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Israël a perdu sa "suprématie stratégique" (Amos Harel)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La Galilée dans le nord de la Palestine occupée, dit Israël (Archives)

L’année 2018 était, certes, une année difficile pour le régime israélien, les Israéliens prévoient, pourtant, un avenir encore plus dur, pour cette entité qui s'apprête à traverser une zone de forte turbulence. 

L’analyste israélien des questions militaires Amos Harel s’est penché, dans un article paru par le journal israélien Haaretz, sur les menaces auxquels le régime israélien fait face, depuis le Liban jusqu’en Irak, reconnaissant le déclin de la « suprématie stratégique israélienne » en 2018.

Or la plus importante raison de cette perte de « suprématie  stratégique» réside dans le fait que l’axe de la Résistance gagne en influence et en puissance à travers la région, ce qui est le résultat des victoires militaires de l'État syrien.

" En rapport avec cette nouvelle donne régionale, Israël se trouve confronté à une nouvelle donne sécuritaire intérieure. Tel-Aviv a dépensé des trésors d’énergie pour s'assurer une puissance à toute épreuve, et ce, en provoquant des guerres qui impliqueraient ses adversaires".  

Amos Harel évoque plus loin dans son article, les "missiles de haute précision du Hezbollah", "réalité inquiétante qui préoccupe aussi bien l’opinion publique que les médias israéliens". À cela s’ajoute le renforcement de la puissance balistique syrienne et irakienne, les mêmes qui disposent désormais des systèmes de missiles sophistiqués "livrés par l'Iran" et ce, au mépris des "lignes rouges fixées par Israël".

Mais les déboires israéliens n'en restent pas là : Harel relève les failles organiques qui paralysent "l'action de la force terrestre israélienne", failles qui rendent "l'armée de terre" particulièrement impuissante à faire face aux scénarios du Hezbollah " destinés à conquérir la Galilée" : "Les forces terrestres, qui reposent encore en partie sur une importante contribution des réservistes, sont-elles prêtes à faire face à des scénarios les plus extrêmes? C’est l’un des sujets qui anime les débats au ministère des Affaires militaires... et qui a poussé même la Knesset à ouvrir une enquête sur les dysfonctionnements de l'armée... Lorsque les généraux cesseront de se sentir offensés par ces révélations, l'armée israélienne découvrira que ce n'est pas une mauvaise idée de se renseigner de temps en temps... Dans l'armée, les opinions sur les forces terrestres sont partagées. Les démarches du chef d'état-major Gadi Eisenkot visant à amener l'armée israélienne sont-elles suffisantes? Certaines personnes croient qu'il est en retard de plusieurs décennies".

Et Amos Harel d’ajouter : Il y a, en même temps, des divergences de vue entre les autorités israéliennes sur des "priorités défensives d’Israël". Le Premier ministre Benyamin Netanyahu estime qu’Israël devra se focaliser sur le renforcement de la force aérienne, la technologie et le secteur de renseignements alors que de nombreuses autres voix plaident pour un renforcement des forces terrestres de l’armée". Une chose est sûre : " Avec de si profondes divergences, et face aux ennemis de plus en plus forts et soudés, le prochain ministre des Affaires militaires, le général Aviv Kochavi, saura-t-il à même de relever autant de défis?" 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV