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Face à l'Iran, les USA ont retenu une option bien dangereuse

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La manifestation anti-Trump à Téhéran, en avril 2018.©IRNA

Dans une interview accordée au site Truthdig, le représentant permanent iranien auprès des Nations unies a qualifié d’insensées les spéculations de l’administration américaine concernant l’Iran et le Moyen-Orient. Le représentant dénonce les Etats-Unis, violateurs du droit international et des accords importants comme la Déclaration d’Alger ou encore le Plan global d’action conjoint (PGAC).

« L’administration américaine n’a recours qu’au langage de la menace ou des sanctions. Elle s’ingère dans les affaires des autres. Les politiques américaines au Moyen-Orient sont à la fois coûteuses et dangereuses. Ce sont des politiques qui n'apportent rien, si ce n'est, la crises et l’instabilité dans les pays attaqués par les États-Unis et les faits sont là pour nous le prouver», a affirmé Khochrou, représentant permanent iranien auprès des Nations unies.

Gholom Hossein Khoshroo. ©irna.ir

« Depuis 40 ans, Washington ne cesse de violer les accords internationaux : la Déclaration d'Alger, l'accord de Paris et évidemment l'accord nucléaire conclu avec Téhéran. En effet, ce désengagement ne date pas de l'ère Trump. Dès 2015, les Américains ont commencé à faire l'entorse au PGAC sous différentes formes.  L'ex président américain, Obama ne souhaitait qu'une mise en application partielle de l'accord nucléaire et non pas son intégralité ». », a précisé Khochrou.

Plus loin dans ses propos, Khochrou a détaillé tous les désengagements de l'équipe Obama envers l'accord nucléaire, dont elle même a été signataire : 

« Le bureau de contrôle des actifs étrangers (Ofac) du département américain au Trésor n'hésitait pas à donner des réponses bien vagues aux questions posées par les entreprises européennes au sujet des sanctions. Mais l’administration Obama apportait du moins son soutien verbal au PGAC, contrairement à Trump qui, depuis le début, a qualifié le PGAC de plus mauvais accord de l’histoire des États-Unis et qui s’est finalement retiré de l’accord nucléaire de manière unilatérale », a-t-indiqué Khochrou.

Évoquant les évolutions yéménites le représentant iranien a souligné : « les aventurismes militaires de l’Arabie saoudite et son acharnement sur une option militaire ont bloqué la voie à une solution pacifique. Les États-Unis et le Royaume-Uni soutiennent militairement l’Arabie saoudite. Ils lui fournissent des armes, bombes et munitions. Les Émiratis bombardent les Yéménites. Jetez un coup d’œil aux frappes aériennes lancées par les Saoudiens sur le Yémen : ils frappent les funérailles, les cérémonies de mariages, les fermes, les maisons. Toutes ces actions sont condamnables, car le règlement de la crise yéménite ne passera que par une voie politique ».

Et Khochrou de poursuivre : « les armes livrées aux "rebelles modérés" ne visaient en effet qu'à renverser l’État syrien. Les États-Unis étaient bien conscients que ces armes finiraient entre les mains des groupes terroristes comme Daech, le Front al-Nosra. La politique qui consiste à armer les terroristes était par conséquent dès le début vouée à l’échec ».

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV