Alors que les convois militaires et logistiques américains sont ciblés presque quotidiennement dans tout l’Irak et que les États-Unis n’ont pas été en mesure de repousser ces attaques, il semblerait que les États-Unis aient un autre plan pour maintenir le transit de leurs convois vers leurs bases, en particulier celle d’Aïn al-Asad qui a été prise pour cible à plusieurs reprises. Par crainte de se faire tirer dessus par les forces de la Résistance irakienne, y compris des Hachd al-Chaabi, ils utilisent le point de passage dans la province de Bassora. Cela intervient alors que tout mouvement de troupes américaines sur le sol irakien doit être informé au préalable au gouvernement irakien et que le Parlement irakien et l’axe de la Résistance en Irak ont demandé fermement à plusieurs reprises aux États-Unis de quitter l’Irak.
Sabereen News a fait état d’une attaque au missile contre la base aérienne américaine dans la province irakienne d’al-Anbar. Certaines sources ont également déclaré que ce dimanche 20 juin un missile a frappé un endroit près de la base aérienne d’Aïn al-Asad. Suite à cette attaque, des avions américains ont commencé à patrouiller autour de la base.
En effet, on est porté à croire que deux missiles auraient été tirés sur la base d’Aïn al-Asad depuis le district d’al-Baghdadi à l’ouest de la province d’al-Anbar. Jusqu’à présent, aucune source officielle n’a confirmé ou démenti la nouvelle, et personne n’a revendiqué la responsabilité de cette attaque.
Une source de sécurité irakienne bien informée a fait état de mouvements suspects des forces américaines à la frontière avec la Syrie depuis la région du Kurdistan irakien au cours des deux derniers jours.
Selon cette source, les forces américaines ont mené des patrouilles dans des villages à la frontière irako-syrienne au cours des deux derniers jours via le point de passage de Fish Khabur.
Auparavant, une source locale bien informée avait révélé que les forces américaines transportaient des arbres rares entre l’Irak et la Syrie depuis la région du Kurdistan.
D’ailleurs, une source de sécurité bien informée a annoncé samedi 19 juin que des convois américains transportant du matériel militaire sont arrivés à la base d’Aïn al-Asad dans l’ouest de la province d’al-Anbar depuis Bassora.
Selon la source, le mouvement de ces convois a été escorté par des drones des sociétés de sécurité américaines et par conséquent les forces américaines renforcent leur présence sur la base d’Aïn al-Asad pour des raisons inconnues.
Il a ajouté que le déplacement des troupes américaines d’un endroit à un autre en Irak est une affaire qui est relative au bureau du commandant en chef des forces armées irakiennes, Mustafa al-Kazemi, et que les forces de sécurité stationnées dans la partie ouest du pays n’ont aucune information sur le déplacement de ces convois.
Tous les postes-frontière de la province de Bassora, à l’exception de Jarishan, sont sous le contrôle de Bagdad. Près de 18 ans après la guerre Irak-Koweït, le poste de Jarishan est toujours sous le contrôle les forces américaines et seuls des gardes-frontières irakiens y sont stationnés, ce qui vaut dire que le gouvernement irakien n’a aucun contrôle sur le passage.
En raison du manque de contrôle de Bagdad sur le passage, les forces américaines sont libres d’entrer ou de quitter l’Irak grâce à son trafic, son équipement et ses forces. Washington utiliserait le terminal pour livrer du matériel logistique à ses forces dans ses bases en Irak, dont Aïn al-Asad.
Les forces américaines profitant du manque de contrôle de Bagdad sur le passage, s’y déplacent librement afin de transiter leur équipement et leurs forces d’Irak. Washington utiliserait ce passage pour livrer du matériel logistique à ses forces dans ses bases en Irak, dont la base aérienne d’Aïn al-Asad.
Selon des observateurs politiques et sécuritaires, outre le point de passage de Jrishan, les forces américaines utilisent également le passage illégal d’Al-Waleed à la frontière syro-irakienne pour le déplacement de leurs convois militaires.
Des convois américains constitués de dizaines de camions transportant des armes et du matériel logistique transitent facilement via ce passage entre la Syrie et l’Irak.
Les forces américaines occupantes sont stationnées en Irak depuis 2003. Située à 160 km de l’ouest de Bagdad, dans la province d’al-Anbar, Aïn al-Asad d’une surface de 10 km est la plus grande base aérienne actuelle des États-Unis en Irak et les forces irakiennes sont également présentes dans une partie de la base.
Selon les observateurs politiques, la base aérienne d’Aïn al-Asad est au centre des opérations militaires américaines en Irak et par conséquent cette base est considérée comme une menace sérieuse pour le pays plus que les autres bases américaines en Irak.
Des sources irakiennes bien informées ont averti, il y a quelques mois, que les forces américaines en recrutant des habitants de la province d’al-Anbar et en formant une force militaire affilié, prévoyaient de prendre pour frapper les positions des Unités de mobilisation populaire irakienne (Hachd al-Chaabi) à la frontière irako-syrienne.