En visite à Téhéran, le ministre russe de l’Agriculture, Alexandre Tkatchev, a déclaré, lors d’un point de presse, que les Russes étaient prêts à entretenir des coopérations économiques étalées sur la longue durée avec l’Iran.
Lors d'un point de presse conjoint avec son homologue iranien, le ministre russe de l’Agriculture a fait un aveu : « Les Russes ne connaissaient pas jusqu’ici les vrais potentiels dont dispose le marché iranien mais nous sommes désormais prêts à entretenir des relations économiques à long terme avec l'Iran ». Répondant à la question de savoir si le grand intérêt affiché par la Russie à s’approcher de l’Iran renvoyait à son bras de fer avec la Turquie, le ministre russe a rejeté tout rapport entre ces deux dossiers. « L’Iran et la Russie se trouvent aujourd'hui sur le même pied d’égalité en termes économiques. Par le passé, nous n’avons pas sur metter à profit des opportunité que nous offre le marché iranien mais maintenant nous entendons élargir nos relations économiques », a-t-il ajouté.
De son côté, le ministre iranien de l’Agriculture, Mahmoud Hodjjati, a fait part du désire de son pays de donner de l’essor à ses relations économiques avec les Russes. « Les deux parties sont résolues à établir un réel partenariat mais les échanges commerciaux et de marchandises telles que la viande, le poulet, voire du bois nécessitent une série de préparatifs techniques et il nous faut du temps pour pouvoir parvenir à un accord là-dessus », a précisé le ministre iranien.
Selon le Service fédéral des douanes de Russie, en 2015, les exportations russes vers l'Iran ont constitué 484,4 millions de dollars, soit 3,1% de l'ensemble des produits agricoles et alimentaires exportés.
En termes d'exportations prédominent les céréales (91%), dont Moscou envisage d'augmenter prochainement les livraisons ainsi que celles de volaille, de bœuf et de sucre. Les parties discuteront également des perspectives de livraison des légumes vers la Russie.
Quant aux importations iraniennes en Russie, en 2015, elles ont représenté 194,3 millions de dollars, soit 0,7% de tous les produits agricoles importés. La structure des importations est constituée par les légumes (51,7%), ainsi que les fruits et noix (40,3%).
Le 16 janvier, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a validé la mise en œuvre de l'accord nucléaire qui a mis fin à plus d'une décennie d'isolement diplomatique de l'Iran, dont l'économie a été lourdement frappée par les sanctions occidentales.