Entre Riyad et Doha, c'est une rivalité sans fin! Un haut responsable somalien a souligné que l’Arabie saoudite avait accordé une aide financière de 50 millions de dollars à la Somalie, excluant tout changement de position de Mogadiscio envers la tension opposant Riyad à Doha. Cette décision intervient alors qu'Ankara, allié de Doha, compte bien s'implanter par base militaire interposée en Somalie, façon d'avoir une assise en Afrique de l'est.
La subvention saoudienne à la Somalie est intervenue une semaine après la visite à Riyad du président somalien, Mohamed Abdullahi Farmajo.
Le diplomate somalien Abderrahman Omar Osman a confié à l’agence de presse Reuters que son pays saluait l’aide financière de Riyad, affirmant que les relations Doha/Mogadiscio étaient amicales et profondes.
Il a cependant rappelé que la Somalie n’avait pas besoin de prendre parti pour un pays contre un pays tiers. Le porte-parole du gouvernement saoudien n’a pas encore réagi à cette information.
Contrairement à l’Arabie saoudite, le Qatar ne compte pas parmi les principaux partenaires commerciaux de la Somalie. Cependant, les médias somaliens ont rapporté que Doha avait aidé financièrement le président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo, pour sa campagne électorale.
L’impartialité de la Somalie s’avère importante pour le Qatar, puisque le ciel somalien est d’ores et déjà disposé à accueillir les avions des compagnies aériennes qataries, et ceci , en cas de sanctions imposées par quatre pays arabes (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte et Bahreïn) peut apparaître crucial pour Doha.
En outre, du point de vue stratégique, la Somalie est un pays situé à l’extrémité orientale de la Corne de l’Afrique et au sud du golfe d’Aden, l’une des plus importantes zones de transports maritimes du monde.