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Venezuela : l'Inde rejoint le mécanisme de troc anti-dollar inauguré par l'Iran!

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'Inde a rallié le mécanisme anti-dollar signé Iran/Venezuela? (Photo d'illustration)

Ce corridor maritime stratégique Est-Ouest que l'Iran a ouvert fin mai et qui relie le golfe Persique aux Caraïbes fait très rapidement des émules non pas seulement dans le camp anti-US mais encore et pour comble du malheur des Américains, au sein même du camp des alliés des États-Unis. Alors que le second groupe de pétroliers iraniens se dirige à grande allure vers les côtes vénézuéliennes, l'Inde adhère de plain-pied le mécanisme de troc établi par l'Iran et le Venezuela lequel a consisté dans le cas iranien, à échanger l'essence contre l'or. Cela s'appelle la revanche de la Résistance : en été 2019, l'Inde a cessé ses achats en pétrole iranien sous la pression US, le voilà réintégré dans un circuit d'échange anti-dollar, fondé par l'Iran. 

L'entreprise privée indienne, Reliance, chargera ainsi sa première cargaison de brut vénézuélien cette semaine en échange de diesel dans le cadre d'un accord d'échange. 

Evidemment Reuters ne reconnaît cette énorme déculottée et citant d'obscures sources au sein de Reliance" prétend que " Washington a exonéré certains échanges de pétrole vénézuélien, dans les cas où les transactions sont effectuées en échange de carburant et de nourriture ou pour rembourser des dettes". Mais seuls les lecteurs non avertis y croiraient. L'embargo pétrolier US contre le Venezuela ne connaît aucun répit ni exception. Seulement ce génial contournement du dollar dont la fièvre vient d'atteindre le pré-carré US en Amérique du Sud tente même les alliés les plus proches de Washington. Et la fièvre est si grande que les États-Unis eux-mêmes semblent ne plus être en mesure de l'enrayer.  

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« Un pétrolier nommé Commodore chargera la cargaison de brut au Venezuela et l'expédiera en Inde », a déclaré le directeur du pétrolier NGM Energy avant d'ajouter : « Tous les détails de la transaction et du transport ont été partagés avec les autorités américaines, qui ont confirmé que la politique américaine autorisant de telles transactions était toujours en vigueur.  L'expédition est effectuée dans le cadre de l'échange humanitaire de pétrole contre du carburant diesel ».

Le mot "humanitaire" qui prête évidemment à sourire, vise, on s'en doute, à masquer une réalité à laquelle fait face l'Amérique, le régime des sanctions prend l'eau de toute part. c'est ainsi que le Commodore charge 1,9 million de barils de brut pour Reliance dans le principal port pétrolier du Venezuela, Jose, rendant ridicule la toute dernière menace de Trump formulée il y a deux jours lorsque le président US était de passage en Floride. Trump y a prédit "un grand événement au Venezuela propre à mettre fin au socialisme! 

 

En allusion à la présence de son homologue américain dans une campagne électorale en Floride, le président vénézuélien Nicolas Maduro n'a pas tardé à réagir aux allégations de Donald Trump et sa campagne qui veut mettre fin au « socialisme » au Venezuela, à Cuba et aux États-Unis. Donald Trump s’efforce de redorer son blason pour retrouver une partie de sa crédibilité perdue auprès du peuple américain, a dit Maduro, qui a annoncé que dans les prochains jours, la Force armée nationale bolivarienne (FANB) mènerait des exercices militaires pour consolider la souveraineté et la paix du Venezuela. Et le président ne croit pas si bien dire. Il y a deux jours une information est tombée sur les télex faisant état de l'interception et de la destruction d'un avion privé US dans le ciel vénézuélien par une armée de l'air bolivarienne qui ne tolère aucune entorse à la souveraineté aérienne du pays. 

Que cet incident coïncide avec un autre, produit sur les frontières avec le Mexique et en pleine base navale de Californie au cours duquel incident USS Bonhomme Richard a explosé n'augure rien de bon pour la suite de la politique sud-américaine de Washington: le régime de sanctions US secoué, omnipotence navale américaine remise en cause, les observateurs se demandent quel crédit accorder aux prédictions d'un président US qui ose encore promettre le feu de l'enfer au Venezuela et à Cuba. Pour le reste, certaines sources affirment que l'Iran s'apprête déjà à envoyer un troisième convoi de pétroliers en direction du Venezuela. 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV