TV

Gaza : le ministère de la Santé réclame une enquête internationale sur la hausse des malformations congénitales

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministère palestinien de la Santé de Gaza alerte sur la hausse des malformations congénitales chez les nouveau-nés. (Photo d’illustration)

Le ministère palestinien de la Santé à Gaza a demandé l’ouverture d’une enquête internationale après avoir constaté une forte augmentation des malformations congénitales chez les nouveau-nés.

Cette situation survient alors que les restrictions israéliennes continuent d’entraver l’acheminement des fournitures médicales et l’accès aux soins de santé essentiels, malgré le cessez-le-feu.

Le ministère a recensé 260 cas de malformations congénitales chez des nouveau-nés au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 184 sur l’ensemble de l’année 2022 et 322 en 2025.

Les malformations signalées comprennent notamment les fentes labiales et palatines (bec-de-lièvre et fente du palais), un raccourcissement des membres supérieurs ainsi que des hernies ombilicales.

Certains enfants présentent plusieurs malformations congénitales, ce qui accroît leurs besoins en examens spécialisés, en interventions chirurgicales et en soins médicaux à long terme.

Le directeur général du ministère palestinien de la Santé de Gaza, Munir al-Bursh, a averti que ces chiffres constituaient un grave signal d’alarme sur le plan sanitaire.

« L’enquête devrait examiner les facteurs susceptibles d’avoir contribué à cette situation, notamment la malnutrition maternelle, l’exposition aux polluants environnementaux et les interruptions du suivi prénatal pendant la guerre », a-t-il expliqué.

Cette crise se déroule dans un contexte où les femmes enceintes et les nouveau-nés sont confrontés à un système de santé qui peine à assurer même les services les plus élémentaires, en raison des pénuries de médicaments, d’équipements de diagnostic, de couveuses et de personnel médical spécialisé.

Dans son dernier rapport, publié le 6 novembre, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a averti que les restrictions israéliennes à l’entrée des fournitures et des équipements essentiels menaçaient des services de santé déjà fortement saturés dans la bande de Gaza.

À lire: L’ONU alerte sur la paralysie de la collecte des déchets à Gaza, fortement perturbée par les restrictions israéliennes

Selon ce rapport, le taux d’occupation des unités de soins néonatals a atteint 151 % en septembre, tandis que les unités de soins spécialisés pour nouveau-nés fonctionnaient à 199 % de leur capacité. Près de 63 % des accouchements ont, par ailleurs, été classés comme présentant un risque élevé.

Le rapport indique également que les autorités israéliennes ont informé les agences des Nations unies, le 1er novembre, de la suspension des expéditions humanitaires et commerciales en provenance d’Égypte.

L’accès aux soins à l’extérieur de Gaza demeure également limité. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que des dizaines de milliers de patients ont besoin de soins spécialisés qui ne sont pas disponibles dans le territoire.

Les derniers chiffres du ministère de la Santé de Gaza, publiés le 6 novembre, indiquent que, depuis le début du génocide, le 7 octobre 2023, les attaques israéliennes ont fait 74 618 morts et 175 925 blessés parmi les Palestiniens.

Depuis l’entrée en vigueur du « cessez-le-feu », le 11 octobre 2025, 1 602 Palestiniens supplémentaires ont été tués et 5 799 autres blessés, selon le ministère.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV