Ce lundi 2 novembre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé que la République islamique d’Iran ne renoncera pas à ses conditions pour mettre fin à l’impasse actuelle avec les États-Unis, soulignant que l’issue dépend entièrement de la rationalité de Washington.
M. Araghchi a souligné que l’Iran est « plus prêt que jamais » à répondre à tout nouvel acte d’agression des États-Unis, tout en ajoutant que le pays reste ouvert à une solution diplomatique.
Lors d’un bref entretien accordé à l’agence de presse officielle iranienne IRNA à Achgabat, au Turkménistan, le chef de la diplomatie iranienne a expliqué que la seule voie permettant la réouverture du détroit d’Ormuz, dans le golfe Persique, passe par l’acceptation par les États-Unis des conditions posées par l’Iran. « Celles-ci prévoient notamment la fin définitive de l’agression, ainsi que la levée du blocus et des sanctions contre le pays ».
L’Iran a restreint le transit des navires marchands par le détroit d’Ormuz depuis le début du mois de mars, quelques jours après avoir été la cible d’attaques menées par les États-Unis et le régime israélien.
« Nous avons présenté clairement nos conditions et notre proposition détaillée, et tout dépend de la sagesse politique de Washington. Si les États-Unis optent pour une véritable diplomatie, nous sommes prêts à engager des discussions. Mais s’ils entendent nous tromper et lancer des opérations militaires, ils s’exposeront à une riposte plus amère et plus sévère que jamais », a déclaré le ministre iranien.
En outre, Abbas Araghchi a indiqué que l’Iran mène des consultations intenses avec des représentants du Qatar et du Pakistan, dans le cadre des efforts de médiation régionale visant à mettre fin à la guerre avec les États-Unis.
Toutefois, il a mis l’accent sur le fait que la reprise des négociations entre Téhéran et Washington en vue de régler leurs différends est subordonnée à l’acceptation préalable, par les États-Unis, des conditions iraniennes.
D’après ses termes, les conditions posées par Téhéran pour la réouverture du détroit d’Ormuz sont parfaitement claires. « Si elles sont acceptées, le détroit d’Ormuz sera rouvert et les négociations reprendront. Dans le cas contraire, la situation actuelle se poursuivra et l’Iran ne pliera pas », a-t-il conclu.