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Liban: la volte-face des détracteurs du Hezbollah après la bataille d'Ersal

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les forces du Hezbollah dans la bataille d'Ersal. ©Al Hadath News/Alam al-Harbi

Alors que les forces de la Résistance continuent leurs avancées face aux terroristes dans les hauteurs d’Ersal, les adversaires du Hezbollah à l’intérieur du Liban commencent à reconnaître la très grande importance de ces opérations dans les régions frontalières près de la Syrie.

Selon l’agence de presse iranienne IRNA, ce changement de ton est perceptible notamment dans les analyses publiées par les médias libanais.

« Ce qui est en train de se produire dans les hauteurs d’Ersal fait rappeler la lutte contre l’ennemi israélien. C’est une lutte aux dimensions internationales ; elle ne concerne pas seulement le Liban ou la Syrie. (…) Une partie du Liban était occupée par les terroristes. Tout comme il a résisté devant Israël dans le Sud, le Hezbollah a lancé ces opérations afin d’y déraciner le terrorisme. Certes, le rôle de l’armée en tant qu’alliée dans ces opérations ne doit pas être ignoré », écrit le journal Al Joumhouria.

Selon ce journal, les Libanais sont tous pour ce combat, bien que certains veuillent rester dans le déni et poursuivre leur animosité.

Al Akhbar, autre journal libanais, fait rappeler les victoires du Hezbollah face à Israël, en 2000, aussi bien que dans la guerre de 33 jours, en 2006, pour dire :

« Par sa résistance face aux terroristes qui a abouti à la libération des hauteurs d’Ersal, le Hezbollah s’est affirmé, une fois de plus, comme étant le défenseur du pays et ce, dans des conditions où le gouvernement semble être incapable d’assumer son rôle sur la scène politique et de prendre des décisions adéquates pour défendre l’intégrité territoriale du pays. »

Le journal Al Akhbar ajoute que la bataille d’Ersal a enfoncé les courants hostiles envers la Résistance dans l’isolement. Même le courant al Mustaqbal se soustrait à clarifier sa position à ce sujet et se borne à soutenir l’armée.

Le journal Al Binaa établit une analyse en ces termes :

« Lorsque les opérations de libération des régions frontalières entre le Liban et la Syrie seront complètement terminées, les forces de la Résistance pourront se redéployer sur la frontière libano-israélienne et tuer dans l’œuf tout aventurisme des responsables de Tel-Aviv. Cela renforcera la capacité de dissuasion en dehors des frontières libanaise et syrienne. En plus, une partie des forces de la Résistance pourrait être transférée à l’intérieur de la Syrie, avec pour mission de neutraliser les agissements américano-israéliens contre l’armée syrienne et les forces de la Résistance. »

Et le journal Annahar évoque le « silence prémédité » du gouvernement libanais. Selon Annahar, le gouvernement libanais craint que les conséquences intérieures de ces opérations réussies ne lui compliquent la gestion des prochaines étapes du processus politique en cours. « Or, la bataille d’Ersal est censée en finir à jamais avec les groupes terroristes armés dans cette région et bien plus que cela, déterminer le sort des deux groupes terroristes Front al-Nosra et Daech, sur un beaucoup plus vaste plan.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV