TV
Infos   /   Iran   /   Moyen-Orient   /   Amériques   /   Europe   /   E-PRESS   /   L’INFO EN CONTINU

E-Press du 6 juillet 2021

Des colons israéliens à l’avant-poste illégal d’Eviatar en Cisjordanie occupée regardent les Palestiniens du village de Beita protester contre la colonie. ©AFP

Télécharger 📥

Un fonds de pension norvégien se désengage des entreprises Altice et Alstom en raison de leur implication dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.

 

Au sommaire :

1- Colonies israéliennes : un fonds de pension norvégien se désengage des entreprises Altice et Alstom

En raison de leur implication dans les colonies israéliennes en Cisjordanie, plusieurs groupes ont été exclus par le principal fonds de pension norvégien KLP. Parmi eux les compagnies françaises Altice Europe et Alstom ou encore l'Américain Motorola.

Le principal fonds de pension de Norvège a annoncé le 5 juillet s'être désengagé des compagnies françaises Altice Europe et Alstom ainsi que de 14 autres groupes dont l'américain Motorola, pour leur implication dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.

« Motorola et d'autres entreprises risquent d'être complices de violations du droit international en Palestine occupée », a souligné dans un communiqué KLP, un fonds qui gère quelque 95 milliards de dollars d'actifs (environ 80 milliards d'euros).

Ce désengagement, qui concerne l'achat d'actions et d'obligations, fait suite à la publication par l'ONU en février 2020 d'une liste de 112 entreprises ayant des activités dans les colonies israéliennes, considérées comme illégales par le droit international.

Israël avait dénoncé la publication de cette liste, « honteuse » selon l'Etat hébreu, sur laquelle figuraient notamment les géants Airbnb, Expedia, Motorola et TripAdvisor.

Un désinvestissement s'élevant à 32 millions de dollars « Se désengager de Motorola Solutions a été une décision très simple vu son rôle dans la surveillance des territoires occupés », a fait valoir KLP, reprochant au groupe américain d'avoir fourni un logiciel de vidéosurveillance et de commandement permettant de contrôler les frontières avec les territoires palestiniens. KLP est aussi sorti des groupes de télécoms qui offrent leurs services en Cisjordanie, faisant ainsi des colonies « des zones résidentielles attractives ».

Sont concernés Altice Europe du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi – qui a retiré le groupe de la cotation en janvier –, Bezeq, Cellcom Israel et Partner Communications.

Sont également mises au ban cinq banques ayant facilité ou financé la construction de logements et d'infrastructures dans les territoires occupés, ainsi que des groupes d'ingénierie et de construction, parmi lesquels la multinationale française Alstom.

Au total, les désinvestissements du fonds norvégien s'élèvent à 32 millions de dollars. « Les entreprises ont la responsabilité de respecter et protéger les droits humains dans tous les pays où elles opèrent, indépendamment du respect de ces droits par l'Etat lui-même », a souligné une analyste de KLP, Kiran Aziz, citée dans le communiqué.

« Un conflit peut générer un risque particulièrement élevé de violations des droits humains. Les entreprises qui ont des activités dans des zones de conflit doivent donc faire preuve d'une prudence particulière pour éviter d'être impliquées dans des violations de droits humains et pour protéger des individus vulnérables », a-t-elle ajouté.

Fin juin, KLP avait déjà annoncé son désengagement du groupe portuaire et de logistique indien Adani Ports en raison de ses liens avec les militaires birmans.

Pour sa part, le fonds souverain de la Norvège, qui fait fructifier les revenus pétroliers publics pour financer les futures dépenses de l'Etat-providence, a lui aussi exclu dans le passé plusieurs sociétés en raison de leur rôle dans les colonies israéliennes.

Si les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens sont considérées comme illégales par les Nations unies, plus de 600 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est où la tension est souvent vive avec la population palestinienne.

Source: RT France

2- Russie : l'Ukraine menace de faire couler la flotte ukrainienne

L'armée ukrainienne a commencé à menacer ouvertement de faire couler les navires de guerre russes dans les eaux de la mer Noire.

Cette déclaration intervient au moment où l'exercice militaire de l'OTAN baptisé Sea Breeze 2021 faisant côtoyer les marines ukrainiennes et étasuniennes près des côtes de la Crimée bat son plein.

Cependant, bien que cette déclaration nous provienne par des voies semi-officielles, l'armée ukrainienne en général et sa marine plus particulièrement ne semblent pas être à même de pouvoir mettre à exécution une telle menace.

Selon les experts d'avia, même en ignorant  le fait que l'armée ukrainienne vis en ce moment-même sa pleine dégradation , cette armée ne dispose toujours pas de réelles capacités pour combattre la flotte russe.

« Même si l'on considère la situation de l'armée ukrainienne avant le coup d'État dans le pays, l'Ukraine n'avait en réalité pas les moyens de combattre les navires russes.

Compte tenu du fait que toute attaque contre des navires russes sera immédiatement perçue par Moscou comme une agression ouverte, des frappes de représailles suivront immédiatement et, apparemment, elles seront beaucoup plus puissantes ", souligne les spécialistes.

Il convient de noter qu'aujourd'hui la Russie contrôle pleinement la situation dans la mer Noire et est prête à assurer la protection des frontières même par les méthodes les plus radicales.

Source: avia-pro.net

 

3- Une base égyptienne en Méditerranée

Le président égyptien inaugure une base navale stratégique en Méditerranée

La base est située à 255 kilomètres à l’ouest d’Alexandrie, près de la frontière avec la Libye

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a inauguré, samedi 3 juillet, une base navale stratégique en mer Méditerranée, dont l’objectif sera de sécuriser les liaisons maritimes.

« C’est la dernière base militaire égyptienne en date sur la Méditerranée et elle sera axée sur la sécurisation du front nord et ouest du pays », a indiqué la présidence dans un communiqué.

La base est située à 255 kilomètres à l’ouest d’Alexandrie, près de la frontière avec la Libye, un pays plongé dans le chaos où l’Egypte et les Emirats arabes unis ont une grande influence.

La cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence du prince héritier d’Abou Dhabi et dirigeant de facto des Emirats, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, et du président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed al-Menfi. Le coût des travaux n’a pas été révélé.

Plusieurs bâtiments de la marine égyptienne récemment acquis étaient présents à l’inauguration, dont deux frégates Bergamini, une corvette Gowind, un sous-marin d’attaque de type 209 et un porte-hélicoptères Mistral.

Le président et ses invités ont assisté à un exercice naval de débarquement à bord du porte-hélicoptères. L’exercice a mis en scène plusieurs navires, ainsi que des hélicoptères d’attaque et des avions de combat.

Le site a été baptisé « base du 3 juillet » en référence à la date de l’éviction le 3 juillet 2013 du président Mohamed Morsi (Frères musulmans) par l’armée, alors dirigée par le maréchal Sissi, devenu président l’année suivante.

Outre celle « du 3 juillet », l’Egypte possède quatre autres bases navales à Alexandrie, Aboukir et Port-Saïd en Méditerranée et à Bérénice sur la mer Rouge. Source: french.almanar via AFP

 

4- L'armée russe surveille la marine française

L'armée russe surveille un navire de reconnaissance français dans l'Extrême-Orient

Surveillé par les forces armées russes, un navire de reconnaissance français est rentré ce 5 juillet dans les eaux de la mer du Japon. Les forces russes de l’Extrême-Orient assurent traquer les actions de ce bateau au service du renseignement militaire de la France.

Les forces armées russes sont en train de surveiller les mouvements du navire de reconnaissance français en mer du Japon, fait savoir le Centre russe de gestion de la défense nationale.

« Les forces et les moyens de la région militaire orientale traquent les actions depuis le 5 juillet 2021 du navire de reconnaissance Dupuy-de-Lôme de la Marine française dans les eaux de la mer du Japon et du détroit de Tatarie », a indiqué le Centre.

Pour rappel, ce navire français collecteur de renseignements a été repéré pour la dernière fois lors d’une opération de reconnaissance conjointe avec les États-Unis en mer Noire en septembre 2020. Il surveillait alors les exercices militaires stratégiques russes baptisées Caucase-2020.

De précédents exercices militaires russes Fin juin, la Russie a mené de vastes exercices militaires dans les eaux de la mer du Japon, au large de Sakhaline et des îles Kouriles. La situation simulée a été jouée en se fondant sur une lutte entre deux coalitions d'États imaginés.

Plus de 10.000 militaires, jusqu'à 500 unités de matériel de combat, 32 aéronefs et près de 12 navires de la flotte du Pacifique ont participé dans ces exercices. Les manœuvres dans la zone insulaire se sont passées en deux étapes pendant cinq jours, du 23 au 28 juin.

Source: Sputnik

5- L’aviation navale russe s’exerce à frapper des navires « ennemis » en mer Noire

 Voici le récit de l’évènement selon la version d’Opex 360, le média militaire français :

« Le 3 juillet, sois quelques jours après que le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, a estimé qu’un bateau de l’Otan coulé par la marine russe ne donnerait pas lieu à une nouvelle guerre mondiale, le ministère russe de la Défense a fait savoir que ses forces navales et aériennes venaient d’effectuer un entraînement de lutte anti-navire en mer Noire, où, justement, l’exercice Sea Breeze 2021, organisé conjointement par l’Ukraine et les États-Unis bat son plein. »

« Des chasseurs polyvalents Su-30M et des bombardiers tactiques Su-24M de l’aviation navale de la Flotte de la mer Noire ont été impliqués [dans cet exercice], de même que des chasseurs-bombardiers Su-34 et des intercepteurs Su-27 des forces aériennes du district militaire sud », a précisé le ministère russe de la Défense.

Un avion Beriev Be-12 « Tchaïka », utilisé pour la patrouille maritime, a également été sollicité pour repérer les cibles représentatives d’un « ennemi imaginaire » et communiquer leurs coordonnées aux chasseurs-bombardiers. Les navires de débarquement « Saratov » et « Orsk » [classe Alligator] ont tenu le rôle de cette force adverse.

Les avions de combat russes ont évolué à des altitudes basses et moyennes en « tenant compte des moyens de défense aérienne » des navires « ennemis ».

Le ministère russe de la Défense n’a pas précisé si cet exercice entrait dans le cadre d’un programme d’entraînement spécifique ou s’il était une réponse à plusieurs incidents récemment signalés.

Le 23 juin, Moscou a ainsi accusé le « destroyer » britannique HMS Defender d’avoir navigué dans les eaux territoriales de la Crimée, « dont l’annexion par la Russie n’est pas reconnue par la communauté internationale ». La marine russe a assuré avoir tiré des coups de semonce en direction du navire de la Royal Navy, ce que cette dernière a démenti.

Puis, une semaine plus tard, le ministère néerlandais de la Défense a affirmé que la frégate HNLMS Evertsen, également déployée en mer Noire, avait été « harcelée » par des avions de combat russe.

Par ailleurs, le fonctionnement du système d’identification automatique [AIS] des navires connaît actuellement quelques ratés en mer Noire, les positions concernant les bateaux de l’Otan étant régulièrement erronées. Cela s’est vu pour le HMS Defender et HNLMS Evertsen… Et, récemment, le destroyer américain USS Ross ainsi que le patrouilleur ukrainien Priluki ont été également concernés.

En effet, le 29 juin, les sites de suivi du trafic maritime, dont le fonctionnement repose sur les données fournies par l’AIS, ont indiqué que ces deux navires naviguaient à cinq nautiques au large de la Crimée… alors qu’ils n’avaient pas bougé d’Odessa. La marine américaine a dû publier un démenti, en fournissant la preuve que l’USS Ross était encore à quai dans le port ukrainien au moment des faits. »

Source : Opex 360

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV