Après l’assassinat de Qassem Soleimani, Washington projette de mener des conflits par procuration contre la République islamique d’Iran sur divers champs de bataille, a-t-on appris d’un analyste de Rai al-Youm.
Dans un article, publié sur le quotidien en ligne Rai al-Youm, Bassam Abou Sharif, analyste du monde arabe, écrit : « Lorsque Donald Trump a ordonné l’assassinat du général de corps d’armée Qassem Soleimani et d’Abou Mahdi al-Mohandes, il n’était pas très difficile de prévoir que les États-Unis entendaient déclencher une guerre contre l’Iran, pas nécessairement à l’intérieur de l’Iran mais plutôt sur d’autres fronts comme l’Irak, la Syrie, le Yémen, la Palestine et le Liban et pas avec les militaires de leur armée mais avec leurs alliés et supplétifs tels qu’Israël et ses services secrets ».
Bassam Abou Sharif a ensuite mis en garde contre les « coups secrets » que les États-Unis et leurs alliés pourraient porter à l’Iran : « Pour préserver les acquis de la Résistance, il faut que celle-ci adopte une stratégie d’« attaque préventive » pour que les Américains et leurs alliés se sentent obligés de reculer ».
Selon l’analyste, « jetant un coup d’œil à la carte de l’Asie de l’Ouest et aux positions des forces qui y opèrent, il est facile à constater les signes d’un dossier que le pro-israélien Donald Trump dirige ».
L’article continue : « Les Américains projettent de déclencher et de mener une guerre par procuration en Irak et cela sans oublier la part d’Israël et ses attaques contre la Syrie, Gaza et le Hezbollah. Les raids aériens israéliens visant la Syrie et le Hezbollah n’ont apparemment qu’une seule cible : l’Iran ! Cependant, un avion russe a été également touché par une frappe israélienne ».
Bassam Abou Sharif pense que le président russe Vladimir Poutine pourra faire freiner Israël via une conversation téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ce qui entraînera le gel d’une partie du conflit que Donald Trump a déclenché contre l’axe de la Résistance.
« Au cas où la Russie ferait pression sur Israël pour l’empêcher de poursuivre ses attaques aériennes contre la Syrie, de nombreuses parties de la guerre déclenchée par Donald Trump seraient paralysées et les plans de Tel-Aviv et de Washington tomberaient à l'eau», a indiqué l’analyste arabe avant d’ajouter : « À présent, des conflits sont en cours en Syrie pour libérer Idlib et le nord du pays. Là, Israël prétend que ses attaques contre la Syrie prennent uniquement pour cible la présence de l’Iran et du Hezbollah dans ce pays arabe, ce qui est dans le cadre de la mission que les Américains ont confiée à Israël ».