafrique d’ailleurs, a directement traité avec le gouvernement russe et non avec une société de mercenaire russe du nom de Wagner, qui n’existe pourtant nulle part.

Une source proche du dossier fait état d’une altercation qui s’est produite lundi, sur un axe entre les villes de Bandiagara et de Bankass. Un accrochage qui a impliqué des soldats des FAMa, les Forces armées maliennes, accompagnées de soldats russes, opposés à des terroristes.

Selon cette source proche du dossier, un véhicule blindé a d’abord sauté sur un engin explosif improvisé. Un échange de tirs a ensuite eu lieu entre les deux groupes et un blessé russe a été évacué vers l’hôpital de Sévaré. Cela dit, du côté des terroristes, on compte également plusieurs morts.

La semaine dernière, des informations recueillies par RFI faisaient état de mouvements de troupes vers le centre du pays. Des véhicules de l’armée malienne ont été vus quittant la capitale avec à leur bord des hommes blancs en treillis. Il y a 10 jours, 15 pays occidentaux ont condamné, dans un communiqué commun, le déploiement de soldats russes au Mali.

Pourtant, dans Zoom Afrique du 4 janvier, nous avons évoqué les avancées spectaculaires de l’armée malienne et également celle de l’armée burkinabé.

De plus, des informations non officielles affirment qu’Alger aurait donné son feu vert à l’utilisation de son espace aérien par la Russie pour mener des opérations militaires au Mali.

Des avions militaires russes dans le ciel algérien en vue d’aider le Mali dans sa lutte contre les groupes armés, cela ne devrait guère surprendre selon le chercheur Riadh Sidaoui, aux vues dit-il, de la bonne coopération militaire qu’Alger entretient avec Moscou depuis son indépendance en 1962.

« Il y a des accords militaires stratégiques entre l’Algérie et la Russie tout comme ce fût le cas entre l’Algérie et l’ancienne Union soviétique. 65 % des importations d’armes de l’Algérie viennent de la Russie et de la Chine. Pas n’importe quelles armes. Des armes très sophistiquées comme des S400, des sous-marins des Mig très sophistiqués. La Russie avec Poutine veut reprendre une partie de son influence en Afrique. Elle a mis les pieds en Libye et en Centrafrique et maintenant au Mali. En outre, les Algériens ne veulent pas de présence militaire étrangère à leurs frontières surtout de la France » explique un analyste politique.

Début octobre 2021, dans un contexte de tensions avec la France, l’Algérie avait annoncé l’interdiction du survol de son territoire aux avions militaires français.

Selon d’autres sources, si les l’armée malienne et même burkinabé enregistre des avancées aussi spectaculaires, c’est que d’une part, ils ont maintenant du matériel militaire sophistiqué et d’autre part, l’allié russe n’hésite pas à fournir des images satellites concernant la position des terroristes. De plus, Moscou ne fournit pas les positions des Famas et des militaires burkinabés aux terroristes, pour qu’ils aient le temps de s’organiser et de préparer des embuscades.

Dans ces conditions, il est maintenant clair que les pays occidentaux montrent leur colère, car leur plan de faire durer et étendre le terrorisme et même de balkaniser l’Afrique de l’Ouest est compromis. En plus, les armées sahéliennes peuvent maintenant s’unir et avec le soutien de la population, il est clair qu’en quelques mois, le Mali tout comme le Sahel retrouvera sa souveraineté.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV