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Zoom Afrique du 24 août 2019

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Sénégal : un scénario à la malienne ?

Dans ce numéro de Zoom Afrique :

L’actualité en Afrique :

  • Sénégal  : construction de l’un des plus grands parcs éoliens d’Afrique
  • Soudan du Sud : Salva Kiir met en garde les compagnies pétrolières contre la mauvaise gestion
  • Burundi : les opérateurs économiques encouragés à promouvoir l’agriculture et l’élevage

 

Les analyses de la rédaction :

Mali : l’ambassadeur US menace la population ?

Au Mali, la signature de l’accord militaire entre Bamako et Moscou fait bouger les États-Unis. L’ambassadeur des États-Unis s’est exprimé lors d’une visite dans les locaux de VOA à Bamako. Il a expliqué que les États-Unis faisaient le maximum pour rétablir la situation au Mali. Cela dit, il a aussi exprimé la certitude que le groupe terroriste la Macina Katiba allait recommencer ses attaques juste après la saison des pluies. Des paroles qui ressemble à une mise en garde, sachant que la Macina Katiba, affilié au groupe terroriste de Daech roule donc pour l’Occident.­ Pour rappel, vers fin novembre, les troupes militaires françaises ont annoncé la mort du chef de la Macina Katiba suite à une opération militaire. La ministre des Armées, Florence Parly, avait aussi confirmé la nouvelle à l’Assemblée nationale. Mais pas plus tard qu’un mois après, Amadou Kouffa est aperçu dans une vidéo et s’avérait donc être toujours en vie. Cela avait permis entre autres que le groupe se renforce et continue de mener des attaques et monter entre autres les ethnies maliennes les unes contre les autres.

Les propos de l’ambassadeur des États-Unis au Mali a prétendu que les luttes de Washington étaient les luttes contre l’extrémisme et le terrorisme. Des propos toujours tenus par Washington et ses alliés aussi bien au Moyen-Orient qu’en Afrique. Si l’ambassadeur émet le fait que des attaques auront lieu après la saison des pluies, c’est une menace envers la population qui continue de résister à l’occupation de leur territoire, et qu’il n’accepte pas la présence occidentale dans leur pays et les Maliens ne veulent surtout pas que leur destin soit aux mains des Occidentaux. Le Mali est un pays souverain et uni et sa population veille de plus en plus à préserver ces valeurs.

 

Sénégal : un scénario à la malienne ?

Au Sénégal, une grande partie des musulmans du pays ont manifesté contre l’influence des salafistes ce vendredi. À l'origine de la protestation : des injures qui auraient été adressées à des icônes religieuses du pays, via les réseaux sociaux notamment.

À Dakar, dans les rues, les protestataires souhaitaient avertir les autorités sur ce qu’ils considèrent comme une menace et ils réclament des lois contre les « salafistes » qui chercheraient à déstabiliser le pays et à compromettre « le vivre ensemble légendaire » qui caractérise le Sénégal, pays multiconfessionnel et multiethnique par excellence.

Serigne Masou Cissé, journaliste et écrivain, a affirmé que « le ver est dans le fruit ». Et quand je dis que le ver est dans le fruit, c’est parce qu’il y a des gens qui se réclament de l’islam et qui s’attaquent aux musulmans », expliquait-il. « Ce sont ces gens qu’il faudra dénoncer, pour leur dire que l’islam est une religion de paix. Donc je suis tout à fait d’accord qu’on organise une marche pacifique. »

Chez les religieux, la colère se fait sentir aussi. « Pourquoi ces étudiants qui étaient en Arabie saoudite sont-ils revenus dans notre pays pour insulter nos références, ­­­nos guides religieux ? », interroge Maodo Malick, prêcheur dans une télévision privée locale. Il fustige les attaques contre les icônes religieuses sénégalaises « Ça pose un problème, ça peut même menacer la stabilité de l’État sénégalais. »

Les initiateurs de cette marche craignent des troubles sociaux au Sénégal suite à ces attaques. Mame Makhtar Gueye, le président de l’ONG islamique Jamra, dit vouloir alerter les autorités politiques. « Vous savez très bien que dans le nord et le centre du Mali, c’est parti comme ça. Ils avaient poussé le bouchon jusqu’à détruire des mausolées d’hommes saints », dit-il. « La conséquence est que ça s’est traduit par des confrontations ethniques. Nous avons donc décidé aujourd’hui d’alerter pour que les autorités prennent leurs responsabilités. »

Pour certains observateurs, ces injures contre des religieux musulmans ont pour objectif de créer des tensions entre confréries. « Ils ont tenté par tous les moyens d’infiltrer notre pays, d’infiltrer les mosquées, d’infiltrer les confréries pour déstabiliser notre pays », estime Serigne Mbacke Ndiaye. ancien ministre et porte-parole d’Abdoulaye Wade. « Ils n’ont pas réussi au moment où nous parlons parce que les forces de sécurité et de défense sont vigilantes. Maintenant, ils veulent essayer par d’autres moyens, par d’autres voies, de déstabiliser notre pays, mais ça ne marchera pas. »

Certains Sénégalais redoutent une confusion qui peut déboucher sur des conflits interreligieux. Un mémorandum a été déposé au ministère de l’Intérieur. Les protestataires vont aussi demander au Parlement sénégalais de légiférer pour sanctionner ceux qu’ils considèrent comme des fossoyeurs de la paix sociale au Sénégal.

Les puissances qui cherchent à faire du Sénégal une base navale grandeur nature tentent de reconduire le scénario malien au Sénégal à savoir créer des conflits interreligieux ou interethniques à l’aide de courants pseudo-religieux proches de certaines capitales du golfe persique. La population sénégalaise, consciente du danger, évite de laisser ce schéma se mettre en place. Comme au Mali, le peuple sénégalais montre à nouveau, à travers ces manifestations pacifiques, qu’il ne tombera pas dans un piège. Les Sénégalais, les Maliens ainsi que les populations sahéliennes préservent l’unité et la souveraineté de leur pays.

 

G7 Biarritz : cinq pays africains seront là pour discuter du nouveau plan sur le G5 Sahel

Cinq pays africains sont invités au G7 de Biarritz en France. L’Égypte, l’Afrique du Sud et le Rwanda, la « troïka » de l’Union africaine, de même que le Sénégal et le Burkina Faso, qui président respectivement le Nepad et le G5 Sahel.

Ils aborderont les thèmes qui concernent l’Afrique, à commencer par l’insécurité au Sahel.

Le média RFI continue sa politique qui consiste à dénigrer l’Afrique en affirmant que « ce n’est pas parce que le G7 réunit les démocraties libérales les plus avancées que sa présidence française entend faire l’impasse sur l’Afrique. Au contraire. À Biarritz, Paris souhaite notamment faire débloquer le financement des forces de sécurité des États sahéliens, qui luttent contre les terroristes ». Une France qui gère la crise des Gilets jaunes d’une manière aussi répressive ne devrait peut-être plus tenir ce genre de propos. Ces nouveaux fonds seraient loin d’être une aubaine pour ces pays africains, dont l’armée nationale n’en verrait jamais la couleur.

D’ailleurs, après que la France a pris la tête du G5 Sahel, des fonds ont été débloqués à plusieurs reprises, mais ce sont surtout les troupes militaires françaises qui en ont bénéficié en majorité. Les États-Unis, qui avaient opté pour débloquer des fonds pour le G5 Sahel, n’ont visiblement pas eu besoin de le faire. En effet, suite à cet accord entre Paris et Washington, la France recule de plus en plus dans son pré carré de l’Afrique de l’Ouest pour laisser la place aux États-Unis. C’est ainsi que leur accord a été mis en place. Le coup des USA consistait surtout à garder la France dans un bourbier, sans lui donner la possibilité de s’en sortir ou de trouver des fonds ailleurs, par exemple du côté de Riyad, qui n’a finalement débloqué aucun fonds, ou même du côté des Nations unies.

Il a d’ailleurs longtemps été question de transformer le G5 Sahel en mission des Nations unies, mais cela ne fait pas l’unanimité. Washington, surtout, hésite à financer une énième mission onusienne en Afrique, parce que trop chère, trop compliquée à ses yeux. Les États-Unis ont préféré donc accaparer des territoires que la France occupait pour ainsi déployer ses bases militaires et surtout aériennes, notamment au Niger.

À Biarritz, la France va émettre des propositions concernant le Sahel et voir si les États-Unis vont accepter ou non. Paris demande l’implication de plus de pays et donc de lancer un nouveau partenariat dans le cadre du G5. Reste à savoir ce que le président Trump proposera. ­­­

Les participants africains au sommet ne manqueront pas, quant à eux, de soulever deux questions qui ­­­­restent en suspens. Les sommes allouées par les pays du G7 et la zone d’intervention exacte de ce partenariat, qui pourrait s’étendre jusqu’aux rives du lac Tchad.­­­­­­­

Mais les choses pourraient être bien différentes à la vue des nouveaux plans que Washington a mis en place en Afrique aussi bien pour le volet économique que militaire.

Le G5 Sahel était à la base une initiative entièrement africaine sur laquelle la France a mis la main dans un premier temps pour ne pas laisser les forces armées nationales se développer et garder un contrôle sur les faits et gestes de l’Afrique de l’Ouest.

 

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV