Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné lundi dans un communiqué la décision prise par le régime des Ale-Khalifa de dissoudre Al Wefaq, le principal parti politique d'opposition du pays.
« Cette décision est la dernière en date d'une série de restrictions des droits de réunion pacifique, de liberté d'association et de liberté d'expression à Bahreïn », a déploré le chef de l'ONU dans un communiqué de presse rendu public par son porte-parole.
Le Secrétaire général a souligné que la dissolution d'Al Wefaq et l’adoption des mesures à l’encontre des leaders chiites et des militants des droits de l’Homme à Bahreïn risquent de conduire à une escalade de la situation, « déjà tendue dans le pays ».
Le tribunal administratif de Bahreïn a décidé le 14 juin dernier de suspendre les activités d'Al-Wefaq, principal groupe de l'opposition.
Le tribunal a également ordonné la fermeture des locaux d'Al-Wefaq et de geler ses fonds.
Depuis le 14 février 2011, Bahreïn, cette petite monarchie du golfe Persique, reste le théâtre de protestation d’un peuple qui réclame la liberté, l’établissement de la justice et l’abrogation de discrimination.