La chancelière allemande, Angela Merkel, a mis en garde Londres contre le non-respect des règles du marché commun.
Lors de son premier discours en 2017, prononcé à Cologne et repris par Der Tagesspiegel, la chancelière Angela Merkel a averti Londres que s’il ne respectait pas les principes fondamentaux de la liberté du marché commun européen, après son départ de l’UE, son accès à ce marché serait réduit.
« Si le Royaume-Uni veut avoir accès au marché commun, il doit respecter les principes des quatre libertés, y compris la liberté de circulation des personnes », a-t-elle averti.
Selon Merkel, Berlin ne permettra pas à Londres de bénéficier de conditions trop avantageuses, car cela pourrait avoir des conséquences fatales pour les 27 États membres de l’Union qui pourraient vouloir lui emboîter le pas.
« L’important est de clarifier que, par exemple, un accès au marché commun exige le respect des principes des quatre libertés. Dans le cas contraire, nous devrons négocier avec Londres pour réduire son accès à ce marché. Les quatre libertés sont la libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux. »
La protestation allemande avait déjà été exprimée par le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, il y a quelques mois, après que le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, avait qualifié d’insignifiante l’idée que l’accès au marché unique et la libre circulation des personnes étaient liés. Or, le ministre allemand a proposé d’envoyer au ministre britannique une copie du traité de Lisbonne pour dissiper ses doutes. « Si vous avez besoin de précisions, je peux vous rendre visite et vous éclairer avec mon bon anglais », a-t-il proposé.
Dès le début des négociations avec Londres, Merkel a été parmi les personnes les plus enclines à faire des concessions dans le but de maintenir le Royaume-Uni dans l’UE.