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Zoom Afrique du 28 septembre 2020

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Mozambique: l'armée nationale continue la lutte

Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com

 

L’actualité en Afrique :

  • Zimbabwe: les banques débarrassées de 75% de leurs créances toxiques ;
  • Centrafrique: reprise du rapatriement des réfugiés centrafricains du Congo-Brazzaville ;
  • Bénin: la filière ananas va se digitaliser ;
  • Le Sénégal veut promouvoir la recherche scientifique collaborative.

 

Les analyses de la rédaction :

1. Mozambique: une attaque de Daech repoussée par l'armée ; les exactions des multinationales occidentales dans le pays

Au Mozambique, la situation est toujours trouble, suite au partage de la côte entre la France et les terroristes.

L’armée mozambicaine continue de se battre contre la montée du terrorisme. Des affrontements entre les terroristes de Daech et l'armée mozambicaine ont été signalés dans la péninsule de la forêt de mangroves entre les îles Ilha Do Ibo et Ilha De Quirimba.

Selon le président mozambicain Filipe Nyusi, les forces mozambicaines ont repoussé l'attaque de Daech contre la ville de Bilibiza dans la province de Cabo Delgado. Aucune information sur les victimes n'a encore été fournie.

Les avancées de Daech au Mozambique coïncident avec l’arrivée de l’Occident dans le pays. Le but était évidemment de mettre la main sur ce nouvel eldorado surnommé par beaucoup de médias dominants de « nouveau Qatar africain ».

Le groupe terroriste de Daech sert de levier de pression à l’encontre des chefs d’État. Pour le cas du Mozambique, il s’avérait nécessaire d'introduire des éléments de Daech sur le territoire pour empêcher le chef de l’État de mettre en place un fameux code minier qui dérange tant les multinationales ou même d’instaurer un processus d’indemnisation des populations contraintes à se déplacer pour laisser leurs terres à ces multinationales sans scrupules qui délogent les Mozambicains. Le gouvernement mozambicain continue de lutter face à ce fléau du terrorisme qui ne lui laisse aucun répit. En attendant, ce sont les multinationales comme Total, Exxon mobil ou encore Eni qui se gavent. Le groupe français reste le principal bénéficiaire dans les ressources naturelles au Mozambique. Car en effet, grâce aux Îles Eparse, qu’elle a finalement décidé de ne pas remettre à Madagascar, qui en a la souveraineté, la France contrôle ainsi le point d’entrée au nord du pays, à savoir par la rivière Ruvuma. Quant aux terroristes de Daech, ils ont le monopole du point d’entrée au sud du pays, à savoir Baia do Lurio. Ce qui donne une certitude, c’est que cette configuration devrait en toute logique empêcher la Chine de s’approcher de cette zone, qu’elle convoite depuis un certain temps, dans le cadre de la nouvelle route de la soie.

Le levier de pression est là grâce à la présence de Daech, les multinationales sont au paradis, à l’abri de toute éventuelle attaque contre leurs infrastructures, et tout le monde est gagnant sauf, bien sûr, le Mozambique et encore moins le peuple mozambicain. Mais l’État et l’armée nationale ne sont pas décidés de rester les bras croisés. Outre le fait que l’armée ait repoussé une attaque de Daech, le gouvernement ne laisse pas non plus les multinationales faire comme bon leur semble.

Le groupe britannique Gemfields a annoncé mardi avoir accepté de payer 6,7 millions d'euros contre l'abandon d'une plainte en nom collectif initiée par les habitants de villages miniers du Mozambique l'accusant de meurtres et de violences. "Gemfields confirme avoir signé un accord, sans reconnaissance de responsabilité, pour le règlement de toutes les plaintes déposées par des habitants du voisinage de la mine de rubis de Montepuez (MRM)", a indiqué le groupe dans une déclaration. Qui a réellement bénéficié de cette somme d’argent ? Les plaignants ou bien le système judiciaire qui a traité l’affaire ? Et pourquoi cette compagnie est accusée de « meurtre » et de « violence » ?

Car, le procédé de ces multinationales en Afrique est abject. En effet ces multinationales ne s’installent jamais seules. Elles sont toujours accompagnées de compagnies privées de sécurité, qui sont là pour des raisons bien précises. Dans un premier temps, ces compagnies de sécurité sont chargées de chasser les habitants de la zone cible par des moyens criminels. Incendie des maisons, meurtres, tortures, etc.… Dans le but de faire cesser l’activité des habitants qui travaillent dans les mines depuis parfois plusieurs générations. Étant donné que les meurtres se sont multipliés et que les plaintes des Mozambicains étaient nombreuses, cette compagnie britannique s’est vue dans l’obligation de rapidement étouffer l’affaire, avant que l’effet domino ne se mette en place et que d’autres Mozambicains ou les populations d’autres pays d’Afrique ne se mettent à porter plainte. Dans ce cas-ci, il y avait 273 Mozambicains qui avaient déposé plainte à Londres contre la compagnie Gemfields pour « graves violations des droits de l’Homme ».

