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Erreurs multiples, faux pas successifs, les USA ont perdu une occasion historique

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Face aux signaux de l'administration américaine, Téhéran reste ferme sur ses positions.(Illustration)

Déblocage de 3 milliards de dollars d'actifs iraniens bloqués en Irak, en Oman et en Corée du Sud et retrait du groupe yéménite Ansarallah de la liste noire des États-Unis: tels sont les signaux positifs qu'a envoyé l'administration américaine pour négocier avec l'Iran. Ou Téhéran exige toujours la levée de toutes les sanctions qui lui sont imposées illégalement.

La région reste dans l'attente d'une solution proposée par les parties iranienne et américaine sur la manière de relancer l'accord sur le nucléaire. Chaque partie tente naturellement de décrocher le maximum de profits avant de s'engager dans de nouveaux pourparlers.

Les stratégies sont néanmois différentes d'une partie à l'autre : l'administration Biden accélère son rythme dans le sens de ses promesses électorales portant sur le programme nucléaire iranien et la réduction des interventions militaires américaines à travers le monde, en particulier au Moyen-Orient.

De plus, la nouvelle administration américaine doit résoudre ses problèmes avec Téhéran et s'attaquer aux questions internes, en particulier le chômage et l'économie. Certains experts disent que les Etats-Unis y mettront du temps et ce sont leurs alliés dans la région qui en payeront les conséquences.

Parallèlement au déblocage de 3 milliards d’actifs iraniens et au retrait du nom d’Ansarallah de la liste noire des États-Unis, l’administration Biden est allée plus loin en fermant les yeux sur les exportations de pétrole de l'Iran vers la Chine, l'Inde et d'autres pays malgré les sanctions pétrolières. Les exportations du pétrole iranien vers la Chine ont atteint les 2,75 millions de tonnes en janvier dernier et les 3,25 millions de tonnes en mars.

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De son côté, l’Iran reste ferme sur ses positions depuis la mandat présidentiel de Barack Obama. Aucune négociation n'a eu lieu sur les crises régionales touchant la Palestine, le Liban, la Syrie et l’Irak. La partie iranienne ayant exigé que les pourparlers restent concentrés sur son programme nucléaire.

L'Iran n'a toujours pas changé d'attitude et les actions américaines peinent à la perturber. Le pays a accéléré le processus d'enrichissement d’uranium ; le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique montre que Téhéran a commencé à enrichir de l'uranium à l'aide de centrifugeuses IR-2m avancées. Par ailleurs, l'Iran exige la levée de toutes les sanctions illégales, seule condition à des négociations indirectes avec les États-Unis.

A noter que les  attaques de la résistance yéménite contre les installations pétrolières de l'Arabie saoudite ont fait flamber les cours du pétrole  : un atout de l'Iran qu'Ansarallah n'a pas manqué de faire remarquer à Riyad.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV