Le chef d’état-major de l’armée russe, le lieutenant général Viktor Poznikhir, a fait part de la coopération de son pays avec la Chine afin de faire face à la menace nucléaire et au déploiement du bouclier antimissile américain.

Viktor Poznikhir a pointé du doigt les États-Unis pour avoir développé le bouclier antimissile et le plan d’une attaque atomique.
S’exprimant aux côtés du représentant chinois lors du forum sécuritaire de Xiangshan à Pékin, Poznikhir a indiqué : « Le bouclier antimissile a considérablement modifié l’équilibre des armes offensives et il demande la planification d'une attaque préventive plus efficace. »
« Équipés de missiles atomiques, les États-Unis cherchent à accéder à la capacité d’attaquer toute les régions de l’échiquier international, dont la Russie et la Chine », a-t-il averti.
Il a annoncé que la Chine et la Russie allaient organiser un deuxième exercice conjoint de défense antimissile en 2017, après celui qui a déjà eu lieu cette année.
Selon ce militaire russe, l'organisation de tels exercices militaires est justifiée par le fait que les deux pays cherchent à se prémunir contre la menace militaire et nucléaire des États-Unis.
Viktor Poznikhir a rejeté la prétention de Washington selon laquelle le déploiement du bouclier antimissile visait à contrer les menaces balistiques iraniennes et nord-coréennes.
« Sous le prétexte de faire face aux menaces balistiques iraniennes et nord-coréennes, ce système représente en réalité une menace pour les missiles russo-chinois en développement », a-t-il argué.