Moscou accuse les États-Unis de déstabiliser la région en violant les accords internationaux et exonère l’Iran de toute responsabilité à cet égard.
« Moscou qualifie les récentes déclarations de l’ambassadeur américain à Londres sur l’accord nucléaire iranien d’“erronées et d’inappropriées” », a déclaré le jeudi 16 août la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, citée par RT.
« Sur le dossier iranien, le Royaume-Uni devrait se ranger du côté des États-Unis plutôt que de Bruxelles », avait déclaré Robert Wood Johnson, l’ambassadeur américain à Londres, au sujet de l’accord sur le nucléaire iranien (PGAC), tout en appelant l’allié le plus proche des États-Unis à revenir sur sa position.
De plus, dans un article publié par le journal britannique The Daily Telegraph, Johnson a incité le Royaume-Uni à abandonner ses voisins européens qui essaient de sauver l’accord avec l’Iran et unissent leurs forces pour contrer la décision des États-Unis consistant à imposer des sanctions plus sévères ».
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« Ce n’est pas Téhéran qui déstabilise la région, mais plutôt ceux qui violent impunément les accords internationaux, en particulier dans un domaine aussi délicat que la sécurité nucléaire », a souligné Maria Zakharova.
« Les États-Unis tentent de déstabiliser l’Iran par des sanctions économiques illégales et par des pressions politiques », a-t-elle conclu.
Le 8 mai 2018, lors d’une allocation à la Maison-Blanche, Donald Trump a annoncé la sortie des États-Unis du Plan global d’action conjoint (PGAC) et le rétablissement des sanctions d’ici 90 à 180 jours.
En dépit de la ferme opposition de la communauté internationale, Trump a ordonné, le 6 août, l’entrée en vigueur du premier train de sanction contre l’Iran. L’Union européenne n’a pas tardé à réagir en activant la loi dite de « blocage », destinée à contrer l’extraterritorialité des sanctions américaines.