Toutes les multinationales procèdent de la même manière, avec parfois aussi des moyens de pression pour que personne ne dénonce leurs exactions.

C’est pourquoi, ces actes, d’une cruauté inouïe, donnent toujours naissance à des groupes de résistants qui ont décidé de ne pas se laisser faire et qui sont généralement surnommés, par les médias mainstream, comme étant des « terroristes ».

La présence de Daech au Mozambique n’a l’air d’intéresser aucun média occidental, jusqu’au moment, bien sûr, où l’État mozambicain formulerait la demande écrite d’aide officielle, que l’Occident attend patiemment pour faire rentrer les militaires sur le territoire mozambicain. Des groupes de militaires sont néanmoins déjà présents sur place mais d’une manière non-officielle. Car rappelons-le, le fameux think thank américain au Niger illustre ici notre exemple. L’embuscade de Tongo Tongo le 4 octobre 2017, qui a tué non seulement 4 militaires US, mais a aussi permis aux États-Unis d’installer plusieurs bases militaires dans le pays. Suite à cette embuscade, le monde entier a su que des militaires américains se trouvaient au Niger depuis un certain temps. Ce qui fait que l’hypothèse de la présence de militaires occidentaux au Mozambique est envisageable.

Pour l’instant le Mozambique continue sa lutte et les plaintes se multiplient aussi au niveau de la population mozambicaine. Ce qui montre la volonté du Mozambique de ne pas se laisser faire.

 

2. Soudan-Soudan du Sud: ce qui se cache derrière les coopérations entre les deux Soudans

Une coopération est toujours envisageable entre les deux Soudan malgré les nombreux bâtons que certains acteurs exogènes n'ont pas arrêté de mettre dans les roues de cette coopération. Le 23 septembre, le ministre du Pétrole du Soudan du Sud était en visite à Khartoum au Soudan, pour discuter des moyens de renforcer la coopération technique dans le secteur pétrolier.

Khairi Abdel-Rahman, ministre de l’Énergie et des Mines par intérim du Soudan s'est félicité de cette visite, affirmant que le pays est prêt à apporter tout le soutien technique nécessaire au Soudan du Sud. De ce fait, l'acheminement des équipements destinés aux champs pétrolifères sud-soudanais via le port maritime de Port Soudan et l’échange d’expertises seront facilités, grâce au travail conjoint des équipes techniques. Cela dit, en vue des deals que les États-Unis ont fait avec le Soudan, cette coopération avec le Soudan du Sud pourrait-elle avoir un lien avec une éventuelle normalisation entre le Soudan et Israël ?

Ce n’est pas la première fois que les deux Soudan projettent de mettre en place une coopération, notamment concernant le secteur du pétrole. Nous parlons d’Israël ici, car nous savons que l’un des acteurs principaux opposés à l’entente mutuelle entre les deux Soudans à l’époque d’Omar el-Béchir, était Israël. En effet, Tel-Aviv avait utilisé le Soudan du Sud pour approvisionner des groupes terroristes en armes, via des sociétés-écrans spécialisées dans l’agriculture. L’un des principaux objectifs était entre autres la chute d’Omar el-Béchir qui arrivaient à entraver les plans des Occidentaux.

Mais maintenant que la révolution de couleur au Soudan a pris le dessus et qu’Omar el-Béchir n’est plus là, le Soudan se trouve dans le tourbillon des États-Unis et d’Israël.

En effet, un membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a annoncé que les États-Unis tentaient de convaincre le Soudan d’accepter l’accueil de réfugiés palestiniens dans ce pays.

Bassam al-Salehi, membre du comité exécutif de l’OLP, a affirmé que les consultations sur la normalisation des relations du Soudan avec Tel-Aviv incluraient l’accueil par le Soudan de réfugiés palestiniens dans le pays dans le cadre du Deal du siècle ».

« Cela fait également partie d’une conspiration contre la cause palestinienne et ne se limite pas à la normalisation des relations », a déclaré al-Salehi qui a exhorté le Soudan à ne pas poursuivre les plans américains ou israéliens.

Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Omar Ismaïl Qamar al-Din, a déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue de sa rencontre avec le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés à Genève, Filippo Grandi, que la question de la normalisation avec le régime sioniste était évoquée depuis 1948.

Abdel Fattah al-Burhan, président du conseil militaire de transition du Soudan, a déclaré que Washington retirerait bientôt le Soudan de la « liste du terrorisme », ce qui semble être un prélude à l’annonce de la normalisation des relations du Soudan avec Israël.

Mais le Soudan continue de dire non à toute normalisation avec le régime sioniste, en disant que cette question ne serait traitée qu’après la fin de transition à Khartoum prévue en 2022. Mais visiblement, les États-Unis et Israël veulent que cet accord se fasse avant cette transition.

Cela dit, le Soudan n’est pas encore totalement prêt à jouer le jeu imposé par les USA.  

Vers fin août, Pompeo qui s’était vainement rendu au Soudan dans le but de convaincre les autorités du pays de normaliser avec Israël dans le sillage des Émirats arabes unis, en est parti les mains vides, et l'échec n'en est que plus retentissant quand on sait le soutien tous azimuts que reçoit la junte au pouvoir de la part des Émirats et de l'Arabie. Mais pourquoi cet échec ? Outre l'antisionisme très prononcé des Soudanais, fervents défenseurs de la cause palestinienne, ces derniers n'ont pas oublié les frappes sionistes contre leurs pays qui amènent Israël à mener plusieurs frappes aériennes au Soudan en 2009 et 2012 pour détruire des convois destinés à la bande de Gaza ou encore l'amputation du Sud et la création par crise de Darfour parfaitement inventée et la création dans la foulée du Soudan-sud. De toute évidence, le « non » soudanais à l’axe israélo-américain signifie que la cause palestinienne est tellement importante aux yeux des pays musulmans qu’elle ne peut être négociée, sous les recommandations golfo-occidentales.

Mais maintenant, est ce que la donne a changé suite à l’erreur des Émirats arabes unis et Bahreïn qui ont normalisé avec le régime criminel israélien ?

Visiblement le Soudan continue de dire non, malgré la désinformation massive diffusée dans les médias mainstream.

Le Soudan et le Soudan du Sud, n’en sont pas à leur première tentative de coopérer ensemble. Mais les tentatives étaient toujours sapées par les bénéficiaires du démembrement du Soudan de 2011.

Dans tous les cas, l’accord de paix qui a été signé début septembre n’est pas anodin non plus, si des accords officieux ont été passés entre le Soudan et Israël dans la contrainte d’une éventuelle attaque en provenance du sud contre Khartoum. Quoi qu’il en soit, le peuple soudanais a toujours affiché sa solidarité envers le peuple palestinien, ce qui laisse place à une autre hypothèse, qui est celui de piéger la junte militaire au pouvoir au Soudan, de les discréditer et ainsi laisser libre cours à un éventuel président qui serait mis en place par ces puissances occidentales. Car le but est bien là en fin de compte. Et le président sud-soudanais pourrait être aussi la prochaine cible. D’ailleurs, les pressions des États-Unis à l'encontre du président sud soudanais Salva Kiir, pour mettre en place un vice-président opposant, sous peine de voir le pays continuer de sombrer dans des violences armées sans fin, montre maintenant le plan mis en place à l’époque.

La ligne serait maintenant tracée. Sur la carte géographique, on constate que les déstabilisations en Égypte contre al-Sissi, le Soudan enclin à tomber dans un piège tendu par les États-Unis, le Soudan du Sud qui a le couteau sous la gorge à cause des groupes armés à la solde d’Israël, l'Éthiopie qui est aussi victime de déstabilisation en provenance de l'extérieur notamment à cause du barrage de la Renaissance, ces évènements montrent une volonté sans précédent d’arrêter la progression de la Chine et de la Russie dans la région de la Corne de l’Afrique.

Restent encore les populations que ces puissances occidentales ne peuvent convaincre facilement sous peine de voir une résistance des plus virulente se mettre en place à leur encontre.

 

3. Côte d'Ivoire: l'étau se resserre autour du président Alassane Ouattara

La Cour africaine de justice désavoue une nouvelle fois la Côte d'Ivoire en lui ordonnant ce vendredi 25 septembre de permettre à l'ex-président Laurent Gbagbo de réintégrer la liste électorale. Elle demande une suspension de sa condamnation. La libération des proches de l’opposant Guillaume Soro, l’étau à l’air de se resserrer sur l’actuel président Alassane Ouattara.

Décryptage de la situation par le géopoliticien Luc Michel.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV