Dans un message publié mercredi sur les réseaux sociaux, le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni-Ejeï, a rappelé que le président américain Donald Trump avait subi des défaites à la fois sur le champ de bataille et sur la scène politique, notamment avec l’échec du Parti républicain aux élections législatives (Midterms) de mardi, et subirait d'autres défaites à l’avenir.
« Trump a été vaincu à la fois dans la guerre et en politique. Nous lui infligerons certainement d'autres défaites », a écrit M. Mohseni-Ejeï. « Ce n’est que l’aube de ce qui va suivre. »
Lors des élections de mi-mandat de ce mardi 3 novembre aux Etats-Unis, les démocrates ont remporté six sièges au Sénat détenus par les républicains et au moins huit sièges à la Chambre des représentants, obtenant ainsi la majorité dans les deux chambres.
Ce résultat met ainsi fin au contrôle du Congrès par les Républicains pour les deux dernières années de la présidence de Trump. Il témoigne surtout d'un profond malaise et du mécontentement des électeurs à l'égard de l'économie américaine et de la gestion des politiques intérieures et étrangères par Donald Trump. Près de neuf électeurs sur dix ont considéré le coût de la vie comme un facteur majeur dans leurs décisions.
La guerre d'agression israélo-américaine contre l'Iran est apparue comme une source importante de mécontentement, car elle a fait grimper les prix de l'essence et intensifié les inquiétudes concernant le coût de la vie.
Le soutien apporté par Trump à Israël est également devenu une source de divisions politiques intérieures, sur fond d'opposition publique croissante à l'aide militaire américaine et de critiques des priorités de la politique étrangère de Washington.
Évoquant la Journée nationale de la lutte contre l'Arrogance mondiale, le chef du pouvoir judiciaire iranien a déclaré que « le 4 novembre a toujours été un jour de défaite pour les États-Unis ».
« Que la mémoire de tous les écoliers et étudiants martyrs, et en particulier celle des chers écoliers martyrs de Minab, soit honorée », a-t-il déclaré.
Le 4 novembre, correspondant au 13 aban du calendrier iranien, marque plusieurs événements clés de l'histoire contemporaine de l'Iran. Ils comprennent l'exil en 1964 du défunt fondateur de la République islamique, l'imam Khomeini ; le meurtre d'étudiants lors de manifestations en 1978 ; et la prise de contrôle de l'ambassade américaine à Téhéran par des étudiants iraniens en 1979, moins d'un an après la victoire de la Révolution islamique d’Iran.