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Au Sahel, la France atteint des sommets dans le déni et dans la propagation de fausses nouvelles. Mais c’est que la France se ridiculise de plus en plus face à l’Afrique.
Actualité en Afrique :
Analyses de la rédaction :
1. Éthiopie : le pays reprend d’autres villes stratégiques ; les rebelles pris en étau !
En Éthiopie, l’armée fédérale et les combattants à leur côté avancent rapidement et reprennent encore d’autres villes stratégiques.
Le gouvernement du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed affirme, ce lundi 6 décembre, avoir repris les villes de Dessie et Kombolcha, deux agglomérations de plus de 200 000 habitants. Alors que les rebelles du TPLF se trouvaient à 180 km de la capitale Addis-Abeba, il y a dix jours, ils ont entamé un retrait vers la région du Tigré. Relayer par les médias occidentaux, qui sont les portes-voix des groupes rebelles en Afrique, le parti tigréen du TPLF a prétendu qualifié ce retrait de « réajustement territorial ».
En effet, en une semaine, les soldats tigréens ont opéré un retrait express, sur un axe de près de 200 km en direction du Tigré. Ce qui laisse la voie libre aux soldats et miliciens pro-gouvernementaux pour réinvestir la plupart des villes de la région Afar et Amhara.
Un diplomate en poste à Addis-Abeba émet quelques doutes. Si la remontée du front s’est effectuée sans combat majeur, selon lui, le TPLF a perdu des unités. Des pertes notamment dues aux frappes de drones, devenues plus fréquentes, depuis la fin novembre, offrant un avantage certain à Addis-Abeba sur le champ de bataille. De plus, énormément d’éléments rebelles ont également déposé les armes et se sont rendus aux autorités.
Les forces fédérales alliées des forces de défense nationale et des forces spéciales Amhara et Afar ainsi que la Force populaire d’Amhara (Fano) ont repris hier les villes de Dessie et Kombolcha dans l’État d’Amhara aux rebelles.
Selon le Gouvernement Communication Service, en plus des deux villes, les forces fédérales alliées ont également pris le contrôle total de Bati, Karsa, Gerba et Degan sur le front est, ainsi que de Kalu wereda sur le front Harbu.
Dans un développement connexe, l’Éthiopien Electric Power (EEP) a déclaré avoir réparé les lignes électriques endommagées à Karakore et achevé la préparation des lignes de transmission couvrant les villes de Shewa Robit, Jewha, Senbete, Ataye et Karakore.
EEP a ajouté que ces villes et ses alentours devraient recevoir de l’électricité dès que les travaux de réparation des lignes de transmission seront terminés, suivis de la réparation de la ligne entre Karakore et les villes de Kemissie.
L’armée fédérale épaulée par la population éthiopienne enregistre des avancées qui ont également changé le ton de certains médias occidentaux. Jusqu’à présent les médias occidentaux partisans des rebelles et de la déstabilisation de l’Afrique, utilisaient des termes comme « combattants » en parlant des rebelles du TPLF. Mais maintenant, ils utilisent beaucoup plus le terme d’« insurgé ».
Un revirement de situation étonnant. Ce qui montre que les Occidentaux retournent leurs vestes aussi rapidement que l’éclair.
Ces dernières années, les vrais ennemis de l’Afrique ont montré leur vrai visage. Le continent africain sait maintenant qu’au plus il s’éloignera des Occidentaux et au plus il récupérera sa paix, sa stabilité, sa souveraineté et son intégrité.
2. Mali/Sahel : la France continue de se ridiculiser !
Au Sahel, la France atteint des sommets dans le déni et dans la propagation de fausses nouvelles.
La ministre française des Armées, qui était présente ce lundi 6 décembre à Dakar pour l’ouverture du 7e Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, a réitéré la volonté irréaliste de Paris de faire barrage à une intervention russe – soldats ou mercenaires – au Sahel, où se trouve déjà la force Barkhane et ses alliés occidentaux.
Pour la France, vous êtes soit du côté des Occidentaux, soit du côté des ennemis.
Florence Parly a effectivement déclaré que « la France n’a pas d’agenda caché au Sahel et prétendre le contraire, c’est faire le lit du terrorisme », a-t-elle dit à l’ouverture de la septième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité.
Pour Florence Parly, « tous ceux qui attisent le discours anti-français jouent pour un autre camp dont les intérêts semblent profondément divergents ».
La ministre française a souligné que « les intérêts des États africains sont la stabilité, la paix et le développement », assurant que l’engagement de son pays au Sahel va se poursuivre avec « force et détermination » avec les pays européens au sein de la force « Takuba ».
Florence Parly a invité les populations du Sahel à ne pas succomber aux mirages, allusion au recours aux mercenaires russes du groupe Wagner.
« Si la France et ses partenaires s’opposent à Wagner, c’est qu’ils ont vu en Centrafrique leur potentiel destructeur, les exactions contre les populations, la perte de souveraineté de l’État, la prédation des ressources, l’échec sur le plan opérationnel (…) cela n’est pas compatible avec notre vision », a prétendu la ministre française des Armées.
Par rapport au redéploiement du dispositif militaire français dans le Sahel, elle a indiqué que la France ne quitte pas la zone.
La septième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique s’est ouverte, lundi, au Centre de conférence internationale Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD).
Et bien ce sont précisément ce genre de comportement et de paroles d’agent néocolonial qui met en colère la population en Afrique. Le peuple demande la fin des ingérences occidentales dans les affaires intérieures du pays. Les autorités maliennes ont, à plusieurs reprises, affirmé que le Mali est un pays souverain et qu’il est libre de choisir ses partenaires que ça plaise à la France et ses alliés ou non.
La fausse propagande concernant la Centrafrique atteint vraiment des sommets. La Centrafrique a réussi avec ses alliés à faire renaître les forces armées et à sécuriser son territoire, qui pour rappel, avec la présence française, 80 % du territoire était aux mains des groupes rebelles. Maintenant, c’est la quasi-totalité du territoire qui est sous le contrôle du gouvernement légitime.
Là ou Florence Parly et ses collègues de l’oligarchie française doivent plutôt répondre aux populations du Sahel en l’occurrence, sur ce qu’ils ont fait ces dernières années. Pourquoi le terrorisme est-il en nette expansion ?
Ce qui nous a également frappés dans l’interview de Mme Parly, concernant le blocage du convoi militaire français par la population burkinabée et nigérienne, c’est qu’elle a complètement nié les morts et les blessés, qui pour rappel ont été causés par les soldats français pour libérer la voie. Des crimes qui ont d’ailleurs injustement été imputés aux forces de l’ordre burkinabé et nigérien, dans les médias français.
Ce comportement, qui pour rappel, est exactement le même que celui adopté face à l’affaire de la frappe de Bounti au Mali et les nombreux morts du côté des civils imputés aux soldats français ces dernières années. De nombreux crimes commis par les troupes d’occupation occidentale en toute impunité.
C’est précisément pour ce genre de comportement et de parole, qui ouvertement insultent la mémoire des nombreux soldats africains morts dans la lutte pour la sécurisation de leur pays, mais également les millions de civils sahéliens qui sont morts ou dont leur vie est détruite, juste parce que la France veut préserver ses intérêts.
C’est l’une des raisons pour laquelle nous constatons un soulèvement dans plusieurs pays d’Afrique.
Les Africains ne sont pas stupides comme veulent absolument prétendre Florence Parly et Jean-Yves Le Drian et ils ne tombent pas dans les pièges grotesques des réseaux sociaux. Ce soulèvement vient de très loin bien avant l’apparition des réseaux sociaux. Les Africains ne s’attendent même plus à un changement de comportement des Occidentaux. La seule issue, c’est qu’ils doivent quitter le continent, et pour ça, ils sont prêts à tous.
3. Iran/Afrique : il est impératif de clarifier la situation du PGAC aux alliés africains !
Suite aux évènements concernant les négociations sur l’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et certains pays occidentaux, et surtout les fausses informations qui circulent dans les médias occidentaux concernant les négociations, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, s’est exprimé dans un média sénégalais pour tirer les choses au clair envers les alliés africains. Il a senti que c’était son devoir de mettre au courant le continent africain, car nous sommes tous sur le même front.
Le chemin parcouru au cours de six cycles de négociations intensives à Vienne n’a pas abouti au succès en raison des exigences excessives et des positions irréalistes des États-Unis. Nous entamons maintenant une nouvelle série de pourparlers. L’objectif principal de ces négociations est le rétablissement des droits de la nation iranienne et la suppression de toutes les sanctions imposées unilatéralement et extra territorialement à l’Iran par les États-Unis qui ne font plus partie du PGAC. Les États-Unis se sont retirés de l’accord le 8 mai 2018, une mesure condamnée et perçue internationalement comme illégale. Il existe un consensus international sur le fait que ces comportements illégaux des États-Unis qui témoignent d’un mépris total pour le droit international et la Charte des Nations unies sapent le multilatéralisme et constituent une menace énorme pour la paix et la sécurité internationales.
Malgré la formation d’un nouveau gouvernement aux États-Unis, non seulement les sanctions illégales et unilatérales sont restées en place, mais la politique consistant à imposer des sanctions à l’Iran a continué d’exister. Il est clair que ces mesures américaines visent à empêcher l’Iran et d’autres participants au PGAC ainsi que d’autres membres de la communauté internationale de jouir des droits et avantages décrits dans l’accord nucléaire et la résolution 2231 du CSNU. Malheureusement aussi, les gouvernements des trois parties européennes au PGAC, bien qu’elles considéraient une telle approche américaine comme illégale et inacceptable, ont décidé de l’accommoder dans la pratique avec leur silence et leur inaction. L’alignement des trois pays européens du PGAC sur les mesures américaines aussi dévastatrices a rendu l’accord nucléaire inefficace, éliminant tous les profits économiques de l’accord pour l’Iran. Telles sont les réalités amères de ces dernières années qui devraient éclairer la voie à suivre pour l’avenir.
La poursuite de l’approche désastreuse de Trump par l’actuelle administration américaine a soulevé la sérieuse question de savoir si l’actuelle administration américaine est vraiment déterminée à mettre en œuvre ses obligations et prête à abandonner les politiques ratées du passé. Répondre à cette question ne semble pas difficile compte tenu de l’approche et des mesures américaines au cours des derniers mois.
Personne ne peut en effet remettre en cause le sérieux et la bonne volonté de l’Iran à remplir ses obligations dans leur intégralité. Après le retrait illégal des États-Unis et l’imposition de sanctions, l’Iran s’est abstenu de bonne foi de prendre des mesures correctives et, accédant à la demande des autres participants au PGAC et de l’Union européenne en tant que coordinateur de l’accord nucléaire, a évité de recourir à la cessation de ses engagements dans le cadre du JCPOA afin de donner la possibilité aux autres participants du PGAC de compenser les impacts négatifs du retrait des États-Unis. Cependant, compte tenu de la persistance de cet état de fait peu constructif et après un an de patience stratégique, en raison de l’escalade des sanctions américaines et du non-respect des obligations des trois pays européens, l’Iran n’a eu d’autre choix que de faire respecter ses droits énoncés aux paragraphes 26 et 36 du PGAC et de cesser, partiellement et progressivement, de remplir ses obligations à compter du 8 mai 2019.
Ne voyant aucun changement dans le statu quo, en l’absence d’une mesure effective de la part des participants concernés du PGAC, et compte tenu de l’historique regrettable des développements, le parlement iranien a adopté, le 2 décembre 2020, la loi du « plan d’action stratégique pour lever les sanctions et protéger les intérêts de la nation iranienne ». Cette loi a exhorté le gouvernement iranien à cesser progressivement la mise en œuvre de tous ses engagements volontaires dans le cadre de l’accord, à moins que les autres parties à l’accord ne remplissent toutes leurs obligations dans la pratique.
La voie à suivre pour les pourparlers de Vienne :
La République islamique d’Iran, malgré la non-exécution significative de l’Occident dans le PGAC, est à nouveau prête, de bonne foi, à des négociations axées sur les résultats pour parvenir à un « bon accord » avec le P4+1. La République islamique d’Iran a la « bonne foi » ; une détermination sérieuse et la volonté nécessaire pour parvenir à un bon accord à Vienne.
Dans ce processus, il ne faut jamais oublier que les États-Unis sont le principal coupable derrière la création de la situation actuelle. Au cours des quatre dernières années, le gouvernement des États-Unis n’a épargné aucun effort pour saper l’accord nucléaire, et c’est l’Iran qui a fait tout ce qu’il pouvait pour maintenir l’accord en vie. Ce qui est devenu évident pour l’Iran au cours des six derniers cycles de négociations, c’est que les États-Unis ne parviennent toujours pas à bien comprendre le fait qu’il n’y a aucun moyen de revenir au PGAC sans une levée vérifiable et efficace de toutes les sanctions imposées à la nation iranienne après le départ des États-Unis du PGAC.
La résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations Unies appelle tous les États membres à « prendre les mesures appropriées pour soutenir la mise en œuvre du PGAC, y compris en prenant des mesures proportionnées au plan de mise en œuvre défini dans l’accord et la présente résolution et en s’abstenant de toute action qui compromet la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du PGAC.
L’objectif principal des pourparlers à venir devrait être la mise en œuvre complète et effective du PGAC et la poursuite de l’objectif de normalisation des relations commerciales et de la coopération économique avec l’Iran. Il va sans dire que pour revenir au PGAC, l’Iran devrait bénéficier pleinement de la levée de toutes les sanctions. L’Iran est prêt à cesser d’appliquer toutes ses mesures correctives si des garanties sont fournies, les dommages sont évalués et toutes les sanctions sont effectivement et de manière vérifiable levée.
Le retour probable des États-Unis à l’accord nucléaire n’aurait pas de sens à moins que des garanties ne soient présentées pour empêcher la répétition de l’amère expérience du passé et que les partenaires commerciaux de l’Iran puissent s’engager avec confiance dans un engagement économique à long terme avec l’Iran, sans aucune inquiétude.
Ce qui est clair dans les négociations à venir, c’est que l’Iran n’acceptera pas les demandes au-delà du PGAC. La République islamique d’Iran n’engagera aucune discussion sur des questions autres que l’accord nucléaire.
Je voudrais souligner une fois de plus que cette opportunité n’est pas une fenêtre qui pourrait rester ouverte pour toujours et que les États-Unis et les trois pays européens doivent bien le comprendre. La République islamique d’Iran, tout en déployant ses efforts diplomatiques déterminés, forts et actifs pour lever les sanctions américaines oppressives, a conçu un programme efficace pour neutraliser les sanctions conformément à son programme de développement économique durable.
Sans aucun doute, Téhéran reste aussi déterminé à maintenir et à sauvegarder les réalisations de ses scientifiques nucléaires et de son industrie nucléaire pacifique qu’il reste obligé de ne pas se détourner de son programme nucléaire pacifique, et n’abandonnera pas son développement global dans l’industrie, le commerce, le maritime, l’espace, la défense, la science et la technologie, et il ne freinera pas non plus son développement économique croissant.
Un accord est possible si les autres parties démontrent une volonté politique dans la pratique.
Malgré les promesses non tenues de l’Occident et la méfiance à l’égard de l’approche et des politiques non constructives de la Maison-Blanche, la République islamique d’Iran s’efforcera “avec une vraie détermination” et “de bonne foi” dans les négociations de Vienne de parvenir à un “bon” et durable accord, vérifiable et efficace pour la levée des sanctions. L’équipe de négociation nucléaire de la République islamique d’Iran s’engage activement et sérieusement dans les négociations de Vienne de bonne foi, poursuivant une logique de négociation qui garantit les intérêts et les droits de la nation iranienne. Mes collègues et moi-même soutenons pleinement l’équipe de négociation ainsi que le négociateur en chef, M. Baqeri Kani, qui possède une vaste expérience dans le domaine de la négociation sur le terrain. J’engagerai de nouvelles consultations avec mes homologues si nécessaires.