TV

"C'est une erreur que de faire trop de confiance aux Américains." (Tomás Alcoverro)

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 20 mars 2018. ©AFP

Le journal espagnol La Vanguardia publie un article signé Tomás Alcoverro qui fait un constat : tous les dirigeants du Moyen-Orient, qui s’alignent sur la politique de l’Occident, deviennent victimes de ses revirements diplomatiques.

« Considéré à une certaine époque comme l’un des principaux alliés de Washington dans la région du Moyen-Orient, l’ancien président irakien Saddam Hussein a été victime de ces mêmes revirements diplomatiques: il s’est mué en ennemi des États-Unis, ceux-là même qui, en 1980, l'ont poussé à attaquer l’Iran », lit-on dans l'article.

« Prétextant l’existence de stocks d’armes de destruction massive, l'Irak a fait l’objet d’une offensive d’envergure puis une longue occupation des États-Unis », ajoute-t-il. 

Le journaliste espagnol évoque ensuite l'intervention militaire occidentale de 2011 contre la Libye et le sort réservé à l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, identique au sort qu'a connu Saddam Hussein et il précise que Saddam a aussi payé le prix fort des revirements des politiques de l’Occident.

En allusion au renversement des anciens présidents égyptien et tunisien, respectivement Hosni Moubarak et et Zine el-Abidine Ben Ali, Tomás Alcoverro ajoute que seuls les régimes israélien et saoudien sont pour le moment exonérés des changements politiques des États-Unis au Moyen-Orient et souligne : " Israël étant un allié fidèle des Américains qui jouent plutôt leur jeu dans la région, ne risque pas grand-chose. Quant à l'Arabie saoudite qui abrite les lieux saints de l’islam, à savoir La Mecque et Médine, ainsi que d'énormes gisements pétroliers et gaziers, c'est une toute autre paire de manches; Riyad est pour le moment préservé des foudres de l'Occident puisqu'il met sans cesse la main à la poche. Mais à disposer trop librement des deniers publics, le régime saoudien s'expose à un danger autrement mortel : la colère de sa population".    

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV