En réaction aux allégations du secrétaire d’État américain, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que le peuple iranien ripostera avec une solidarité exemplaire à de telles déclarations ou mesures interventionnistes.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qassemi, a dénoncé ce lundi 23 juillet les « allégations insensées et sans fondement » du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, devant un groupe d’Iraniens résidant aux États-Unis dans l’état de Californie.
Qassemi a affirmé que les propos hypocrites de Pompeo étaient un pur geste de propagande montrant plus qu’en tout autre temps le profond désarroi de l’administration américaine après la sortie illégitime de ce pays du Plan global d’action conjoint (PGAC, accord sur le nucléaire iranien). « Or, les États-Unis se trouvent plus que jamais désemparés à cause de cette mesure unilatérale et irréfléchie qui, loin d’aboutir aux résultats escomptés, a conduit ce pays vers l’isolement sur la scène internationale », a affirmé le porte-parole, ajoutant :
« Ces déclarations représentent un exemple explicite de l’ingérence américaine dans les affaires intérieures de l’Iran et s’inscrivent dans le cadre de la politique destructrice que suivent les États-Unis depuis de longues années dans la région, au mépris de leurs engagements internationaux. »
Bahram Qassemi a dénoncé la ruse et l’approche contradictoire des États-Unis qui, d’une part, appliquent des sanctions cruelles et illégitimes contre les Iraniens, les assimilent au terrorisme et leur imposent des restrictions d’entrée sur le sol américain et de l’autre, par ruse et tromperie, leur font miroiter une amitié creuse.
Il a ensuite fait allusion à l’historique des immixtions du gouvernement américain pour dire combien elles leur avaient coûté cher et dont la Maison-Blanche aurait dû en tirer une leçon.
Nul citoyen iranien, soucieux de l’identité historique et de la dignité de sa patrie, oubliera jamais les innombrables cas de comportements anti-iraniens du gouvernement américain à travers le temps, a estimé le porte-parole de la diplomatie iranienne.
Qassemi en a évoqué plusieurs exemples, dont le coup d’État de 1953 qui a abouti au renversement du gouvernement élu et légitime en Iran, l’appui inconditionnel aux terroristes criminels et aux groupes séparatistes, l’appui à Saddam Hussein pendant les huit années de guerre imposées à l’Iran et l’abattement, en 1988, d’un avion de ligne iranien au-dessus du golfe Persique.
Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, ce stratagème ne se limite pas au peuple iranien. « Ils ne sont honnêtes, pas même, envers leur propre peuple », a-t-il souligné.
Le peuple iranien qui ne s’est jamais résigné, au fil de l’histoire, aux politiques arbitraires d’aucune puissance étrangère, fera certainement fi, dans les circonstances névralgiques actuelles, des politiques du président US et d’une bande de bellicistes au sein du gouvernement américain ; « Ceux-là mêmes qui ne sont pas dignes de confiance, de l’aveu de certains alliés des États-Unis ».
Les propos de dimanche soir du secrétaire d’État américain montrent, selon M. Qassemi, combien le peuple iranien et son passé lui sont étrangers.
« Il est censé le savoir et les intérêts du peuple américain l’exigent : avant de se lancer dans toute évaluation ou tout jugement sur d’autres sociétés ou nations au monde, il faut avoir une connaissance étendue des réalités qui les caractérisent. Et en parlant du peuple iranien, grâce à son intelligence et sa maturité et en s’inspirant de l’expérience du passé, il surmontera assurément tous les complots anti-iraniens des puissances étrangères. »