Selon le ministre russe des Affaires étrangères, les pays européens font l’objet de pressions américaines en rapport avec le Plan global d’action conjoint (PGAC, accord nucléaire iranien).
« Suite au retrait américain de l’accord nucléaire, les trois pays européens signataires, à savoir la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont réitéré qu’ils continueraient d’adhérer à cet accord », a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par l’agence de presse russe ITAR-TASS.
Par la suite, Lavrov a évoqué les récentes prises de position du président américain, Donald Trump, sur l’accord nucléaire signé en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances.
Les États-Unis ont posé aux pays européens un ultimatum pour qu’ils arrêtent le commerce avec l’Iran ; des restrictions sur l’exportation de certains articles vers l’Iran ainsi que sur l’importation du pétrole en provenance de ce pays en font partie, selon le chef de la diplomatie russe, qui évalue ces mesures dans le cadre du plan américain pour l’intensification des pressions sur l’Europe.
Lavrov a affirmé qu’avec leur retrait de l’accord nucléaire, les États-Unis avaient perdu tous leurs droits en rapport avec cet accord.
« L’accord nucléaire garantit certains droits à ses signataires ; du coup, en se retirant de l’accord nucléaire, les États-Unis ont perdu tous leurs droits légaux prévus par ce document. C’est une réalité que les Américains ne semblent pas vouloir renier. »