Pyongyang a dévoilé la version nord-coréenne du S-400.
Un système de défense antiaérienne très semblable au S-400 russe a été dévoilé lors de la cérémonie du 75e anniversaire de la fondation du Parti du travail de la Corée du Nord.
Ce système de défense antiaérienne à longue portée, qui partage beaucoup de caractéristiques avec le S-400 russe, compte parmi les armes les plus importantes que la Corée du Nord vient d’ajouter à son arsenal.
De nouveaux radars mobiles ont été également dévoilés lors de cette cérémonie.
On ne sait pas encore si les nouveaux systèmes anti-missiles nord-coréens sont dotés des radars qui ressemblent à ceux des S-400 ou à ceux du Patriot américain dont la portée atteint les 250 kilomètres.
Samedi 10 octobre, la Corée du Nord a surpris le monde entier en dévoilant son nouveau missile de croisière lors du récent défilé militaire de Pyongyang. Le « Monstre » nord-coréen est décrit par les analystes comme un défi sérieux pour la Défense américaine et pour la prochaine administration américaine. Ils ont également averti du test de la nouvelle arme par Pyongyang en 2021.
Les analystes ont rapidement convenu que le missile était le plus grand missile à propulsion liquide au monde et qu'il était probablement conçu pour transporter plusieurs ogives dans le système de ciblage indépendant à grande échelle (Mirvage).
Le missile visait clairement à vaincre le système de défense antimissile américain en Alaska, a déclaré l’expert en non-prolifération nucléaire et géopolitique, Jeffrey Lewis, lié à l'Institut Middlebury d'études internationales à Monterey (MIIS).
Il a ajouté sur Twitter que l'ajout d'une ogive au système de missiles revenait beaucoup moins cher en Corée du Nord que celui d'un intercepteur aux États-Unis.
« Si le missile de croisière porte quatre ou cinq ogives, les États-Unis devront dépenser environ 1 milliard de dollars pour 12 à 16 intercepteurs par missile. Par conséquent, je suis convaincu que la Corée du Nord pourra augmenter ses ogives plus tôt que nous ajoutons des intercepteurs », a dit l’expert de l’Institut Middlebury.