« A moins d’une semaine de la visite du Premier ministre indien à Téhéran, l'Inde s’emploie à rembourser les 6.5 milliards de dollars de dettes pétrolières à l’Iran », a-t-on appris du quotidien The Hindu paru à la Nouvelle Delhi.
Le ministre d'Etat indien du Pétrole et du Gaz naturel a annoncé que la Nouvelle Delhi remboursera ses dettes pétrolières à Téhéran via des banques européennes.
Un responsable auprès du ministère indien du Pétrole a indiqué que les démarches de la Nouvelle Delhi n’avaient pas abouti car certaines banques européennes n’avaient pas montré un grand intérêt à cette affaire:
« La Nouvelle Delhi fera de son mieux pour arriver à un résultat et les autorités indiennes se penchent sur la question de rembourser au moins une part des dettes pétrolières à l’Iran avant un déplacement du Premier ministre Modi à Téhéran. »
Il existe encore des obstacles en dépit des efforts déployés par des banques européennes parmi lesquelles on peut évoquer les banques allemande EIH, danoise, Danske Bank, turque Halkbank, la Banque d'Italie et la banque de réserve de l'Inde ou RBI.
En allusion aux sanctions anti-iraniennes imposées par les Etats-Unis, des banques européennes reprochent à Washington d’empêcher les transactions financières entre les banques américaines et des instances financières iraniennes.
Malgré la conclusion de l’accord nucléaire entre l’Iran et le groupe 5+1 qui devait déboucher sur la levée des sanctions internationales, certaines d'entre elles persistent toujours.
Les Etats-Unis ont récemment prétendu que Washington n’avait dressé aucun obstacle devant le commerce avec Téhéran et le secrétaire d’Etat américain John Kerry a récemment tenu une réunion avec des présidents de plusieurs banques européennes.
" Kerry exhorte les banques européennes à traiter avec l'Iran en même temps qu'il interdit aux entreprises financières américaines de faire affaire avec le pays ", a déclaré le groupe bancaire international britannique HSBC.
Stuart Levey, conseiller juridique de la banque, a écrit dans une rubrique pour The Wall Street Journal que le gouvernement américain campe sur une " position trop étrange ".