À l'issue de la réunion interministérielle sur le programme nucléaire iranien à Vienne, le chef de la diplomatie russe a déclaré que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni se sont accordés pour poursuivre leurs échanges commerciaux avec l’Iran.
Le 6 juin dernier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, affirmait que des experts de Russie, de Chine, de France, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de l'Iran examineraient ensemble les différents moyens permettant de développer le commerce avec Téhéran malgré la décision de Washington de se retirer de l'accord nucléaire iranien.
Or, des formats de travail qui ne dépendront pas du dollar et qui seront réalisés par des entreprises qui voient plus d'avantages à commercer avec l'Iran qu'avec les États-Unis ont été élaborés.
« Ils sont tous [la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni] unanimes pour dire que les sanctions américaines sont illégales et inacceptables », a précisé M. Lavrov.
L’Union européenne a également publié un communiqué donnant la priorité au maintien des canaux bancaires, des exportations de pétrole et de gaz iraniens et des investissements en Iran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a affirmé, lundi 9 juillet, à l’issue de la réunion interministérielle sur le programme nucléaire iranien à Vienne qu’il communiquerait aux autorités de Téhéran la feuille de route élaborée par les membres de la commission. « L’Iran se réserve le droit de réagir face aux transgressions flagrantes des États-Unis, à leur retrait unilatéral de l’accord sur le nucléaire. C’est à la demande des autres parties concernées par l’accord que nous avons retardé nos mesures de rétorsion, pour être surs que nos intérêts seraient assurés », a-t-il expliqué.
Washington a rétabli ses sanctions visant l'Iran ainsi que les entreprises ayant des liens avec Téhéran qui doivent se retirer de la République islamique dans un délai de 180 jours. Le département d’État américain a en outre appelé les pays du monde à cesser leurs importations de pétrole iranien d'ici le 4 novembre sous peine de s'exposer aux sanctions américaines.