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Les forces israéliennes prennent d'assaut une école et mènent des raids dans des maisons à Quneitra

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des véhicules blindés de l'armée israélienne bloquent une route menant à la ville de Quneitra, en Syrie, le 5 janvier 2025. ©AP

Dans une nouvelle violation de la souveraineté syrienne, les forces israéliennes ont fait irruption samedi dans plusieurs habitations et une école, dans la province de Quneitra, dans le sud du pays, et y ont installé des points de contrôle.

Selon la chaîne de télévision Al-Ikhbariyah Syria, une patrouille de 14 véhicules militaires est entrée dans le village d’Al-Samadaniyah al-Gharbiyah. Les troupes israéliennes ont forcé le portail de l’école et pénétré dans l’enceinte. Toutefois, aucune information n’a été communiquée pour le moment concernant d’éventuelles victimes civiles ou des arrestations arbitraires.

Plus tôt dans la journée, des troupes israéliennes avaient également établi un point de contrôle temporaire dans le nord de la province de Quneitra, ainsi qu’une unité dans la région de Wadi al-Raqad, dans l’ouest de la province de Deraa, précise le rapport.

Selon le centre Sijil, qui suit les actes israéliens en Syrie, 395 violations ont été recensées en octobre, soit une hausse de 41,1 % par rapport aux 280 enregistrées en septembre. Il s’agit du bilan mensuel le plus élevé de l’année 2026.

Dans ce contexte, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a mis en garde en octobre contre les répercussions des incursions israéliennes sur les civils dans le sud de la Syrie, appelant les autorités israéliennes à mettre fin aux actes de harcèlement et d’intimidation visant les citoyens syriens.

« Nul ne peut être détenu sans fondement juridique approprié au regard du droit international. Par ailleurs, les garanties procédurales essentielles prévues par le droit international relatif aux droits de l’homme et le droit international humanitaire, qui protègent toute personne placée en détention, doivent être pleinement respectées », a-t-il déclaré.

Ces nouvelles incursions contre le sud de la Syrie s’inscrivent dans la continuité des frappes israéliennes depuis la chute du gouvernement de l’ancien président Bachar el-Assad, en décembre 2024, et l’arrivée au pouvoir de Hayat Tahrir al-Cham (HTC).

Depuis lors, Israël a multiplié les points de contrôle et les enlèvements de citoyens syriens, tout en étendant son contrôle sur le plateau du Golan occupé et en s’emparant de territoires situés dans la zone tampon démilitarisée, en violation de l’Accord sur le désengagement de 1974. Ces agissements ont suscité des condamnations de l’ONU et de plusieurs pays arabes, qui dénoncent l’accaparement des terres syriennes par Israël qui cherche à tirer profit du chaos régnant dans le pays.

À lire :  Le Golan occupé est une partie inséparable de la Syrie (ministère iranien des A.E.)

Malgré certaines promesses des nouveaux dirigeants de la Syrie de coopérer avec Tel-Aviv, Israël a systématiquement refusé de mettre fin à son occupation illégale du territoire syrien ainsi qu’à ses attaques répétées.

Les deux parties ont engagé des discussions intermittentes en vue de conclure un prétendu « pacte de sécurité », mais aucun accord ni progrès significatif n’a été annoncé à ce jour.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV