En première réaction aux événements survenus le lundi 16 octobre à Kirkouk, le chef de l’autorité autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a affirmé que ces événements étaient le résultat des décisions unilatérales de certaines personnalités kurdes.
À l’antenne de la chaîne kurdophone Rudaw, Massoud Barzani n’a pas cité ce mardi 17 octobre le nom de quelqu’un de particulier, mais il faisait très probablement référence à l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), rivale de son propre Parti démocratique du Kurdistan (PDK).
Dans un communiqué, Barzani a promis aux Kurdes de préserver ses acquis. Il a aussi prétendu que les Kurdes risquaient d’être massacrés alors qu’ils avaient juste défendu leur identité.
Sur l’ordre du Premier ministre irakien Haïder al-Abadi, les forces irakiennes sont entrées lundi dans la province de Kirkouk et son chef-lieu éponyme.
Le gouvernement fédéral de Bagdad avait établi, dans un premier temps, un délai de 48 heures avant l’arrivée des forces irakiennes à Kirkouk, délai qu’il a reconduit plus tard de 24 heures.
Une fois expiré le délai, les forces irakiennes ont commencé lundi matin leur opération pour rétablir la sécurité dans la ville de Kirkouk.
Les forces affiliées à Barzani et les éléments terroristes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) avaient menacé de ne pas se retirer de Kirkouk, se déclarant prêts à mourir pour cette ville pétrolifère.
Pour sa part, le gouvernement fédéral irakien a plus d’une fois mis en garde contre les agissements des responsables séparatistes du Kurdistan dans la ville de Kirkouk. Certains commandants militaires irakiens avaient même annoncé que Kirkouk était occupée, appelant à libérer cette ville.
Lundi, simultanément à l’arrivée des forces irakiennes à Kirkouk et au retrait des Peshmergas de la ville, les forces fidèles à Barzani ont accusé celles de l’UPK de trahison.