Le haut diplomate russe Mikhaïl Oulianov affirme que l’agression militaire non provoquée contre l’Iran a eu une influence considérable sur les évolutions politiques intérieures aux États-Unis, qualifiant cette guerre de conséquence d’une décision délibérée de l’administration Trump.
« L’agression injustifiable contre l’Iran a considérablement influé sur les évolutions politiques intérieures aux États-Unis », a écrit mercredi le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne, dans une publication sur X.
« C'était un choix libre de l’actuelle administration américaine », a-t-il ajouté.
Ces remarques interviennent après que le vice-président américain, JD Vance, a reconnu que la guerre avait été un facteur majeur de la défaite du Parti républicain aux élections de mi-mandat du 3 novembre, au cours desquelles les démocrates ont pris le contrôle des deux chambres du Congrès.
« La raison de notre défaite, c’est la guerre. Le président lui-même l’a déclaré hier soir », a écrit Vance dans un message sur X.
Il a également reconnu qu’un nombre important d’électeurs ayant soutenu le duo Trump-Vance en 2024 s’étaient tourné vers les démocrates pour ces législatives de 2026.
Vance a prédit que les raisons de la défaite électorale susciteraient un vif débat au sein du Parti républicain, tout en rejetant l’hypothèse d’une communication insuffisante sur les questions économiques comme principale explication. « La véritable raison de notre défaite est évidente pour presque tout le monde », a-t-il ajouté, faisant référence à l’agression contre l'Iran.
Cette agression a eu des répercussions économiques directes sur les ménages américains. La hausse des prix des carburants et l’inflation ont accentué les inquiétudes liées au coût de la vie, tandis que le contrôle du détroit d’Ormuz par l’Iran et les perturbations de la navigation ont fortement impacté les cours mondiaux du pétrole.
Selon les sondages à la sortie des urnes rapportés par Reuters, environ deux tiers des électeurs ont tenu Trump pour responsable de la hausse des prix, tandis qu’environ trois quarts ont exprimé leur colère ou leur mécontentement quant à la direction prise par le pays.