Dans ce numéro de Zoom Afrique :
L’actualité en Afrique :
● Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara en quête de fonds chez les Saud
● Le Tchad ressuscite le projet de construction de l’aéroport international de Djermaya
● Le Mozambique lance la construction d’un nouveau pont sur le fleuve Licungo
Les analyses de la rédaction :
● Burkina Faso : les policiers se plaignent du détournement d’armes par les militaires
En Afrique de l’Ouest, un nouveau complot contre les forces armées étatiques est en cours. L’Occident veut diviser les armées africaines suivant la bonne vieille méthode : faire remonter la police contre la force spéciale et l’inverse. D’où des incidents de ces derniers jours au sein des forces de sécurité et armées du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun... bref, de tous ces pays où les Occidentaux cherchent à mettre au pas l’État sans pour autant en être capables. Ainsi et comme par miracle, au Burkina Faso, le syndicat des fonctionnaires de police est en colère et demande l’intégration de la police dans les forces de lutte contre le terrorisme, conformément aux recommandations du G5 Sahel. « Au Burkina Faso, les policiers sont très mécontents de leur situation sur le terrain face aux menaces terroristes, surtout dans la région du Sahel. Ils se disent victimes du comportement de certains responsables militaires qu’ils accusent de détenir des armes destinées aux unités d’élite de la police dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Selon les fonctionnaires de police, aucun texte juridique n’interdit la dotation de la police en armement nécessaire à cette lutte, dit RFI avec délice avant d’ajouter : “À Djibo, dans le nord du pays, suite au repli quasi total des détachements militaires, les policiers doivent éviter que la ville ne tombe entre les mains des groupes armés terroristes, selon Bonsdawendé Zongo, le secrétaire général de l’Union Police nationale (Unapol). ‘L’essentiel aujourd’hui est de trouver les moyens pour empêcher que Djibo ne tombe, déclare-t-il. C’est pourquoi nous demandons les armes que nous avons réclamées pour permettre aux forces de police de se déployer convenablement dans la ville de Djibo et dans toute la région.’
Sur cette base, l’Union Police Nationale demande l’intégration de la police dans le plan de lutte contre le terrorisme, comme prévu par le G5 Sahel. Les responsables syndicaux exigent une augmentation de la puissance de feu de la police sinon les agents se sentiront obligés d’abandonner certaines positions. Bref sur l’ordre du G5 Sahel, les policiers incités par les paires occidentaux se mettent à menacer l’armée. C’est intéressant de voir le motif ‘rassembler’ à savoir la lutte contre le terrorisme se transformer en un mobile de division au sein même de cette force armée. C’est ainsi que les grandes puissances font pour créer des groupes de rébellion dans les pays africains !
● Djibouti : il est temps pour les USA de partir ?
(.....) À ce jour, la Chine a toléré la présence de ses concurrents géopolitiques à Djibouti et le gouvernement djiboutien a été heureux de tirer parti de son emplacement pour percevoir les loyers du plus grand nombre des puissances extérieures. Mais tous les investisseurs à Djibouti ne sont pas égaux. La Chine a financé une canalisation d’eau pour Djibouti ainsi qu’un chemin de fer menant à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie. Alors que l’aide américaine à Djibouti atteignait 31 millions de dollars en 2017, une société chinoise a signé un accord préliminaire de 4 milliards de dollars sur le gaz naturel avec Djibouti cette même année.
Cette disparité de l’aide pourrait suffire à faire pencher la balance en faveur des intérêts de Pékin, mais la corruption de Djibouti penchait en faveur de la Chine ; si les autorités chinoises l’exigeaient ; plus vraisemblablement. Djibouti n’a eu que deux dirigeants depuis son indépendance : Hassan Gouled Aptidon a dirigé le pays d’une main de fer pendant les 22 premières années qui ont suivi son indépendance. À sa mort, son neveu et successeur, Ismaïl Omar Guelleh, trié sur le volet, a pris la relève et dirige le pays depuis. La corruption reste un problème majeur dans le pays ; peu d’affaires pouvant être conclues sans que Guelleh ou ses proches en bénéficient personnellement sinon sous forme de pots-de-vin, de contrats commerciaux que tout pays occidental considérerait comme un conflit d’intérêts.
(...)
La Chine pouvant à tout moment tirer parti des États-Unis à Djibouti, il incombe à l’administration Trump de trouver une alternative à Djibouti maintenant. L’Éthiopie n’est pas un recours, à la fois parce qu’elle n’a pas de port et que les investissements et le commerce chinois l’attachent beaucoup plus à l’Asie qu’à l’Occident. L’Érythrée abrite un port des Émirats arabes unis et peut coopérer avec Israël également, mais une transition politique incertaine, des installations médiocres et une situation des droits de l’homme épouvantable rendent la présence américaine insoutenable. Le Somaliland, cependant, pourrait être une alternative. Son principal port, Berbera, abrite l’une des plus longues pistes d’atterrissage d’Afrique. Pendant la guerre froide, les États-Unis ont maintenu une présence militaire et, comme le disait un responsable à Berbera, le contrat de la NASA relatif à des installations sur l’aérodrome reste techniquement valable pour leur permettre de rentrer ‘demain’. Pour établir une base, les autorités du Somaliland demeurent frustrées par l’opacité du contrat des Émirats arabes unis (signé avec un gouvernement précédent) qui n’est pas exclusif. Berbera est un port en eau profonde pouvant accueillir la plupart des navires américains.
Source: https://nationalinterest.org/feature/it%E2%80%99s-time-pentagon-finds-alternative-djibouti-75966
● Qui en veut à la force spéciale camerounaise ?
Suite à la publication, le 19 septembre, d’un article du média en ligne Médiapart sous le titre ‘Au Cameroun, les basses œuvres d’une unité spéciale équipée par la France’, René Emmanuel Sadi, le ministre camerounais de la Communication (Mincom) a tenu un point de presse pour apporter un démenti.
Et pour cause, a indiqué le Mincom, Médiapart a fait état, entre autres, de ce que, ‘le Bataillon d’Intervention Rapide [BIR], une unité d’élite de 5000 soldats, est soupçonné des pires exactions dans des chambres de torture secrètes’. Avant d’ajouter : ‘Il va sans dire qu’il se dégage des allégations de cette presse étrangère, colportées et relayées par une kyrielle de médias internationaux, une indéniable volonté de nuire à l’image de l’armée camerounaise’.
Selon M. Sadi, le BIR est une unité d’élite qui s’est toujours illustrée par la qualité de ses troupes, par sa bravoure, par son efficacité et par ses actions de qualité, sur tous les théâtres d’opérations où elle a été appelée à se déployer. De plus, a-t-il précisé, la contribution du BIR dans la lutte contre la nébuleuse Boko-Haram aura été des plus significatives, tout comme elle a été saluée par l’ensemble de la communauté nationale et internationale.
‘Il en est de même du rôle joué par le BIR dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où sa vocation et sa mission sont et demeurent la préservation de la sécurité des populations et de leurs biens et, la défense de l’intégrité territoriale du Cameroun, face à des séparatistes et des bandes armées sans foi ni loi, qui sèment la terreur et la désolation et qui commettent des atrocités qui n’ont pas de nom’, a souligné le Mincom.
Et bien c’est pour cette même raison que Médiapart, organe de la propagande de la gauche française accuse cette force !
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