À en croire le journal libanais Ad-Diyar, le nouveau président américain aurait salué, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, la « résistance » et la « bravoure » de Bachar al-Assad dans son combat contre les terroristes, mais aurait invoqué « des raisons particulières » qui ne lui permettraient pas de contacter directement Bachar al-Assad.
Au cours de cette conversation téléphonique le 23 janvier dernier Donald Trump et Abdel Fattah al-Sissi auraient aussi évoqué les modalités de la lutte contre le terrorisme.
Trump aurait aussi approuvé la décision de l’an dernier du Congrès américain d’avoir considéré « les Frères musulmans » comme une organisation terroriste, et aurait promis à son homologue égyptien de le soutenir dans sa lutte contre le terrorisme. Sissi voue aux gémonies les Frères musulmans, grande confrérie basée en Égypte, qu’il accuse de « nourrir le terrorisme sur le sol égyptien » et de « chercher à le renverser ».
Trump aurait approuvé le vote du Congrès contre les Frères musulmans alors que la Turquie, le Qatar constituent les deux principaux États à soutenir cette confrérie dont une branche parraine des groupes terroristes en action en Syrie.
Trump a évidemment repris l’antienne de son prédécesseur en ce qui concerne « la participation des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient » et soulignait la volonté de son administration de coopérer militairement avec la Russie pour combattre ce fléau aussi bien en Irak qu’en Syrie.
Ad-Diyar, toujours citant Trump dit : « Bachar al-Assad est un homme courageux qui résiste à l’invasion des terroristes. Je déplore le fait que certaines conditions particulières ne me permettent pas de discuter directement avec lui ».