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"Objectif satellitaire iranien? Une portée de 36 000 kilomètres"

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Le lanceur Qassed du CGRI transportant Nour-1, le premier satellite militaire iranien, décolle de sa rampe de lancement dans le désert central de l'Iran, le 22 avril 2020. ©Sepah News

Le commandant spatial de la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a affirmé qu’ils ont l’intention d’atteindre une orbite à 36 000 kilomètres d’altitude dans les prochaines années.

L’importance de cette orbite géostationnaire réside, affirme le général Ali Jafarabadi, dans le fait qu’elle est exploitée par les satellites de télécommunications et de télévision. C’est une orbite très stratégique sur laquelle les satellites sont fixes par rapport à un observateur terrestre. La mise en orbite du satellite est à la fois économiquement rentable pour le pays et un moyen de préserver les actifs spatiaux du pays, tels que les points d’orbite géostationnaire.

« Outre la complexité de la conception, de la fabrication et de l’assemblage de ce système, du moment du lancement au moment de l’injection du satellite, au moins 10 principaux processus mécaniques, chimiques et électroniques se produisent, chacun avec des détails en son cœur », a ajouté le général Jafarabadi évoquant la complexité des projets spatiaux.

Quelques semaines après le lancement avec succès de satellites d’observation Nour-1 par l’Iran, les Israéliens sont toujours en colère d’autant plus que leur ambassadeur à l’ONU a envoyé une lettre au Conseil de sécurité.

Danny Danon, l’ambassadeur israélien à l’ONU a envoyé le vendredi 8 mai une lettre au Conseil de sécurité en vue d’obtenir une condamnation de ce lancement. En continuant de répéter ses accusations, il a prétendu que l’Iran envoie des équipements militaires au Liban.

Ce diplomate israélien qui, avec d’autres dirigeants de ce régime et les États-Unis, s’inquiète de la fin de l’embargo sur les armes imposé à l’Iran, a récemment qualifié le lancement du satellite Nour d’action militaire et a appelé à une prolongation de l’embargo sur les armes.

Dans sa lettre, il a catégoriquement mis l’accent sur la poursuite des pressions et la prolongation des sanctions.

Le 22 avril dans la matinée, le premier satellite militaire de la RII a orbité autour de la Terre à 425 km après avoir été lancé depuis le désert central de l’Iran. Le général Hossein Salami, commandant en chef du CGRI, a pour sa part considéré cette mise en orbite comme le début de l’apparition d’une puissance mondiale.

« L’accès à l’espace n’est pas un choix, mais une nécessité. Nous devons trouver notre place dans l’espace », a de son côté affirmé le général Amir-Ali Hajizadeh, commandant de la Force aérospatiale du CGRI.

La mise en orbite du satellite iranien a fait couler beaucoup d’encre. Les États-Unis et les pays européens ont tenté de minimiser cette acquisition et l’ont qualifiée de violation de la Résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies et de menace pour le monde.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV