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L'armée de l'air syrienne s'apprête-t-elle à faire l'ultime surprise à Israël...

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'armée de l'air syrienne frappera bientôt Israël? ( Illustration)

Cette première frappe au missile tactique syrien ce 21 avril qui a visé Dimona, avant de casser en mille morceaux le « fameux mur de feu » qu’Israël se targuait d’avoir érigé moyennant quelque 50 milliards de dollars dans les déserts stratégiques du Néguev pour rendre « imprenables » deux méga sites vitaux qui s’y trouvent à savoir son réacteur nucléaire, mais encore sa base de flotte F-35 Nevatim, ne semble  pas affecter outre mesure les Américains, le duo Biden-Austin, selon la presse israélienne, n’ayant même pas daigné de prêter l’oreille aux doléances anti-Iran de Cohen ou de Kochavi, tout au long des entretiens intensifs de ces derniers jours. A en croire DEBKAfiles, site proche du renseignement de l’armée sioniste, c’est ce désir désormais désespéré d’avoir un accord nucléaire bis, extensible aux missiles et rôle régional iraniens qui guiderait le pas du duo américain et son indifférence affichée à l’encontre d’Israël.

Or c’est là une hypothèse difficile à défendre ; En effet, si les USA refusent de soutenir l’entité sioniste dans son face-à-face avec la Résistance c’est qu’ils en sont bien incapables.  

Le missile de Dimona qui a percé une douzaine de sites de DCA multicouche israélien a été à vrai dire symptomatique de cette incapacité, que ni les vols des B- 52, ni celui des F-35 ne peut désormais occulter : Au Moyen-Orient la donne tend à radicalement changer depuis que l’axe de la Résistance a dispersé des milliers de missiles, souvent occultés en cartouche, enterrés en sous-sol, sous forme de « champs à missile » et ce, à travers l’Iran, l’Irak, le Yémen, la Syrie, le Sud Liban, voire Gaza, missiles royalement furtifs et diablement précis qui ne tuent pas, mais qui paralysent, pétrifient, désarment, missiles enfin qu’aucun radar, aucune satellite US/Israël ne peut ni intercepter ni détruire.

Aucune partie mieux qu’Israël n’est au faîte  de cette méga révolution « aérienne » qui touche droit l’unique composante encore « défendable » des forces armées sionistes. Le vendredi 30 avril, une curieuse information est tombée sur les télex comme quoi un avion de ligne israélien aurait été piégé. Selon les médias grecs, l’appareil avait été escorté par des avions de combat grecs, italiens et français au-dessus de la mer Égée par « crainte de détournement ou d’un attentat à la bombe ».

La presse grecque écrit : «  Le système de guerre électronique russe a réussi à capturer un missile de croisière israélien Delilah au-dessus de la Syrie. L'avion civil avait décollé du JFK de New York, à destination d'Israël, lorsqu'il a reçu des informations, alors qu'il volait dans l'espace aérien espagnol, qu'une bombe avait peut-être été placée dessus.

Le mécanisme d'alerte a été immédiatement activé et l'OTAN a commandé la surveillance, le mécanisme Renegade bien connu. Lorsque l'avion est arrivé à la FIR grecque, au-dessus de la Crète, vers sept heures du matin, deux avions de combat F-16 ont décollé de Kastelli, qui ont récupéré l'avion et l'ont escorté à distance jusqu'à ce qu'il quitte l'espace aérien grec. Dans la FIR chypriote, il a été reçu par des avions de combat israéliens et selon les dernières informations, l'avion israélien est arrivé à destination à neuf heures du matin, en toute sécurité, sans que l'on sache encore s'il y avait effectivement un engin explosif à l'intérieur de l'avion. »

Reprenons : l’entité sioniste a désormais peur du ciel du Moyen-Orient et dire que la défunte équipe Trump avait retiré Israël du commandement européen pour le réintégrer au CentCom pour qu’il protège les « amis arabes » !  Depuis 2013 date à laquelle l’armée de l’air israélienne s’est mise à lancer sa campagne de guerre dans la guerre, il n’a jamais cessé de prendre en otage des avions civils.

En agissant de la sorte, les F-16 israéliens ont réussi à leurrer un certain septembre 2018 les batteries de S-200 syriens, lesquelles ont abattu un IL-20 russe avec des dizaines d’officiers de renseignement à bord. Entre 2019 et 2020, les mêmes F-16 sionistes ont retenté le coup et à plusieurs reprises avec des avions de ligne iranien, mais leurs manœuvres se sont heurtées à chaque fois soit à l’habilité des pilotes iraniens à éviter le coup, soit à des contre-manœuvres d’une aviation russe, bien alerte et secourable. C’est donc bien normal que l’entité se sente prise au même piège qu’elle n’a cessé de tendre en Syrie, quitte à risquer la vie des civils innocents.

Ce qui l’est moins c’est qu’elle mobilise la moitié de la flotte aérienne est méditerranéenne de l’OTAN pour se faire protéger, signe que la supériorité aérienne qu’elle vendait pendant si longtemps aux monarchies arabes du golfe Persique et au monde musulman c’est de l’histoire ancienne.

Ces 5 derniers jours, alors même que les galonnés sionistes ne cessaient d’entendre de très mauvaises nouvelles, les unes marquées par la curieuse bousculade de Méron en Galilée, les autres placées sous le signe de cette méga déflagration de la raffinerie de Bazan à Haïfa une deuxième après celle, elle aussi bien énigmatique, de l’usine de missiles de Tomer, et tout ceci sur fond de ce ramage dans le vide à l’adresse des Américains qu’ils cherchaient à convaincre d’affronter l’Iran au lieu de lui céder la bataille, le QG de l’axe de la Résistance  innovait en termes de DCA. Depuis 2019 les nuées de drones yéménites ont sillonné puissamment le ciel de la région réalisant chaque fois des attaques pas mortelles mais paralysantes, et prouvant à quel point la puissance militaire occidentale est du bluff.

Depuis peu, ce QG travaille à affiner le concept  à l’aide d’un nouvel algorithme de pilotage et de navigation : un essaim de drones d’une portée de 40 à 400 kilomètres dotés de charge allant de 5 à 15 kilo qui opèrent en partageant entre eux des données mémorisées sur des cibles à abattre. Pas de C2 au sol mais seul un drone-mère « intelligent »,  plus gros en taille qui pilote l’opération. C’est un système de contrôle de de commande inter drone qui pourrait même transmettre ses données aux unités au sol.

Alors même les israéliens en sont toujours à vanter leurs F-35 Adir, ce concept révolutionnaire à base d’essaims de drones intelligents et autosuffisant préannonce des opérations hybride avions-drones choc à venir. Car après le tir du premier missile M-600 syrien contre Dimona, plus rien n’empêcherait l’armée de l’air syrienne de tirer vengeance : des superbes MiG-29 ou Soukhoï-35 syriens sauront alors synchroniser un premier raid aérien contre Israël et comment ? Dans un schéma d’attaque drones-intelligents-avion, les drones serviront à étendre le champ d’action de l’appareil tout en attaquant les batteries de DCA d’Israël même si certains observateurs tendraient à dire : pas besoin, Dôme de fer, Fronde David, Arrow sont nés « aveugles ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV