Sans écarter la possibilité d'utiliser son droit de veto si la diplomatie échoue, le gouvernement italien espère convaincre l'Union européenne de lever les sanctions contre la Russie, qui selon lui, ont nui non seulement à l’économie italienne, mais aussi à l’ensemble de l’Europe.
En visite à Moscou, le lundi 16 juillet, le ministre italien de l’Intérieur a réitéré le ferme soutien du nouveau gouvernement italien au président russe, Vladimir Poutine. Appelant à la réintégration de la Russie au G7, Matteo Salvini est allé jusqu’à indiquer que la possibilité d’un veto à la prolongation des sanctions contre la Russie, en vigueur depuis 2014 et suite au rattachement de la Crimée à la Russie, ne serait pas écartée, rapporte Sputnik.
Indiquant que l’économie italienne perdait 7 millions d'euros (8,2 millions de dollars) par jour à cause des sanctions, le ministre italien a dit lors de sa conférence de presse, tenue lundi à Moscou : « Le veto à une nouvelle prolongation des sanctions ne nous fait pas peur. »
«Nous serons l'une des premières voix à soutenir la levée des sanctions », a poursuivi M. Salvini.
Auparavant, Giuseppe Conte, le nouveau Premier ministre italien avait annoncé que son gouvernement envisageait d’exiger une révision des sanctions à l’encontre la Russie et que la possibilité d’opposer son veto à la prolongation des sanctions lors du Conseil de l’UE serait examinée.
Or, les sanctions de l'UE ont été prolongées de six mois (jusqu’au 31 janvier 2019) lors du Conseil de l’UE tenu à la fin du mois de juin.
Confrontée, depuis le début du conflit en Ukraine et le rattachement de la Crimée à la Russie en 2014, Moscou riposte aux sanctions de l’UE par un embargo sur les importations européennes.